Jeudi 4 Février à 19h
Jeudi 18 Mars à 19h
Jeudi 6 Mai à 19h
Jeudi 10 Juin à 19h
Jeudi 8 Juillet à 19h
Jeudi 7 Octobre à 19h
Jeudi 18 Novembre à 19h
Jeudi 9 Décembre à 19h
La communication présentée par le maire lors de la séance de juillet du conseil municipal comporte quelques éléments positifs et beaucoup d’interrogations.
Peuvent être considérés comme positifs la poursuite de l’aménagement des terrains de Billancourt selon le programme initial et le lancement des procédures concernant le parc de 7 hectares dans ce quartier. De même, la signature, longtemps différée, du contrat avec l’ANRU, la région, le département et l’OPAC de Paris va permettre d’engager la réhabilitation de la zone urbaine sensible du Pont-de-Sèvres.
Mais, s’agissant du projet d’ensemble couvrant le Trapèze de Billancourt, le quartier du Pont-de-Sèvres et l’île Seguin, quatre questions importantes se posent.
D’abord, je persiste à regretter l’abandon de toute installation de recherche scientifique dans ce vaste périmètre. L’état préoccupant de la recherche dans notre pays et le petit nombre de chercheurs étrangers qui peuvent être accueillis de manière décente militaient en faveur de la création d’un campus consacré à la recherche médicale.
Ensuite, je n’approuve pas le rejet de la galerie animée – jadis baptisée façade-enveloppe – qui devait entourer l’île Seguin et lui conférer l’unité souhaitée tant par les anciens employés de Renault que par la plupart des urbanistes qui ont étudié l’aménagement des terrains. Sans cet équipement léger tout à fait innovant, l’île Seguin risque de devenir un clone de l’île Saint-Germain.
En troisième lieu, le problème essentiel des transports en commun qui doivent desservir le nouveau quartier n’a pas été évoqué.
Qu’il s’agisse d’un tramway ou d’un autobus à moteur hybride, il est nécessaire de traiter ce sujet en même temps que l’urbanisation des terrains disponibles. Le prolongement de la ligne 9 du métro n’est accepté
ni par le Syndicat des transports d’Île-de-France ni par la RATP. Il faut donc en revenir à une solution moins coûteuse.
Enfin, j’ai quelques doutes sur les contributions financières que l’État et le conseil général des Hauts-de-Seine devraient apporter aux grands équipements culturels envisagés sur l’île Seguin. Compte tenu des
contraintes fortes du budget de l’État et des perspectives financières du conseil général, je crains que l’île Seguin ne reste longtemps en jachère.
Il va donc falloir revenir à des projets longuement étudiés et déjà financés. Le maire a déjà accepté de donner suite
à l’installation de l’Université Américaine à Paris et à celle d’un grand hôtel. Je souhaite vivement qu’il persévère dans la voie du bon sens.
Jean-Pierre Fourcade (Tribune Boulogne-Billancourt Information)
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