Conseil municipal :
Jeudi 16 Février à 19h
Jeudi 22 Mars à 19h
Jeudi 16 Mai à 19h
Jeudi 5 Juillet à 19h
Jeudi 18 Octobre à 19h
Jeudi 15 Novembre à 19h
Jeudi 13 Décembre à 19h
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En 1942, cette rue du nord de Boulogne s’appelait la rue de Buzenval. C’est là que vivait la famille Créange, Pierre et Raymonde les parents,
Robert et Françoise les enfants.
Triste année qui voyait les juifs de France porter l’étoile jaune, être arrêtés, déportés, assassinés.
Pierre Créange, poète et militant des droits de l’homme, est recherché par la Gestapo et la police française. On lui reproche d’appartenir à la SFIO et à la LICA (ancêtre de la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme) et aussi d’être un Franc Maçon notoire. Son domicile fait l’objet de perquisitions. Après la rafle du Vel d’hiv’, il décide de s’enfuir avec sa famille par-delà la ligne de démarcation, mais ils sont arrêtés. Pierre et Raymonde sont déportés et assassinés à Auschwitz dans les chambres à gaz. Les enfants, sauvés miraculeusement, reviendront vivre à Boulogne après la guerre.
Discours de Robert Créange en présence de Jean-Pierre Fourcade.
De nombreux Boulonnais sont venus, cet après-midi de printemps, pour voir dévoiler la plaque commémorative et entendre les
paroles de notre ami Robert Créange et de sa sœur Françoise Créange Picard. Moment d’émotion et de recueillement, de fraternité aussi : toutes les tendances politiques de la ville étaient
représentées, car Robert Créange, ancien Conseiller municipal d’opposition pendant le mandat de George Gorse, a toujours inspiré respect et amitié.
Pendant ces années-là, il lance le projet d’un voyage annuel pour les élèves de la ville dans les « camps de la mort ». Ce voyage est devenu une « institution », qui a toujours été soutenue par les municipalités qui se sont succédé, ce dont nous sommes fiers.
Si vous passez par le 4bis de la Rue Anna-Jacquin, regardez la plaque avec vos enfants, et racontez-leur l’histoire de ces habitants de notre ville.
Madame Broder, rescapée d'Auschwitz-Birkenau.
(photos Agnès Bauche)
Voici la lettre des enseignants de l'école Billancourt qui font part de leur avis au maire au sujet du projet de démolition-reconstruction.
cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Cliquez ici pour signer la pétition contre la démolition-reconstruction
Le Parisien relate la manifestation des opposants à la démolition-reconstruction de l'école Billancourt.
"Une vingtaine d’opposants à la démolition-reconstruction du groupe scolaire Billancourt construit en 1916, qualifiés de «
professionnels de la politique », ont manifesté jeudi soir au conseil municipal. Brandissant des panneaux sur lesquels on pouvait lire « Non à la destruction de l’école qui date de Jules Ferry,
oui à la préservation du patrimoine de la ville », ils sont intervenus alors qu’était présenté le projet qui consiste à vendre une partie de la cour à un promoteur pour y construire cinq villas,
l’argent encaissé par la ville servant à la construction du nouveau groupe scolaire.
Ce projet n’est pas du goût non plus de plusieurs élus. A commencer par l’ex-premier adjoint démissionnaire de l’équipe
majoritaire : « Il serait dommage de ne pas préserver cette école, a relevé Thierry Solere. Cette délibération ne dit pas concrètement ce qu’on va faire. Il faut revoir la concertation pour ne
pas passer en force. »
Réduction de la cour
Conseillère régionale socialiste, Judith Shan a dénoncé le fait que « 20% de la parcelle soit vendue à des promoteurs », ce
qui aurait pour conséquence une réduction de la surface de la cour. Martine Eve, conseillère municipale socialiste, a accusé le député-maire : « Vous tenez deux discours, il n’y a pas mention
dans la délibération de la vente de 20% de la parcelle. Vous ne parlez pas non plus de la hauteur des bâtiments et des étages. » Membre du groupe de l’ex-maire et toujours sénateur Jean-Pierre
Fourcade, Agnès Bauche a estimé « qu’il faut entrer dans l’ère du respect du patrimoine. Ne soyez pas le bétonneur des cours de récréation, le Terminator de l’école Billancourt ». Jean-Pierre
Fourcade a de son côté réclamé « le maintien des façades historiques », alors que le représentant local du MoDem présent dans le public considère qu’« il n’y a pas une opération de la ville sans
céder à des promoteurs privés ».
En début de semaine, l’équipe enseignante unanime a dit son mécontentement en écrivant au député-maire : « Nous sommes
choqués par ces décisions qui nous sont imposées de démolir notre école d’une part, et d’en réduire la surface au sol d’autre part. »
Ces oppositions n’ont pas fait fléchir le maire qui a maintenu sa délibération : « Il faut faire des travaux pour des
raisons de sécurité, a-t-il invoqué. Il y a eu quatre réunions de concertation. Aujourd’hui, rien n’est figé. On va continuer la concertation, mais on lance les procédures. »
Source : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/ecole-billancourt-les-opposants-manifestent-au-conseil-municipal-13-05-2011-1447310.php
Cliquez ici pour signez la pétition contre la destruction-reconstruction
Monsieur le maire, mes chers
collègues,
L’école Billancourt fut construite en 1916.
C’est sûr, il y a des travaux de modernisation, de mise aux normes et d’adaptation de cette école aux nouveaux besoins de
l’enseignement un siècle plus tard.
Je voudrais tout d’abord vous rappeler ce qui fait que les Boulonnais aiment Boulogne Billancourt : C’est que cette ville
n’est pas une banlieue sans âme, elle a un passé de ville, une histoire de ville. Elle a été, au début du siècle dernier, pour le monde, l’équivalent, en innovation, création, et développement
économique de la « silicone vallée » à la fin du même siècle.
L’Ecole Billancourt de filles, l’école de garçons, et l’école maternelle, sont inscrits dans ce patrimoine (industrieux), pour assurer la croissance de la démographie, malgré la grande guerre.
Il y a des générations d’enfants dont certains ont presque l’âge de l’école, qui sont passés sous les marronniers de la cour. Certains ont raconté le discours de leur directrice lors de l’armistice du 11 novembre 1918, prononcé surtout pour les élèves du certificat d’études, d’autres se rappellent encore le discours du directeur, à la mort en 1942, d’un maire aimé, qui avait développé une exceptionnelle politique d’hygiène et de santé pour ces enfants.
En matière d’urbanisme, notre ville a toujours regardé vers l’avenir, mais elle ne doit pas pour autant piétiner le passé.
Des massacres ont eu lieu, qui sont irréversibles, la destruction de l’ancienne justice de paix, avec sa merveilleuse salle à l’excellente acoustique, la destruction du marché Escudier fait de pavillons de type Baltard miniature.
Il faut définitivement entrer dans l’ère du respect des bâtiments qui ont une âme.
Cette école devrait être, elle aussi, classée au patrimoine si non de l’humanité, au moins, au patrimoine des Boulonnais.
On doit certes la faire évoluer, on ne doit pas la casser.
Vous nous dites avec aplomb : Le Grenelle 2 a décidé de son sort !
Le Grenelle 2, développe la philosophie du DURABLE, par opposition à l’EPHEMERE, et n’a certainement pas prévu de démolir une telle école :
Les parquets de chêne, de 3 cm d’épaisseur ne sont certainement pas destinés à partir en fumée, alors qu’ils stockent du
CO² continument depuis 100 ans.
Toutes les écoles construites depuis les 30 dernières années ont eu de multiples problèmes d’étanchéité, de dégradations de
façades, etc… L’école Billancourt demeure solide face au temps depuis 100 ans.
Cette école doit être modernisée et adaptée, comme l’a été, sous le mandat précédent, l’école Thiers.
L’ancien collège du Vieux Pont étant disponible, il offre la possibilité d’accueillir les élèves pendant les adaptations
nécessaires à moindre coût et plus rapidement, puisque vous ne serez pas contraint de faire les travaux en site habité.
Il est aussi probable que les Grenelle 1 et 2 fronceraient le nez, autant que les boulonnais, en vous voyant détruire
l’école maternelle construite récemment alors que vous étiez élu dans l’exécutif boulonnais à l’origine de son origine.
Une école pour moins de 30 ans… vous la détruisez. Ce n’est guère Grenello-compatible…
Mais, tout le monde sait vos projets de promotion immobilière présentés comme « non négociables » lors du dernier conseil d’école extraordinaire.
Je note simplement que vous avez ainsi le projet de réduire la cour de récréation des enfants pour faire place au promoteur
!
Nous acceptons bien volontiers que vous lanciez un concours de maîtrise d’ouvrage, pour une restructuration, une mise aux
normes et un complément de 3 classes, mais vous devez nous confirmer qu’il n’y aura pas de démembrement de l’assiette foncière de l’école et que figurera dans le cahier des charges le
respect de l’esprit de Jules Ferry. En tout état de cause, si nous pouvons vous autoriser à solliciter des subventions, nous ne pouvons pas voter l’article 5 qui vous autoriserait à signer permis
de démolir et de construire tant que nous n’avons pas vu le projet qui sortira du concours de maîtrise d’œuvre.
Monsieur le maire, je suis sûr que vous ne voudrez pas demeurer dans la mémoire de Boulonnais comme le Terminator de
l’école Billancourt et le bétonneur des cours de récréations.
Ce dimanche 8 mai, nous avons accompagné notre président Jean-Pierre Fourcade au cimetière Pierre-Grenier afin de rendre hommage à ceux qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, ont donné leur vie pour sauver notre pays de la barbarie nazie.
1) Le Sénateur Jean Pierre Fourcade vient de déposer sa gerbe devant le monument aux morts.
2) « Salut au drapeau ».
3) « Aux morts ».
4) Notre gerbe aux couleurs nationales.
5) « Aux morts ».
A noter : un très jeune homme porte le drapeau d’une association d’anciens déportés.
6) De gauche à droite : Eric Vincent et Mathieu Barbot, conseillers municipaux,
notre ancien Maire, Pierre-Mathieu Duhamel,
et le chef du service de la Police municipale, Brahim Benlarbi.
7) De gauche à droite : Thierry Solère, premier Maire Adjoint, Jean Pierre Fourcade, Jonathan Papillon, conseiller municipal délégué aux anciens combattants.
8) Nos élus et les représentants des corps constitués.
9) En mairie, trois élues de l’opposition municipale, dont Catherine Klein, écoutent le discours de Monsieur Papillon.
10) Les enfants du Conseil Municipal des jeunes rendent hommage aux Boulonnais qui se sont illustrés pendant la guerre.
11) Les élus émus écoutent les enfants de l’école du Point-du-jour leur chanter…..
12) ... LE CHANT DES PARTISANS.
(reportage Muriel Quentin-Broder)
Le Parisien, 5 mai 2011 :
Ce feu vert après l'enquête publique portant sur le plan d'aménagement de l'île Seguin ravit la mairie... et décontenance plusieurs associations et riverains opposés à la densification du site.
L'enquête publique portant sur le plan d'aménagement de l'île Seguin a pris fin le 2 avril. Il n'aura fallu qu'un mois et un jour à Jehan Eppe, le commissaire-enquêteur désigné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, pour délivrer son avis favorable à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme(PLU). Une étape importante dans le processus de reconstruction de l'ancien site industriel fermé par Renault en 1992.«C'est une réelle avancée, se réjouit Pierre-Christophe Baguet, le député-maire(UMP) de Boulogne-Billancourt. S'il avait formulé une opinion négative, le projet était planté. Je suis content de ce nouveau feu vert. » Néanmoins, Jehan Eppe a demandé à la mairie de préciser la hauteur des bâtiments qui doivent pousser sur l'île. Ces cinq tours baptisées «châteaux» par Jean Nouvel, l'architecte coordinateur du site, effraient de nombreux riverains.
« Cinquante habitants du Trapèze vivant près des quais ont fait part de leur opposition sur le registre d'enquête (NDLR: qui a reçu 420 contributions très majoritairement critiques), précise Pierre-Christophe Baguet. Nous devons les rencontrer pour mieux leur expliquer ce que nous comptons faire sur l'île. » Les huit associations locales qui refusent une trop forte concentration d'immeubles sur l'île Seguin comptent faire entendre leur point de vue jusqu'au vote du conseil municipal sur cette révision du PLU, le 16 juin. Jean Nouvel planche sur 337 500m² de droits à construire, un chiffre trois fois supérieur à celui présenté par Pierre-Christophe Baguet avant les élections municipales de 2008.
«On commence à dire que des considérations économiques ont conduit l'équipe dirigeante actuelle à densifier, déclare Jean-Louis Tourlière, le président de Boulogne Environnement. Il faut maintenant voir si des économies peuvent être faites en termes d'aménagements afin de réduire la surface de bureaux et parvenir ainsi à un meilleur équilibre.» Le compromis semble cependant difficile à atteindre. «Après le conseil municipal de juin, nous déposerons un recours gracieux qui nous fera gagner deux mois, promet Alain Mathioudakis, le président vert de Val de Seine. Nous réfléchirons ensuite à l'idée d'un recours contentieux».
Jérôme Bernatas.
Pôle musical sur la pointe aval, espace et galeries d'art sur la pointe amont, cinéma Pathé, cirque numérique de Madona Bouglione, résidence d'artistes, restaurants...
Le projet d'aménagement de l'île Seguin porté par la ville de Boulogne-Billancourt et par Jean Nouvel comprend de nombreux équipements à vocation culturelle... et un nombre important de mètres carrés dévolus à des bureaux.
Jean Nouvel a intégré à son projet cinq tours ou « châteaux», dont la hauteur pourrait atteindre 130m. Une urbanisation qui inquiète les riverains du Trapèze et des coteaux de Meudon, mais utile pour rentabiliser le programme qui pèse sur les finances de la ville et de Grand Paris Seine Ouest, la communauté d'agglomération. Les constructions n'ont toujours pas commencé sur l'île. Pourtant, la SAEM Val de Seine aménagement, qui pilote l'opération, va devoir commencer à rembourser dès 2013 l'emprunt de 110M€ qu'elle a contracté en 2009.
J.B.
Déjà contesté par les riverains, fédérés en collectif; qui ne veulent pas d'un bâtiment de 7 000m2 et de 15m de haut sous leurs fenêtres, le complexe tennistique que la mairie de Boulogne-Billancourt envisage d'installer sur le parc des Glacières fait l'objet d'une nouvelle offensive.
Après avoir déposé un recours gracieux auprès de la municipalité, l'association de défense de l'environnement Val de Seine Vert est passée au recoure contentieux devant le
tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise) contre ce projet municipal, lequel envisage d'aménager, sur ce poumon vert ente la patinoire et le nouveau quartier du Trapèze, des courts couverts et
découvrables qui font actuellement cruellement défaut aux licenciés du Tennis Club de Boulogne-Billancourt (TCBB).
Un collectif très vigilant
«Lors du conseil municipal du 7 octobre dernier, deux décisions, l'une concernant la modification du plan local d'urbanisme destiné à réduire l'espace vert du parc, l'autre lançant le concours de maîtrise d'oeuvre pour l'implantation des tennis du TCBB, ne pouvaient pas être prises le même jour, plaide Alain Mathioudakis, président de Val de Seine Vert. La mairie va devoir s'expliquer en justice sur la concomitance de ces deux décisions».
Dans son dernier bulletin, le collectif pour la sauvegarde du parc des Glacières dit soutenir cette action de Val de Seine Vert, « puisqu'elle est destinée à défendre le parc, explique-telle. Si nécessaire, nous pourrions être amenés à aider en participant aux frais engagés par cette association».
Un collectif qui reste très vigilant sur le sujet, malgré «des engagements» du maire qui n'a pour autant «pas renoncé expressément au projet d'amputer notre parc».
Même vigilance du côté de Val de Seine Vert : «Certains croient que le député-maire a renoncé, mais aucun acte concret dit que ce projet a été stoppé, avance Alain Mathioudakis. Rien ne formalise le fait qu'il a reculé».
Seul élément d'espoir pour les détracteurs des tennis sur le parc des Glacières : selon le collectif des riverains, l'attribution de la maîtrise d'oeuvre du projet aurait été retirée de la dernière commission d'appel d'offres municipale.
Le parisien 28 Avril 2011 - Roberto Cristofoli.
Alors que l'enquête publique sur l'aménagement de l'île Seguin vient de s'achever, les associations environnementales rappellent leur opposition à une urbanisation trop forte.
L'enquête publique concernant la modification du plan local d'urbanisme (PLU) de l'île Seguin s'est achevée le 2 avril. Le commissaire-enquêteur devrait rendre ses conclusions début juin.
Ensuite,le conseil municipal examinera son rapport, certainement le 9 juin. Tous ceux qui souhaiteront introduire un recours gracieux devant le tribunal administratif de Cergy contre cette modification du PLU auront deux mois pour le faire.
Et compte tenu des remarques faites parler assemblement de huit associations de défense de l'environnement, ces recours risquent d'être multiples.
Car on voit mal comment le député maire Pierre-Christophe Baguet et l'architecte Jean Nouvel, porteurs du projet d'aménagement, pourraient convaincre d'ici là les récalcitrants. Les termes du courrier envoyé par Boulogne-Environnement au commissaire enquêteur parlent d'eux-mêmes.
Le collectif dénonce le nombre de mètres carrés de bureaux
Le président Jean-Louis Tourlière y
rappelle que la modification du PLU «qualifiée de simplifiée permettrait de porter les
droits à construire sur l'île Seguin à 337 500m2, soit une augmentation de 93%», dont 164 000m2 de bureaux, 134 000m2
d'activités, commerces et équipements collectifs.
Le président de Boulogne-Environnement
s'interroge pour savoir si «c'est un souci strictement financier qui justifierait cette inflation des droits à construire». De la
même manière, il dénonce ces tours pudiquement baptisées «châteaux» par Jean Nouvel «Les voleurs
architecturaux ont développé cinq châteaux de plus de 100m2, compromettant largement les perspectives sur les coteaux de Meudon».
Du côté de l'association Environnement
Boulogne-Billancourt, la sévérité est elle aussi de mise. Son président, Anne-Henry Chombat de Lauwe, rappelle la position du
député-maire au moment des municipales : «C'est une île dé-densifiée avec 110 000m2 qui était proposée aux
Boulonnais. En juillet 2010, alors
que la nouvelle municipalité avait tardé à remettre en place les réunions de concertation, c'est par la presse
qu'élus et citoyens ont pris connaissance du nouveau projet présenté par le cabinet Jean Nouvel. Mais ce
n'est que le 9 décembre 2010, au cours de la séance du conseil municipal, que le revirement du député-maire est
apparu: Mais ce qu'il envisage n'accueillerait plus 110 000m2 ni 175 000m2 mais jusqu'à 337 500m2 dont 164
200m2 de bureaux, qui amèneraient 8 000 à 10 000 employés à transiter sur l'île... c'est-à-dire le
nombre de mètres carrés maximal qu'une révision simplifiée du PLU peut autoriser sur l'ensemble du trapèze et de l'île
Seguin, à cela près qu'elle trahit alors l'accord passé entre les associations et la ville qui prévoyait l'impossibilité d'un transfert de mètres carrés d'un
macro-lot à un autre».
Pour Val de Seine Vert, «la question de la densité sur l'île Seguin et sur le trapèze a déjà été tranchée en 2004 lors de l'adoption du PLU».
L'association s'interroge sur l'opportunité d'augmenter la surface de bureaux à 164 000m2 « alors que 10% de ceux de La Défense sont vides».
L'adoption du PLU modifié risque bien de ne pas être un long fleuve tranquille...
Le Parisien 19 Avril 2011 - Roberto Cristofoli
Dans Le Parisien du 11 avril 2011, Jean-Pierre Fourcade porte un regard critique sur la gestion de la ville et s'inquiète de ses conséquences financières :
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A |
80 ans, l’ex-ministre des Finances a décidé de ne pas se représenter en septembre au Sénat, dont il est membre depuis trente-trois ans. Comme conseiller municipal d’opposition qu’il compte demeurer, il garde un œil critique sur la gestion de la ville dont il a été maire de 1995 à 2007 ainsi que les orientations prises par son successeur. En annonçant des soucis financiers pour la ville.
- Dans quel état se trouve Boulogne-Billancourt ?
JEAN-PIERRE FOURCADE. C’est le troisième budget de la nouvelle équipe. Nous n’avons pas voté contre car il maintient les taux d’impôts à leur niveau
actuel et que notre premier objectif est de défendre les contribuables boulonnais. Mais nous n’avons pas pu voter pour, car ce budget ne comporte aucun autre projet d’investissement que
l’installation des tennis sur le parc des Glacières, ce que refusent les riverains, et qui risque de supprimer un espace vert nécessaire dans ce quartier. Nous nous sommes donc abstenus, pour
bien montrer que nous ne faisons pas de l’obstruction systématique, mais que nous jugeons sur pièce.
- Que se passe-t-il sur l’île Seguin ?
Je continue à déplorer que tout ce que j’avais mis en place en 2006 et 2007 ait été abandonné. L’université américaine de Paris, le centre d’hébergement pour chercheurs et artistes ainsi que le grand hôtel. Ces constructions seraient bien utiles aujourd’hui pour servir de base arrière au plateau de Saclay et pour favoriser le développement de la recherche en Ile-de-France. En revanche, le projet présenté par Jean Nouvel va contribuer à la surdensification de Boulogne-Billancourt, ville déjà très dense où il faut au contraire protéger le cadre de vie et évoluer résolument vers le développement durable.
- Et que pensez-vous des finances de la ville ?
A la fin 2010, l’endettement de la ville se trouvait au niveau auquel il était à la fin 2007. Mais, dans le même temps, le déficit de trésorerie de la SAEM va atteindre les 100 M€ et les premiers remboursements devront intervenir dès 2015.
- Avec quelles recettes ?
Comme il est difficile de vendre les terrains de l’île Seguin et que la conjoncture immobilière en matière de bureaux n’est pas très satisfaisante, je crains de gros ennuis financiers à partir de 2014.
- C’est l’histoire qui se répète…
Pour le centre-ville, j’avais trouvé en 1995 une situation désespérée et une commune sous la tutelle préfectorale. Je crains que les mêmes causes entraînent les mêmes effets. A vouloir détruire tout ce qu’ont fait ses prédécesseurs, Monsieur Baguet risque de laisser aux prochaines élections municipales une situation financière très délicate.
- Aux cantonales, pourquoi avez-vous soutenu Thierry Solère ?
Nous appartenons tous à l’UMP. Si nous contestons la gestion de l’équipe municipale actuelle, il n’y a aucune raison, dans la situation politique dans laquelle nous sommes, de ne pas voter pour le candidat investi par l’UMP qui a su faire l’union à droite. D’ailleurs, Catherine Klein, membre de notre groupe, a été élue avec lui comme suppléante. Elle s’était mise en congé du groupe pendant la période électorale, mais elle rejoint notre groupe à l’issue de ces élections.
Propos recueillis par Roberto Cristofoli,
Le Parisien, édition Hauts-de-Seine, 11 avril 2011.
Signez la pétition pour lutter contre la destruction de l'école billancourt.
Pétition contre le projet de bétonnage de l'Ile Seguin. Cliquez sur Signez pour manifester votre opposition.
Vous souhaitez nous rencontrer ?
retrouvez-nous à notre permanence au
63 rue de Billancourt,
du lundi au vendredi, de 15h à 18h.
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