Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 16:08

fourcadevert.jpgDans le dernier numéro de Boulogne-Billancourt Information, le maire a évoqué à deux reprises « la menace de mise sous tutelle préfectorale de la ville en 2008 ».

Cette menace n’a jamais existé, car l’état des finances municipales en mars 2008 était satisfaisant, comme l’atteste l’étude financière établie à cette date par le Trésor Public.

 

Faire croire aux Boulonnais qu’il est nécessaire d’augmenter fortement la fiscalité participe beaucoup plus de la querelle politique que de la vérité financière. À aucun moment, les autorités préfectorales ni les différents organismes chargés du contrôle financier des collectivités territoriales n’ont manifesté la moindre préoccupation sur la situation financière de Boulogne-Billancourt et encore moins enclenché le processus juridique très précis qui peut conduire à la mise sous tutelle d’une collectivité.

 

C’est sans doute parce qu’en 1995 j’avais été élu pour sortir la ville de cette tutelle, ce qui fut fait sans augmentation de la fiscalité, que cette menace est évoquée depuis deux ans.

 

Je souhaite vivement qu’il n’en soit plus question, car il est consternant de constater que le dénigrement des prédécesseurs constitue l’argument central de l’action du maire de notre ville.

 

Cela dit, je me réjouis d’apprendre que la gestion municipale s’améliore et que les notes favorables attribuées par le cabinet Standard and Poors retrouvent leur niveau des années

1996-2007. Et, avec tous les membres du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt, je souhaite que cette bonne appréciation persiste tout en maintenant une fiscalité modérée à Boulogne-Billancourt.

 

Jean-Pierre Fourcade

et le groupe Unis pour Boulogne-Billancourt

Article du BBI de février 2010

Publié dans : Conseil Municipal
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:16

Depuis la parution du BBI qui propage à trois reprises dans ses pages, la fausse nouvelle qu’on aurait échappé « de peu » à la mise sous tutelle préfectorale, le préfet a démenti que jamais cette éventualité ne s’est présentée depuis 1995 (avant la première élection de notre équipe menée par jean Pierre Fourcade).

Mais Monsieur ARVOUEZ a tenu à expliquer aux lecteurs les circonstances qui peuvent mener une ville sous tutelle :

 

Boulogne-Billancourt : Menace de mise sous tutelle préfectorale

 

Info ou Intox ?

 

Depuis son arrivée, au printemps 2008, aux commandes de la Ville, la nouvelle municipalité n’a eu de cesse de stigmatiser « le lourd héritage » de l’équipe précédente et de dénoncer publiquement « la situation désastreuse » des Finances de la Ville.

 

Le dernier bulletin municipal diffusé en début janvier 2010 n’est pas en reste ;

 

« La menace de  mise sous tutelle  préfectorale de la Ville de 2008 s’éloigne…» (sic), peut-on lire, sous la plume du Maire, dans l’éditorial de la revue municipale.

 

Qu’en est-il dans la réalité ?

 

Pour répondre clairement et objectivement à cette légitime question que se posent nos concitoyens boulonnais, il convient d’apporter quelques éclaircissements à la double interrogation suivante :

 

-          Que signifient les termes « mise sous tutelle préfectorale de la Ville » et que recouvre précisément cette notion au plan financier ?

      

-          Quelle est la réalité concernant les résultats financiers de la Ville au titre de sa gestion 2008 ?

 

La réponse à la première question est apportée par l’article L1612- 14 du Code général des Collectivités locales qui dispose que : « lorsque l’arrêté des comptes des collectivités territoriales fait apparaître dans l’exécution du budget, après vérification de la sincérité des inscriptions de recettes et de dépenses, un déficit égal ou supérieur à 5% (pour les villes de plus de 20 000 hts) des recettes de la section de fonctionnement, la chambre régionale des comptes, saisie par le représentant de l’Etat, propose à la collectivité territoriale les mesures nécessaires au rétablissement de l’équilibre budgétaire, dans le délai d’un mois à compter de cette saisine ».

 

Le code ajoute que, dans ces circonstances, le représentant de l’Etat dans le département transmet à la Chambre régionale des Comptes, le budget primitif afférent à l’exercice suivant.

 

Si lors de l’examen de ce budget primitif, la Chambre régionale des Comptes constate que la Collectivité territoriale n’a pas pris de mesures suffisantes pour résorber le déficit, elle propose, dans un délai d’un mois, les mesures nécessaires au représentant de l’Etat qui « règle  le budget et le rend exécutoire ».

 

Ainsi, l’enclenchement de la procédure dite « de règlement » du budget par le Préfet est subordonné à deux conditions :

 

-          La constatation d’un déficit du compte administratif égal ou supérieur à 5% des recettes de la section de fonctionnement, au titre du dernier exercice clos,

           

-          La constatation, dans le cadre du budget primitif de l’exercice suivant, de l’absence de prise en compte, par la Collectivité, des mesures de redressement préconisées par la chambre régionale des Comptes.

           

Qu’en est-il s’agissant des comptes de gestion 2008 de la ville de Boulogne-Billancourt ?

 

Le compte administratif de la ville de Boulogne-Billancourt, adopté par le Conseil municipal le 11 juin 2009, fait ressortir à la clôture de l’exercice et avant reprise de l’excédent de l’exercice précédent, un excédent brut de la section de fonctionnement  (excédent des recettes de fonctionnement sur les dépenses de fonctionnement) de 22,4 millions d’euros, soit une épargne brute (ou autofinancement) représentant 12,05% du total des recettes perçues par la Ville en 2008.

 

Le résultat brut global de clôture de l’exercice, après prise en compte des recettes et des dépenses de la section d’investissement, est également en excédent de 3,1 millions d’euros

 

Conclusion :

 

Non seulement la gestion de l’année 2008, comme celle des années antérieures, a permis de dégager une capacité d’autofinancement brute (CAF) de 22,4 millions d’euros, représentant près de 60% du montant total (soit 37,4 millions d’euros) des dépenses d’équipements réalisées sur l’exercice, mais le résultat global des comptes de l’année 2008 est en excédent de 3,1 millions d’euros, soit un résultat comparable à celui de l’exercice 2007 précédent.

 

La première condition exigée par le Code général des Collectivités territoriales pour enclencher la procédure de mise en règlement du Budget n’a tout simplement jamais été remplie.

 

La menace de mise sous tutelle de la Ville ne repose, par conséquent, sur aucun fondement (CQFD).


M.ARVOUEZ

 

Publié dans : Vie Municipale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 13:59

pierre mathieu duhamelLe quotidien "Le Parisien" du 26 janvier relate la lettre reçue par Pierre-Mathieu DUHAMEL (précédent Maire de Boulogne-Billancourt) de la part du préfet des Hauts-de-Seine qui contredit les affirmations de Pierre-Christophe BAGUET (Maire actuel) qui annonçait que notre ville était sous la menace d'une mise sous tutelle budgétaire en 2008.

Pour Pierre-Mathieu DUHAMEL, "le rôle d'un élu n'est pas de réécrire l'histoire à son avantage mais de préparer l'avenir de ses concitoyens".

Malgré cette lettre du préfet, le Maire maintient sa position.



ProposcontreditsPrefecture

 

Cliquez sur l'article pour l'agrandir

lettreduprefet.jpg
Cliquez sur la lettre pour l'agrandir
 
Publié dans : Vie Municipale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 10:33

20Minuteslogo.jpgLe maire (PS) de Paris reprend les rênes de son futur stade. Et ce, grâce au Conseil d'Etat qui a rendu hier un avis plutôt favorable à Bertrand Delanoë, Il a suspendu la décision du tribunal administratif, qui voulait requalifier en délégation de service public le contrat d'occupation domanial du stade Jean-Bouin (16e).

Cet arrêt pourrait lui éviter les pour suites pénales dont il était menacé.

Il risquait en effet une mise en examen pour favoritisme, à la suite d'une plainte sur l'attribution de la concession du stade en 2004 à l'association Paris Jean-Bouin. D'après la Ville, le délit de favoritisme ne peut exister si la convention se révèle être un contrat d'occupation domanial et non une délégation de service public, qui à l'inverse aurait nécessité une mise en concurrence.

P1050575Quant à la construction du futur stade de 20 000 places, elle risque d'être compliquée. Car la Ville de Paris pourrait se retrouver obligée d'héberger l'association Paris Jean-Bouin, réticente au projet, qui avait remporté le contrat d'occupation pour vingt ans en 2004.

L'incident n'est donc pas clos. Lundi, le site satirique bakchich.info a compliqué la donne en relevant le « mélange des genres » qui existait entre Bertrand Delanoë et le rapporteur public du Conseil d'Etat, Laurent Olléon. Lors du dernier congrès du PS, ce dernier avait soutenu la motion du maire. « Cette motion, Laurent l'a signée en tant que citoyen. Il n'est pas encarté, minimise-t-on au Conseil d'Etat. S'il avait jugé qu'il y avait un conflit d'intérêts, il se serait déporté. «Autrement dit, il se serait retiré de l'affaire, comme l'avait fait en 2003, Alain Christnacht, ex-préfet, membre du Conseil d'Etat, mais aussi du cabinet du premier édile.

William molinié – 20 Minutes (14 Janvier 2010).

Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 10:41
fourcadevert.jpgJean Pierre Fourcade ancien Maire de Boulogne Billancourt et Sénateur des hauts de Seine vient d’être nommé rapporteur de la Commission sur le Grand Paris du Sénat.

Par delà son passé d’ancien ministre des finances et de Maire de la plus grande ville d’ile de France après Paris, la haute assemblée confirme qu’elle reconnait en lui ses compétences en matière de fiscalité locale et de gestionnaire visionnaire et prudent nationalement reconnu.


Cliquez sur l'image pour agrandir l'article du Parisien :

FourcadeGrandParis.jpg
Publié dans : Vie Municipale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 15:26
Chers visiteurs, chères visiteuses,

Les membres du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt vous présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2010.

Cette année encore nous défendrons avec force et conviction les intérêts des boulonnaises et des boulonnais face aux enjeux qui engagent notre ville pour les années à venir.

Notre groupe continuera à être à votre disposition pour vous écouter, et vous aider dans votre quotidien.

Bonne Année

Les membres du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt :
Jean-Pierre Fourcade, Fatima Cardetas, Jean-Michel Cohen, Dorothée Pineau, Eric Vincent, Agnès Bauche, Gérard Askinazi Catherine Klein, Philippe Tellini, Rosaline Laureau.
Publié dans : Rencontrer vos élus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 17:06

Monsieur le Député Maire,

Lors de la séance du Conseil Municipal de jeudi 10 décembre dernier vous avez répondu avec beaucoup de violence à une question précise posée par mon collègue Gérard Askinazi.

Il s'agissait d'élire les représentants de Boulogne Billancourt au Conseil de la future Communauté d'Agglomération (GPSO). L'application de la règle proportionnelle qui va devenir obligatoire dans quelques semaines conduisait à désigner outre les représentants de la majorité Municipale, quatre représentants du groupe UPBB qui dispose de dix sièges au conseil municipal et deux représentants du groupe Alterance gauche qui en détient 5. Askinazi.jpg

Gérard Askinazi, seul représentant de notre groupe au Conseil de la  Communauté d'Agglomération Val de Seine avait accepté, après de longs débats que la représentation de notre groupe soit réduite à trois. Or vous m'avez annoncé en début de séance que le groupe de la Gauche aurait également trois représentants dans la future communauté.

L'ensemble du groupe que je préside a voté pour la liste que vous présentiez (14 pour la majorité Municipale, trois pour Unis pour Boulogne Billancourt et trois pour le groupe Alternance) mais Gérard Askinazi et les autres membres du groupe ont estimé à juste raison que cette répartition de dernière heure ne correspondait pas à la composition actuelle du Conseil Municipal de Boulogne Billancourt.


Personne n'a compris la violence avec laquelle vous avez répondu à mon collègue Gérard Askinazi : c'est la raison pour laquelle nous avons quitté la séance.

Je souhaite qu'à l'avenir, vous maitrisiez votre expression afin que les séances du Conseil Municipal soient davantage empreintes de sérénité.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire à ma parfaite considération. 

jpfourcadelg.jpg 

Publié dans : Conseil Municipal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 10:11

Vincent.jpgVoici l'intervention d'Eric Vincent sur la décision modificative n°2 lors du dernier conseil municipal :

" Mes chers collègues, 

La prévision budgétaire est un art difficile, nous en conviendrons tous.

A Boulogne-Billancourt, le Conseil municipal est ainsi amené chaque année à voter en cours d’année deux décisions modificatives dont l’objet est en principe d’ajuster le budget primitif des évolutions ponctuelles nécessaires de dépenses et de recettes. La première est destinée notamment à reprendre le résultat de l’année précédente et la deuxième qui intervient  peu avant la clôture est destinée à procéder aux derniers ajustements.     

Nous n’avons pas été habitués ces dernières années à voir ces opérations à caractère largement technique aboutir à des modifications sensibles des données du budget primitif sauf en 2008, puisqu’à votre arrivée, vous aviez substantiellement modifié  le BP voté sous le mandat précédent.

La décision modificative que vous soumettez ce soir au vote du Conseil concerne un budget que vous avez élaboré vous-mêmes et devrait donc traduire à quelques ajustements près la continuité de la ligne budgétaire que votre majorité a approuvée en mars dernier.

A y regarder de plus près, cette DM n’est pas le long fleuve tranquille que l’on attendait. Qu’y découvrons-nous en effet ?

Tout d’abord une volatilité surprenante de la partie fonctionnement.

Votre estimation de recettes de fonctionnement, que vous avez réduite de 1 M€ en juin dernier est désormais augmentée de près de 2 M€. Il s’agit pour l’essentiel d’une réévaluation d’un tiers des recettes de droits de mutation de 6 à 8 M€. Vous nous aviez expliqué lors du vote du Budget primitif que la baisse brutale des rentrées de droits de mutation début 2009 justifiait une réduction de 35% de ce poste par rapport à 2008, réduction que vous aviez portée à 50% en juin lors de la DM1 soit       -5,5 M€ sur un an. Nous avions attiré votre attention sur les risques de sous-évaluation de ce poste mais vous n’en aviez pas tenu compte. Vous corrigez maintenant à la prévision à la hausse et nous nous en réjouissons. Mais ces allers et retours sont difficiles à suivre d’autant que plus de la moitié des 2 M€ provient de la vente de l’immeuble de la France Mutualiste, opération que vous pouviez sans aucun doute anticiper ! 

Mais c’est surtout la révision des dépenses de fonctionnement qui soulève des interrogations par l’ampleur des baisses de charges qu’elle induit. Nous n’avons pas de commentaires à faire sur les inscriptions nouvelles de charges qui relèvent de la gestion courante.

Enfin, la réduction du poste de frais financiers s’élève à 2,1 M€ soit tout de même environ 100 points de base comme disent les banquiers. C’est considérable. La baisse des taux courts s’est en effet accélérée depuis mars dernier Mais il est vrai que la majorité précédente vous avait laissé environ 60% de l’encours à taux variable qui vous a permis de figer en 2009 environ 30 millions de dette au faible niveau de taux actuel. Nous nous félicitons de ce résultat très satisfaisant.

En revanche, nous sommes étonnés de l’ampleur de la baisse du poste de dépenses de personnel.

Le rapport joint à la délibération explique que cette baisse provient de la baisse des heures supplémentaires et du nombre de postes pourvus (-69 postes sur un an nous dites-vous) ainsi que du transfert de certains agents au département. Ce chiffre de 3 M€ correspond en fait à une baisse globale des frais de personnel de l’ordre de 1,5% sur la prévision budgétaire initiale.

Compte tenu de l’ensemble des contraintes qui pèsent sur la gestion salariale des collectivités locales (GVT, SMIC,  etc.), nous nous sommes interrogés sur la façon dont vous parvenez à ce résultat et nous vous avons demandé en Commission des finances de détailler la ventilation de ces 3 M€. Comprenons-nous bien : nous sommes bien évidemment tout à fait favorables à une maîtrise de la masse salariale qui, contrairement à ce que vous dites, a également été recherchée par les municipalités précédentes. Mais nous nous interrogeons sur l’impact de la politique salariale que vous menez sur la qualité de service, laquelle résulte aussi de l’absence de conflits sociaux. Je ne doute pas que vous allez dans votre réponse M. le Maire donner au Conseil les apaisements nécessaires sur ce point.

Au total, votre proposition aboutit donc à une augmentation de l’autofinancement de 3,3 M€ soit + 20% environ par rapport à votre prévision de DM1.

Deuxième sujet de surprise : la diminution de la prévision de CP de 6,5 M€ qui s’explique par une annulation des CP non consommés sur des opérations en cours, notamment le musée Belmondo et le complexe Thiers-Vaillant. Vous nous avez expliqué en commission que ces annulations de CP sont le résultat d’une politique de « vérité comptable » bien préférable à la pratique habituelle des reports de crédit qui conduiraient à l’opacité. Nous prenons acte de cette pratique dont nous ne sommes pas sûrs qu’elle aboutisse au résultat escompté : vous allez ainsi réduire de 16% l’enveloppe de crédits de paiements budgétée pour les réinscrire dans le BP 2010 permettant de faire apparaître une amélioration purement cosmétique de la situation financière à la fin de l’exercice.

Nous observons en effet que ces ajustements ont en définitive pour résultat de vous permettre de faire apparaître un désendettement apparent de près de 10 M€ sur le budget principal au terme de l’exercice. Mais dont près de 60% devront être réempruntés en 2010.

Nous nous souvenons encore du constat très noir que vous aviez fait de la situation financière lors du vote du budget primitif afin de justifier une hausse d’impôts de 9% soit 4,1 M€. 4,1 millions €, c’est à peu de chose près le montant de l’autofinancement qui sera dégagé au cours de l’exercice. Ne croyez-vous pas franchement que l’on aurait pu épargner aux Boulonnais cette hausse en pleine crise économique ? "

Eric Vincent
Conseil municipal de Jeudi 10 décembre 2009 

Publié dans : Conseil Municipal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 09:55

L’Exécutif boulonnais nous a donné jeudi  3 décembre 2009, une curieuse leçon de mathématiques.

Lors de l’annonce en juin dernier de la création de la nouvelle Communauté d’agglomération (« GPSO » pour Grand Paris Seine Ouest), nous avions déjà été surpris de voir que la Ville de Boulogne-Billancourt, dont la population représente 37% de la population du nouvel espace communautaire1, ne serait représentée au Conseil communautaire que par 20 élus sur 84 soit moins du quart du nombre d’élus.

Notre groupe avait cependant décidé de soutenir le projet en considérant que l’extension de la communauté allait dans l’intérêt des Boulonnais.  Et que la faible représentation de la ville en nombre d’élus serait corrigée par un effort de représentation équitable des groupes du Conseil municipal au sein du contingent de 20 sièges attribués à notre ville.

Quelle n’a pas été notre surprise, jeudi soir d’entendre le Maire proposer à notre groupe deux sièges seulement ! Et quel n’a pas été notre étonnement de voir le Maire décider d’une interruption de séance de plus d’une heure et d’engager devant le public stupéfait des négociations avec les oppositions en vue d’obtenir à la dernière minute leur accord – indispensable dans le cadre de ce vote.

Gérard Askinazi, le représentant du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt au Conseil communautaire de la Communauté Val-de-Seine avait demandé clairement une représentation proportionnelle de notre groupe, qui détient au Conseil municipal 10 sièges sur 55 soit 18,2% du total. Cela aurait donné au groupe : 20 sièges x 18,2% = 3,64 arrondis à 4 sièges. Cette demande « d’arrondi par le haut » ne nous paraissait pas exagérée, loin de là, pour un groupe qui a recueilli l’an dernier 34% des voix des électeurs boulonnais.

Au terme de près d’une heure et demie de tractations suivies en « live » par le public, nous nous sommes résolus, pour ne pas mettre en péril le projet d’extension de la communauté, à accepter la « meilleure » proposition du Maire soit trois sièges avec la promesse…de ne pas présenter de candidat de son groupe contre les nôtres lors du vote de désignation des titulaires en Conseil municipal. Vous avez bien lu : le Maire a donné sa parole et nous donne en plus sa parole qu’il ne la reprendra pas !

L’argument est en effet qu’avec 18% des sièges et 34% des voix, l’attribution de trois sièges (15% du total) par la majorité est déjà un geste très généreux. Comprenne qui pourra !

Ce qui est en cause, derrière cette indécente discussion conduite en public, c’est tout simplement l’exercice de la démocratie locale sur notre territoire. La loi actuelle assimile largement les établissements intercommunaux, qui ne sont pas élus directement par la population, à des structures « techniques » et ne prévoit pas expressément des règles de répartition des sièges entre communes ni entre majorité et opposition au sein des contingents de chaque commune à l’assemblée communautaire. Ce vide juridique est de plus en plus dommageable alors que les communautés disposent de compétences croissantes.

C’est pourquoi le projet de loi en préparation sur la réforme des collectivités locales prévoit que désormais les communes devront être représentés dans les conseils communautaires au prorata de leur population et que les élus communautaires seront élus au suffrage universel en même temps que les élus municipaux. Tout devrait donc rentrer dans l’ordre…à terme, c’est-à-dire au plus tôt en 2014. Tant pis pour les Boulonnais !

Le Groupe Unis pour Boulogne-Billancourt


1
Villes de Boulogne-Billancourt Sèvres Issy-les-Moulineaux, Meudon, Chaville, Vanves et Ville d’Avray

Publié dans : Vie Municipale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 17:51
carteGPSO.jpgEn janvier, la fusion des communautés d’agglomération Val de Seine (Boulogne-Billancourt et Sèvres) et Arc de Seine (Meudon, Issy, Chaville, Vanves et Ville d’Avray) prendra effet, donnant naissance à Grand Paris Seine Ouest.

Plus que d’un changement de nom, c’est d’un changement d’échelle et de gouvernance qu’il s’agit, et qui concerne tous les Boulonnais. Cette fusion implique une redistribution des compétences et des responsabilités, au sein d’un pôle urbain considérable, fort de 300 000 habitants, 20 000 entreprises et 160 000 emplois privés sur 32 km2.

Son budget annuel avoisinera les 150 millions d’euros. Ses statuts lui confèrent des compétences énormes : outre les
compétences communautaires obligatoires en matière de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat et de politique de la ville, la nouvelle communauté cumule les compétences optionnelles et facultatives dévolues à Val de Seine et Arc de Seine. On pense, entre autres, à la gestion des équipements sportifs et culturels d’intérêt communautaire, de la voirie, et des espaces verts.

Cela signifie que les orientations dans tous ces domaines, avec les répercussions que l’on peut imaginer pour notre Ville, seront désormais débattues et adoptées au sein d’une nouvelle instance de délibération, le Conseil communautaire.

Notre groupe a pesé sa position. Nos principales réserves tenaient à la faible représentation de la Ville dans cette instance, au regard de son poids réel : moins du quart des sièges, alors que les Boulonnais représentent plus du tiers de la population. Nous étions également inquiets de la convergence à moyen terme des taux de fiscalité, nos taux étant bien plus bas que ceux pratiqués par Arc de Seine.
Inversement, dans le cadre de la création du Grand Paris, il nous est apparu essentiel de rassembler nos forces au sein d’une communauté imposante qui pourra, d’une part, prospérer entre les deux grands pôles voisins de la Défense et du plateau de Saclay, et, d’autre part, préserver ses habitants des aléas de la péréquation.

Nous avons finalement voté cette fusion en confiance, parce que le maire de Boulogne-Billancourt, anticipant ainsi sur
l’article 3 du projet de loi de réforme des collectivités locales présenté le 21 octobre dernier, s’est engagé publiquement en juin à ce que les deux groupes d’opposition de la Ville bénéficient d’une représentation proportionnelle au Conseil de Grand Paris Seine Ouest.
Publié dans : Vie Municipale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Ecole Billancourt

Signez la pétition pour lutter contre la destruction de l'école billancourt.

Cliquez ici

Ile Seguin : Pétition

Pétition contre le projet de bétonnage de l'Ile Seguin. Cliquez sur Signez pour manifester votre opposition.

Adresse Permanence

Vous souhaitez nous rencontrer ? 

retrouvez-nous à notre permanence au
63 rue de Billancourt,
du lundi au vendredi, de 15h à 18h.

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés