Unis pour Boulogne-Billancourt
Le développement durable engage et conditionne aujourd’hui la qualité de vie des Boulonnais de demain.
C’est ce perpétuel aller-retour entre action contemporaine et impact futur qui rend la gestion environnementale si délicate, quelle que soit l’échelle.
Ainsi, les blanchisseurs de Billancourt, au XIXe siècle, pouvaient-ils se douter qu’ils obéraient en partie l’avenir de nos transports en faisant front contre le train, si salissant hier et devenu le tramway propre – plébiscité sur l’autre rive de la Seine – aujourd’hui ? Inversement, cent ans plus tard, saluons la clairvoyance du préfet Poubelle, à l’origine de la collecte des déchets et du tout-à-l’égout.
Ces expériences passées nous invitent à concevoir le développement durable comme un champ continu d’innovations. Nous devons préserver l’avenir, à défaut de pouvoir le prévoir. Les choix que nous faisons, les meilleurs du moment, sont appelés à une prompte obsolescence, et c’est pourquoi il faut s’attacher à la souplesse des structures et à la solidité des principes, garants d’une démarche de progrès. À cet égard, notre ville présente deux aspects : le site habité actuel dont il faut améliorer les performances environnementales sans perturber le cadre de vie, et 42 hectares en construction, voués à devenir le quartier pilote de l’urbanisme éco-responsable. Durant les deux derniers mandats, ce double enjeu a été au centre de nos préoccupations (voir tableau ci-contre).
Ville actuelle
Quartier pilote
DéchetsCollecte sélective
Collecte pneumatique
EclairagePartenariat Public Privé : Plan lumière 38% d’économie d’énergie
Enegie Isolation thermique, projet de cartographie énergétique. Bâtiments « à énergie positive » Eau Promotion des compteurs individuels Reyclage des eaux de pluie absorptiondes crues par le parc Transports Tramway, Connexions Saint-Cloud, Issy-les-Moulineaux , Meudon et métro ligne 9 Circulation Parcs à vélos, projets «Vélib’» & «Autolib’», plan de circulation douce, zones 30, 1300 places de parking... Vie quotidienne Livret «Mon éco-logis» Charte HQE pour les bâtiments Bruit Cartographie du bruit, bitumes acoustiques, isolation des bâtiments, réglement des alarmes sonores...
Nous sommes heureux que le nouveau maire ait pu annoncer l’accomplissement du Plan Lumière.
En revanche, nous déplorons :
• L’abandon irraisonné de la collecte pneumatique des déchets : comme au temps des blanchisseurs, les économies d’aujourd’hui se font au détriment de l’écologie de demain.
• Le « désengagement » des promoteurs sur les terrains Renault : nous leur avions fait signer un cahier des charges environnemental très exigeant. Qu’en sera-t-il dans un contexte de crise immobilière moins favorable à la ville ?
• L’abandon du tramway par le maire, fidèle à son programme, tandis que, fidèles à leur programme, RATP et STIF ont confirmé qu’il n’y aurait pas de boucle de métro. Quelle alternative ? Dans l’attente d’une nouvelle concertation, rappelons que les études d’impact des options possibles que nous avions menées sont toujours d’actualité et pourraient servir de base de réflexion. Dorothée Pineau
Conseillère municipale, conseillère régionale d’Île-de-France
Cher Anonyme
Je ne peux que souscrire à l’inquiétude concernant la dévalorisation des biens immobiliers achetés sur les terrains Renault.
Même si la crise immobilière actuelle participe à celle-ci, il est certain que l'arrêt des projets immobiliers sur le trapèze mais également sur l'ile Seguin aggrave cette situation.
Pour ma part, durant la dernière campagne municipale, j’avais parfaitement compris que le prolongement de la ligne 9 était une pure promesse électorale qui ne tient qu'à ceux qui veulent bien l'entendre.
Et si j’ai bien compris, la RATP aurait signifié ne pas être intéressée par ce projet pour des raisons de rentabilité de l'opération.
Je regrette pour ma part que la nouvelle équipe municipale n'ait pas maintenu les projets prévus sur les terrains Renault facilitant ainsi l'intégration des nouveaux habitants.
Comme l’a indiqué Anonyme, les nouveaux résidents vont devoir s’habituer pendant encore plusieurs années à voir les chantiers et la poussière au pied de leurs appartements pendant encore de nombreuses années.
Encore une fois nous avons l’illustration de l’abandon de l’intérêt collectif au profit d’une pure volonté probablement égocentrique désireuse de laisser sa marque dans la ville.
C’est dommage.
Un voisin
En fait, les communications entre le nouveau quartier et le reste de la ville seront assurées par le réseau Velib...C'est plus sportif.