Voici les principales interventions des élus UPBB au conseil municipal du
jeudi 10 février, et le résumé des réponses qui leur ont été faites :
Questions orales :
-
Question de M. Askinazi, et
réponse de M. le Maire :
« Je reçois, comme l’ensemble des élus et du personnel municipal la revue de
presse quotidienne de la ville de Boulogne-Billancourt. J’ai pu constater à de très nombreuses reprises qu’un grand nombre d’articles publiés dans les médias nationaux ne figurent pas dans cette
revue de presse. Je voudrais connaître vos critères de choix pour la publication de tel ou tel article. Je vous remercie.
- […] Avant toute chose, permettez-moi de vous apporter une précision : recevoir
la revue de presse n’est pas un droit, il n’existe aucune obligation légale de la diffuser. Cette diffusion constitue un service proposé aux élus ainsi qu’aux agents de la ville, qui peuvent
ainsi compléter leur information quotidienne. Je vous signale également que dans la plupart des communes du département des Hauts-de-Seine, ce dispositif de diffusion n’existe pas et que seul le
maire a accès à une revue de presse numérique. Nous sommes tous très bien placés, élus et agents territoriaux, pour avoir largement accès à toute l’information disponible, notamment sur internet.
La ville a fait le choix il y a longtemps de recevoir les articles thématiques touchant de près à la vie de notre collectivité et pouvant nous apporter des éclairages sur les actions que nous
menons. De ce fait, la revue de presse ne peut en aucun cas être exhaustive, et reprendre l’ensemble de la vie politique nationale. Nous avons privilégié avant tout un angle institutionnel et
thématique lié à notre territoire municipal. Je vous remercie ».
-
Question de Mme Pineau sur la
révision simplifiée du PLU « Glacières » :
« Monsieur le maire,
Vous nous avez annoncé lors d’un précédent conseil municipal tout à la fois le
lancement d’une procédure de révision simplifiée du PLU pour permettre une construction dans le parc des Glacières, puis dans une deuxième délibération le choix du projet destiné à être construit dans ce même parc, à savoir un nouveau club de tennis pour le TCBB.
Si la concomitance de ces deux votes ne pouvait qu’étonner, et nous vous l’avions
signalé à l’époque, votre projet de construire dans le parc des Glacières un club de tennis soulève de plus en plus d’hostilité de la part des riverains, et cela se comprend. Vous avez pu vous en
rendre compte vous-même lors de la réunion publique de mercredi 9 février.
Nous sommes les premiers à avoir soutenu le TCBB, grand club de tennis aujourd’hui le
1er des Hauts-de-Seine, et c’est pourquoi la majorité du conseil municipal d’alors nous avait suivis lorsque nous avions proposé le rachat des Tennis de Longchamp et leurs vingt courts
pour les attribuer au TCBB. Nous savons que les installations actuelles ne leur permettent pas d’accueillir tous les enfants boulonnais aujourd’hui sur liste d’attente.
Mais ici, monsieur le maire, votre projet est très différent, puisqu’il consiste à
ériger sur le seul espace vert existant du sud de la ville une construction d’environ 16 mètres de haut (6 courts superposés).
Il y avait pourtant des solutions alternatives. Celles que nous avions étudiées :
le maintien sur le stade Le Gallo en rationalisant les équipements existants ; la transformation du bâtiment en briques de la rue de sèvres ; la valorisation en équipements sportifs de
la parcelle CAT rue du point du jour.
Et les solutions alternatives qui se sont présentées à vous depuis : notamment la
parcelle du collège du vieux pont, dont les collégiens actuels seront accueillis sur le nouveau collège Jacqueline-Auriol puis sur le nouveau collège du trapèze, sur laquelle pourrait
parfaitement être envisagée la construction du TCBB. Et surtout, l’avenir du tournoi Roland-Garros, qui pourrait par ricochet offrir à la ville de Boulogne-Billancourt des opportunités nouvelles.
Soit ce tournoi reste à Paris, ce qui supposera la construction de nouveaux courts de tennis couverts, ce qui précisément manque au TCBB, et l’on pourrait envisager une mutualisation de ces
courts en dehors de la période du tournoi, soit il part, et ce sont des dizaines de tennis couverts et découverts qui vont pouvoir trouver un nouveau délégataire. Cette décision sera prise par le
maire de Paris le 13 février, c'est-à-dire quasiment demain.
Au vu de ces éléments, Monsieur le maire, ne pensez-vous pas que votre décision
d’installer ce nouveau TCBB sur le parc des Glacières, sans aucune concertation, sans attendre la révision du PLU, sans imaginer une alternative sur le terrain CAT, le collège du Vieux-Pont ou
Roland-Garros serait quelque peu… prématurée ?
Je vous remercie ».
- Réponse de M. Mougin,
maire-adjoint chargé de l’urbanisme :
M. Mougin commence par déplorer le classement de Boulogne-Billancourt à la
37e et dernière place des villes de plus de 100 000 habitants pour la pratique du sport, à cause d’installations vétustes et saturées, sous-dimensionnées par rapport au niveau et
aux effectifs des sportifs boulonnais. Il signale que la convention qui liait la ville à la S.A. Tennis de Longchamp n’a pas été renouvelée car jugée peu favorable au tennis boulonnais, et
rappelle les efforts fournis depuis 2008 en faveur du sport, avec un budget multiplié par quatre.
Une fois accepté le principe d’un déménagement des tennis du stade Le Gallo, les
besoins ont été évalués à « 12 courts, dont une moitié couverts en permanence et une moitié couvrables en hiver, 1000 m² de locaux divers nécessaires à la vie du club, et des équipements sur
deux niveaux, soit 13 à 14 m de hauteur afin d’en limiter la consommation foncière ». Le choix initial du parc de Billancourt ayant suscité de nombreuses oppositions, le choix s’est porté
ensuite sur le parc des Glacières, implanté dans un espace-charnière voué à devenir le cœur sportif de la ville.
M. Mougin passe ensuite en revue les autres hypothèses évoquées : la
rationalisation du stade Le Gallo paraît impossible à la majorité municipale, la parcelle CAT appartient, non pas à la ville, mais à GPSO, qui y prévoit un espace vert, le collège du
Vieux-Pont-de-Sèvres va être réaffecté à d’autres groupements scolaires, et quant à Roland-Garros, même la décision de rester sur le site [décision prise le week-end suivant par la FFT] n’offrira
aucune opportunité au TCBB. A propos des terrains Renault dans le parc de Billancourt, enfin, il rappelle que, la ville n’étant pas propriétaire de ces terrains, Renault les lui vendrait au prix
du marché.
Se voulant rassurant, il précise que « l’intégration des tennis dans le parc des
Glacières est encore à l’étude et [que] la question reste ouverte », débattue notamment lors de la rencontre de quartier de la veille, au cours de laquelle les représentants des associations
de riverains ont pu s’exprimer en toute liberté, face aux présidents de la section football et du TCBB : « leurs inquiétudes ont été entendues », affirme M. Mougin, annonçant une
prochaine réunion où le bureau d’études présentera les résultats de son travail, avant de conclure : « Nous continuons d’explorer différentes pistes, nous restons ouverts à une
meilleure solution, à la fois sportivement, urbainement et financièrement soutenable et raisonnable ».
-
Question de Mme
Laureau sur l’organisation de la consultation relative à la révision simplifiée du PLU Île Seguin :
« Monsieur le Maire,
Une procédure de révision du PLU pour changer l’affectation de l’île Seguin est lancée
depuis le conseil municipal du 9 juillet dernier.
Nous venons d’apprendre, quasiment par hasard, car la nouvelle a été publiée sur le
site de la ville il y a moins de huit jours et aucun affichage public, électronique, ou par voie de distribution postale n’en a fait mention, que la seule réunion publique prévue avait été
organisée le 8 février. Quant à l’enquête publique, elle se tiendra du 14 février au 19 mars, c'est-à-dire qu’elle comportera deux semaines de
vacances scolaires.
Certes, la tenue d’une seule réunion publique correspond parfaitement à vos obligations
légales. Mais Monsieur le maire, lorsque nous avons conduit la première révision du PLU, ce n’est pas à une réunion publique que les Boulonnais ont été invités, mais à une réunion publique par
quartier ! Et bien sûr des réunions spécifiques avaient été organisées pour les associations, ce que certains des élus qui composent aujourd’hui votre majorité trouvaient d’ailleurs
parfaitement justifié.
Monsieur le Maire, les Boulonnais souhaitent être informés sur les projets de leur
ville ; pouvez-vous vous engager à organiser d’autres réunions publiques après les vacances scolaires, et à tenir des réunions spécifiques avec les associations ?
Je vous remercie ».
- Réponse de M. Mougin :
M. Mougin répond que la réunion publique organisée dans le cadre de la révision
simplifiée du PLU Île Seguin mardi 8 février a été annoncée de nombreuses manières : dans le BBI de février 2011 (paru le
7 février !), p. 33, dans l’agenda presse du vendredi 4 février, sur les panneaux lumineux depuis le jeudi 3 février, sur la page d’accueil du site internet de la ville depuis le
vendredi 4 février, sur celui de la SAEM depuis le samedi 5. L’information a aussi été diffusée sur les marchés le week-end précédent et dans Le
Parisien. Une centaine de personnes a assisté à cette réunion. M. Mougin rappelle ensuite les dates de l’exposition, du 14 février au 19 mars, et encourage les Boulonnais à s’exprimer – ce
qui donne lieu à ce lapsus intéressant : « Les Boulonnais ne cachent pas leur enthousiasme pour cette opposition… pardon : pour cette
présentation » !
Interventions :
- A propos du Rapport de la Chambre régionale des Comptes :
-
Intervention de Mme
Bauche :
« Monsieur le Maire
Je me permets d’appeler votre attention sur la mise en œuvre, par le responsable de la collectivité, c'est-à-dire vous-même, de la communication du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale
des comptes d’Ile de France, portant sur la gestion de notre commune au titre des exercices 2002 et suivants.
L’article L 243-5 du code des juridictions financières, fait obligation
au représentant légal de la collectivité, de communiquer ce rapport définitif à son assemblée délibérante dès sa plus proche réunion, afin de donner lieu à un débat. Mais, aux termes de l’article
R241-18 du même code, les observations définitives de la chambre ne sont communicables aux tiers qu’après la tenue de cette première réunion de l’assemblée délibérante, c'est-à-dire, ici, le
Conseil Municipal.
C’est donc, en violation des dispositions de la loi qui réserve à l’assemblée
délibérante la primeur de cette communication, que vous avez mentionné dans votre éditorial du journal municipal de janvier 2011, (distribué le 7 janvier), la production du rapport de la chambre,
et en avez présenté une analyse « raccourcie », pour ne pas dire « orientée ».
Cet agissement me paraît contrevenir à la loi, à la règle de préséance qui s’attache au
débat démocratique ainsi qu’aux exigences de bonne foi et de transparence que l’on est en droit d’attendre en la matière ».
-
Intervention de M.
Vincent :
« Je m’en tiendrai pour
ma part à des remarques de fond sur votre présentation et sur l’interprétation que vous donnez aux Boulonnais du rapport de la Chambre régionale des comptes.
Votre argumentation repose
sur la prétendue mise en évidence pour la période 2002-2008, je cite :
de 17 observations relatives à des irrégularités comptables ou juridiques d’utilisation des deniers publics pour une somme totale que vous
chiffrez à 2, 318 M€,
et de 6 « observations majeures de gestion », qui sont un regroupement d’opérations de nature diverse et dont le montant total
n’est pas chiffré.
Vous affirmez également que
la Chambre prend acte de 17 actions de redressement et de réorganisation structurante, cette liste « permettant de mettre en évidence l’importance des actions correctives réalisées ».
Et vous n’hésitez pas à écrire dans votre éditorial du BBI de janvier que la Chambre Régionale des Comptes « valide votre gestion ».
Cette vision d’une rupture
« salutaire » de 2008 qui aurait vu la vertu et la rigueur financière de votre gestion succéder à l’irresponsabilité et au laxisme prétendus de vos prédécesseurs est, nous le savons, la
pierre angulaire de votre communication depuis votre élection.
La lecture attentive de ce
rapport conduit à constater à quel point elle ne correspond pas à la réalité. Et ceci pour au moins 3 raisons :
D’abord parce qu’une part
notable des irrégularités comptables et juridiques relevées par la Chambre se sont poursuivies bien au-delà de votre élection, et qu’il a fallu en fait que la mission de contrôle les mette à jour
pour que vous vous décidiez à les corriger : il en est ainsi des erreurs ou irrégularités d’imputation comptable (amortissement de frais d’étude, règles comptables applicables aux budgets
annexes,…) et même des créances à court terme. Dans tous ces domaines, c’est finalement l’intervention de la Chambre qui vous aura amené à prendre des mesures correctrices, pour nombre
d’entre elles dans le budget 2010, pas avant.
Deuxième élément, vous
pointez du doigt des « observations majeures de gestion ». On chercherait vainement dans le rapport ce terme désobligeant, qui est une pure invention de votre part. Je ne contesterai
évidemment pas la matérialité des constatations faites par la Chambre sur les éléments que vous mentionnez : dépassement de coûts sur le chantier Belle-Feuille, paiement de primes horaires
forfaitaires et prime des professeurs des écoles, marché TBWA.
Mais il faut également lire
les commentaires de la Chambre à la suite de ces constats : il est ainsi précisé que les primes contestées étaient en fait versées en fait depuis des décennies et, pour certaines, bien avant
les lois de décentralisation. Quant à l’unique emprunt structuré, vous le cataloguez au rang des emprunts toxiques : ce n’est pas le cas de la
Chambre qui vous invite simplement à suivre avec vigilance l’évolution des taux d’intérêt.
Je précise par ailleurs que
le rapport mentionne à tort que le projet Maître Jacques a donné lieu à un surcoût évalué à 13 M€. Cette conclusion provient d’une information insuffisante de la Chambre à l’époque de la
rédaction du rapport : la Chambre a depuis été informée que le premier bilan financier, établi en mars 2005, évaluait l’opération à 26,3 M€ + acquisitions foncières de 2,6 M€, soit 29 M€ au
total, chiffre porté à 30,2 M€ en avril 2008 après décision d’ajouter un club seniors. C’est bien ce montant de 30,2 M€ qui figure dans le rapport de la Chambre comme coût final de
l’opération.
Troisième observation, je ne
doute pas une seconde, si votre présentation était exacte, que la Chambre se serait montrée très sévère pour les responsables d’une situation aussi alarmante que celle que vous décrivez. Vous
savez qu’elle a le pouvoir d’engager des poursuites contre les mandataires publics et en particulier de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière. Que ne l’a-t-elle
fait ?
Bien au contraire, la
Chambre révèle (p.7) « qu’une certaine maîtrise des charges globales peut être constatée depuis 2002 qu’il s’agisse de contenir l’évolution de la masse salariale, d’encadrer strictement les
dépenses courantes ou de limiter la charge de la dette ». Cette observation suffit à elle seule à remettre en cause votre argumentation sur la gestion passée.
Mais il y a plus. Le rapport
contient des observations très intéressantes qui permettent d’éclairer sous un jour nouveau la gestion que vous menez depuis 2008:
Le rapport souligne tout
d’abord que si la commune dispose de marges de manœuvre significatives, c’est en raison de la faible mobilisation de son potentiel fiscal (p.10). Avec un coefficient de mobilisation de 49%,
Boulogne-Billancourt se situe parmi les villes où la pression fiscale locale est la plus basse et ce malgré l’augmentation à laquelle vous avez procédé en 2009. Ce potentiel fiscal, c’est aussi
l’héritage de la gestion précédente. C’est dans la situation économique tendue que nous connaissons un atout essentiel qui explique très largement
l’opinion positive de Standard & Poor’s dont vous vous félicitez.
Le deuxième constat concerne
la dette de la Ville. Le rapport rappelle à juste titre que de 2002 à 2007, l’encours de la dette consolidée était stable, la baisse de la dette du budget principal (-32,8 millions d’euros) étant
compensée par la montée en puissance régulière de la dette sur le budget annexe Seguin Rives de Seine(près de 31,9 millions d’euros sur la même période). La situation de la dette était donc loin
d’être critique, l’encours de la dette communale par habitant s’élevant à 1 220 € / hab. fin 2007 contre 1420 € en 2002. En revanche, le rapport
relève une forte augmentation de la dette fin 2008 et souligne au passage le paradoxe qui a conduit à contracter 24 M€ d’emprunt en fin d’année pour réduire finalement les crédits de paiement de
4,4 M€ au compte administratif 2008.
Enfin, le rapport relève à
votre encontre pour les années 2008 et 2009 certaines pratiques qui tranchent avec l’image de vertu financière que vous affichez. Il en est ainsi de votre décision de 2009 de rémunérer sous forme
de vacation les membres du bureau du CESL (p. 22) : « le système des vacations, non étayées par des contreparties identifiables
objectivement ne permet toujours pas de percevoir la valeur ajoutée précise et individuelle de chaque membre du bureau du CESL » et la Chambre ajoute que le CESL a pu remettre des
propositions, mais je cite « sans qu’ait été amorcé l’étude des suites qui leur ont été données ».
Je conclurai sur deux
observations :
Premièrement, le rapport de
la Chambre régionale montre qu’il est très difficile voire impossible de gérer une grande collectivité comme Boulogne-Billancourt sans s’exposer à commettre des erreurs d’appréciation ou
d’interprétation des textes qui encadrent la pratique financière des collectivités locales. C’est précisément l’objet des contrôles des comptes de
permettre de corriger ces erreurs. Nous prenons acte de vos efforts dans ce sens.
Deuxième observation, les
Boulonnais n’ont que faire de critiques récurrentes et largement infondées sur la gestion passée. Ce qu’ils attendent ce sont des projets de développement pour notre ville et une amélioration de
la qualité de leur vie quotidienne. Nous avons soutenu pendant 13 ans l’action de JPF puis de PMD car elle allait dans ce sens sans augmentation de la pression fiscale. Puissiez-vous continuer
dans cette voie ! »
· Intervention de M.
Fourcade :
« Je voudrais rendre hommage au travail du vérificateur, qui a constaté un certain
nombre de difficultés ou de dérapages, qu’il faut assumer, cela fait partie des règles du jeu. Pour ma part, je m’honore d’avoir réalisé, pendant douze ans, et l’opération du centre-ville, et le
démarrage de l’opération Renault, et un certain nombre d’investissements, tout en maintenant une pression fiscale qui est moitié moindre que celle subie par la plupart des contribuables des
grandes villes françaises. Notre taux d’effort fiscal, le produit réel de l’impôt par rapport aux bases que l’on pourrait taxer, est inférieur à 50%. Nous sommes la seule des villes de plus de
100 000 habitants à avoir un taux de mobilisation des ressources fiscales aussi faible. Nous avons commencé en 2002 avec ce taux, nous avons terminé en 2007 avec ce faible taux : je
souhaite que, indépendamment de toute polémique, vous soyez toujours, à la fin de votre mandat, à un coefficient de mobilisation fiscale aussi faible ».
- A propos du Débat d’orientation budgétaire 2011 :
· Intervention de M.
Fourcade :
« D’abord, compliments
pour ce rapport, qui est clair, bien fait, intéressant. Sur le fond, trois observations : sur les perspectives en matière de recettes, une très grande prudence, compte tenu du fait qu’on ne
sait pas exactement ce que percevra GPSO en matière de nouveaux impôts sur les entreprises, d’où la prévision de stabilité des retours de GPSO sur la ville, qui me paraît raisonnable. Sur les
droits d’enregistrement, il est très difficile de prévoir, cette année étant exceptionnelle. Au niveau des dépenses, en matière de fonctionnement, je crois que le problème de la masse salariale
est traité avec beaucoup de contraintes. Je crains que, compte tenu des recrutements nouveaux, et les rapports avec GPSO en matière de fonctionnement n’étant pas clarifiés, les économies en
matière de gestion soient surévaluées. La masse salariale de la ville augmentera sûrement plus que prévu. En revanche, pour les dépenses d’équipement, on y voit clair pour 2011, avec un total de
18 M€, dont la faiblesse s’explique par le fait que les projets engagés précédemment sont terminés et qu’aucun autre projet n’est en cours. En revanche, passer de 18 M€ en 2011 à 52 M€ en 2013,
avec des opérations projets passant de 6 M€ à 34 M€ me paraît déraisonnable, en l’absence d’éléments de financement, en matière d’emprunt comme en matière de fiscalité : à partir de 2013, la
situation dérape totalement, ce qui se traduira soit par une fiscalité supplémentaire, soit un endettement massif, compte tenu des problèmes de l’île Seguin. En matière de dépenses d’équipement,
je trouve donc le budget mal dosé. Voilà les trois observations que je voulais faire ».
· Intervention de M.
Vincent :
« Je prolongerai les réflexions de M. Fourcade sur la question des subventions aux
budgets annexes et particulièrement au budget annexe Billancourt Seguin.
Votre rapport fixe en effet le montant prévisionnel des subventions aux budgets annexes
à 9,2 M€ en 2011, et à 10,2 M€ pour chacune des deux années suivantes. Ces sommes sont destinées, nous expliquez-vous, à couvrir plusieurs postes :
- les frais financiers et l’amortissement en capital de la dette inscrite dans les budgets annexes
- les frais financiers et la dette nouvelle à contracter sur le budget annexe Billancourt Seguin soit 6
M€
- la subvention pour
contrainte de service public au profit des délégataires de la piscine-patinoire et du TOP
- Le remboursement des
crédits long terme des budgets annexes Billancourt-Seguin et piscine-patinoire à hauteur de 15 M€.
Ces prévisions se combinent difficilement avec les projections financières de la SAEM
telles que présentées dans le dernier CRACL. Celui-ci fait état en effet d’un total de subventions directes de la Ville à la SAEM de 1,9 M€ en 2011, de 9,6 M€ en 2012, et 8,3 M€ en 2013. Pour ces
deux dernières années, le montant des subventions à la SAEM représente plus de 80% du total des subventions aux budgets annexes.
La prévision financière du CRACL reflète par ailleurs la réévaluation de
la dimension du projet que vous nous avez annoncée à la suite de la présentation du projet de Jean Nouvel. Dans cette nouvelle prévision, ce sont plus de 23 M€ de frais supplémentaires
d’acquisitions, d’honoraires et de travaux qu’il faudra financer en 2012 et plus de 30 M€ en 2013. Les ventes de droits à construire suivront-elles ce rythme de dépenses ? Un décalage sur
vos prévisions aboutirait inévitablement soit à aggraver l’endettement de la SAEM, soit à gonfler le poste de subventions du budget de la ville à ce
budget annexe.
Je souhaiterais donc savoir comment est construite votre hypothèse de
subvention aux budgets annexes pour les années 2011 et surtout 2012 et 2013 ».
- A ces remarques et questions, M. le Maire répond en affirmant que son équipe et lui
sont « de bons gestionnaires », et qu’il faut « cesser de crier au loup »…
- A propos de la révision simplifiée du PLU pour une parcelle à l’angle de la place
Marcel-Sembat :
-
Intervention de M.
Fourcade :
« Monsieur le Maire, nous voterons contre cette délibération, une fois n’est pas
coutume : ce n’est pas parce qu’un promoteur a le projet de bâtir un immeuble qu’il faut modifier le Plan local d’urbanisme. Contrairement à ce qui a été dit à la réunion de présentation
consacrée à l’île Seguin, un PLU n’est pas un système qu’on peut moduler à volonté chaque fois qu’un projet est présenté : au contraire, ce sont ceux qui présentent un projet qui doivent se
conformer au PLU. Cela fait plusieurs fois que M. Mougin nous propose des modifications partielles, il faudrait arrêter de suivre cette méthode : on s’apercevra au bout de quelques années
qu’on a densifié la ville, qui est déjà très dense, sans s’en rendre compte. Par conséquent, bien que sur le plan technique, cette opération ne soit pas d’une grande ampleur, sur le plan des
principes, l’ancien ministre de l’équipement et du logement que je suis, n’accepte pas qu’on mette ainsi aux oubliettes le PLU, qui est un document sérieux, ayant fait l’objet d’un travail
approfondi. Pour bien montrer notre opposition, nous voterons contre cette délibération n°12 ».
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