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Déclaration de Jean Pierre Fourcade Ancien Ministre,
Sénateur des Hauts de Seine
Conseiller Municipal de Boulogne Billancourt
Le chèque Renault : M. Baguet aurait-il la mémoire courte ?
La présentation fallacieuse, dans le dernier numéro de Boulogne Billancourt Informations, des accords financiers intervenus entre la ville et Renault m’oblige à
rétablir la vérité en précisant l’historique et les modalités de ces accords.
Je le ferai en évoquant trois dates et quatre points :
1) 2002 : signature d’un contrat d’offre de concours entre la ville et Renault.
J’ai soumis au Conseil Municipal le 12 décembre 2002 un contrat d’offre de concours conclu entre la ville et Renault qui prévoyait un apport financier de Renault
aux dépenses d’aménagement du Trapèze de Billancourt et de l’Ile Seguin. Cet apport s’élevait à 32.5 millions d’euros dont 6 millions ont été versés à titre d’acompte le 26 novembre 2004. Cette
somme a été utilisée pour engager les premiers travaux d’aménagement et, notamment, le nouveau pont reliant le nouveau quartier à l’Ile Seguin. Le Conseil Municipal a approuvé la délibération que
je lui présentais. Il a été tenu informé de l’avancement des discussions et des travaux année après année.
2) 2006 : nouvelle négociation suivie d’un relevé de conclusions.
Après la création de la société d’économie mixte Val de Seine-Aménagement et le désistement de M. Pinault qui souhaitait acquérir la pointe aval de l’Ile Seguin
pour y construire une fondation d’art contemporain, de nouvelles discussions avec Renault ont abouti le 19 juillet 2006 à un relevé de conclusions organisant l’achat par la SAEM de l’Ile Seguin
et d’autres parcelles de terrain du Trapèze, dont notamment l’îlot V. Le relevé de conclusions prévoyait le remboursement par la ville de l’avance de 6 millions encaissés en 2004 avant le 31
décembre 2009. Le terme avait été choisi puisque c’est en 2009 que les premiers occupants des nouveaux immeubles construits sur le Trapèze verseront des impôts locaux à la ville. Cette prévision
a été confirmée.
3) Le conseil d’administration de la SAEM Val de Seine Aménagement a approuvé ce relevé de conclusions le 27 septembre 2006.
J’ai présenté le relevé de conclusions au Conseil d’Administration de la SAEM. Il a fait l’objet d’un large débat, et je précise que ce conseil réunit les
représentants des villes de Boulogne Billancourt et de Sèvres, ceux du département des Hauts de Seine et ceux des trois actionnaires financiers ( la Caisse des Dépôts et Consignations, la
Caisse d’Epargne de Paris, le Crédit Local de France- Dexia). Le relevé de conclusions a été approuvé par tous les membres du Conseil à l’exception de M Gaborit qui s’est abstenu. Par la suite le
Conseil Municipal de Boulogne Billancourt a été tenu informé des décisions prises à la SAEM.
4) M. Baguet a pris part à ce Conseil et a adopté le relevé de conclusions.
Le procès-verbal de ce Conseil d’administration note la présence de Monsieur Baguet au titre de représentant du Département des Hauts de Seine et rend compte de sa
participation au débat. Je suis donc fort étonné qu’il feigne de découvrir cette dette de la ville et qu’il évoque le versement d’un chèque Renault que j’aurais encaissé, alors qu’il s’agit d’une
avance versée à la ville par l’intermédiaire habituel du Trésor Public. Ne s’agirait-il pas d’une intention de nuire ?
Je ne souhaite pas poursuivre une polémique stérile, destinée sans doute à justifier l’augmentation du taux des impôts locaux et l’annulation des programmes prévus
pour l’Ile Seguin. L’examen de la gestion de Boulogne Billancourt depuis 2002 par la chambre Régionale des comptes vient de commencer : j’ai toute confiance dans son jugement.
Le BBI, le site de la ville, les comuniqués de presse, les réunions en toutes circonstances, pour tous publics et en tous lieux au cours desquelles il se martelle que vous êtes partis avec la caisse de Boulogne Billancourt...
Votre communication est réduite à une demi-page perdue dans un océan de propagande et vos questions orales qui doivent lui être transmises 3 jours avant le conseil municipal pour qu'il y fasse des réponses auxquelles vous ne pouvez répliquer même si elles sont inexactes ou de mauvaise foi.
Certes, la force n'est pas avec vous, mais Homère a dit :
LE PRESENT EST POUR LES FORTS ET L'AVENIR EST POUR LES VERTUEUX.
Mémoire courte, volonté de nuire …ou incompétence ?
Nous observons la gestion calamiteuse de la nouvelle municipalité élue depuis un an,
arrêt des contrats et des constructions en pleine crise, donc réduction des recettes,
poursuite des dépenses de structure, inévitable,
absence des financements extérieurs promis (Château Rothschild, Ile Seguin, etc.) pour que « ça ne coûte rien aux boulonnais »
et entrée dans la courbe « en ciseaux » qui illustre que les dépenses ne sont plus couvertes par les recettes.
La suite est malheureusement connue : hausse des impôts de 9*%.
A qui la faute ?
Evidemment pas à celui qui chante ses propres louanges sur toutes les pages du BBI,
tristement devenu un organe de propagande,
comme tous les medias qui dépendent de la Mairie.
Donc la faute est à Jean Pierre Fourcade, éventuellement à Pierre Mathieu Duhamel,
qui ont eu droit à toutes les avanies, jusqu’à porter plainte pour diffamation !
Sur ce financement par Renault de l’Ile Seguin, la mise au point de Jean Pierre Fourcade est comme à son habitude, claire et factuelle.
Jean Pierre Fourcade est un Homme d’Etat.
Il répugne et rejette les manœuvres et méthodes qui sont utilisées contre lui.
Il est compétent et intègre, toute sa vie l’atteste, et il fut pour Boulogne le Maire de la Renaissance, des succès, du bien vivre des boulonnais.
Ses qualités lui font suggérer que M Baguet pourrait avoir la mémoire courte, peut être même la volonté de nuire.
Ceci ne fait aucun doute !
Il faut y ajouter l’incompétence de gestion d’une aussi grande ville, que nous n’avons pas fini de payer avec nos impôts.
Où sont la vision de notre ville et son développement sur les dizaines d’années qui viennent ?
Jean Pierre Fourcade, compétence et probité.Quelle place dans le grand Paris ?
Quels moyens, forces et faiblesses ?
Bref, où est la gestion ?
Nous assistons impuissants à un pilotage à vue, sans esprit, sans cap, au gré des impulsions et des conseils (désintéressés) de ceux qui nous ont capturé dans Arc de Seine.