Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 15:31

SOS ECOLE BILLANCOURT : Les info de la rentrée

Nous avons appris que la  pétition a continué de recueillir des signatures et des soutiens dont celui d’éminents scientifiques et professeurs d’université, comme Mona Ozouf.

Au niveau national, le monde de l’Histoire, de l’architecture et de l’enseignement s’engage pour l’école Billancourt :

La revue l’HISTOIRE (mensuel) consacre un N° spécial à l’histoire de l’école. A paraître le 17 septembre 2011 chez les tous les marchands de journaux.

Une page est consacrée à l’avenir de notre école. Achetez-la !!!!!!!!!!! 

 

SOS ECOLE BILLANCOURT = Secret défense

La présidente de l’association « SOS école Billancourt », Madame Michelle Fournier, directrice honoraire, nous a informés qu’elle a écrit en juillet au maire une lettre pour demander un rendez-vous afin de lui remettre la pétition, de dialoguer avec lui  et lui demander d’associer les enseignants, parents et  l’association, au projet de réhabilitation de l’école.

Elle n’a toujours reçu aucune réponse.

Elle nous a aussi confié que l’Association avait déposé un recours gracieux en date du 4 juillet 2011 auprès du maire et du préfet contre la délibération du conseil municipal qui autorise le maire à signer le permis de démolir. Si le préfet lui a accusé réception, en revanche le maire n’a donné aucune réponse.

Enfin, comme si de rien n’était, un appel à candidature pour la destruction-reconstruction de l’école été lancé et la clôture des remises de dossiers est le 22 ou le 25 septembre.

Un refus strict a été opposé par la mairie aux demandes d’informations des élus sur le texte de cet appel à candidature. Nous ignorons donc s’il y a été, tant soit peu, tenu compte des remarques faites par les élus lors du Conseil Municipal du 12 mai et, par la suite, des remarques faites par les citoyens Boulonnais.

Le pire n’est pas toujours sûr !

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Vie Municipale
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 14:55

Agnès Bauche, ancienne Maire-adjoint de quartier, et actuel conseillère municipale à Boulogne-Billancourt intervient sur le projet de destruction-reconstruction de l'école Bilancourt

 


Agnès Bauche défend l'école Billancourt contre s par upbb

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Vie Municipale
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 17:49

 

"Et de 5 !  C’est la rentrée… Certains en profitent pour partir !

 

Durant l'été, le député-maire Pierre-Christophe Baguet vient de connaître sa cinquième démission au sein de sa majorité. Mme Dubost, Maire-adjoint aux finances, a claqué la porte du Conseil Municipal.

 

dubostMalheureusement, Mme Dubost ne s'est pas exprimée sur les raisons de son départ. (). Pour seule information, les Boulonnais disposent de l'édito du Maire dans le BBI de septembre où il souhaite à Mme Dubost "un bon repos". Il est vrai que le Maire avait excusé son absence lors du conseil municipal de juillet dernier pour raison de santé. Si tel est réellement le cas, notre groupe souhaite à madame Dubost un prompt rétablissement.

 

Mais il se peut aussi que Mme Dubost se soit lassée des pressions exercées sur elle par un maire qui prétend endosser toutes les compétences de ses adjoints. C’est du moins ce que laissent entendre les informations émanant de la Mairie (notons d’ailleurs que même le personnel du département Finances n'était pas au courant de la démission de leur responsable directe au sein du conseil municipal).

 

Vrai ou Faux, c'est néanmoins le poste-clé de la municipalité qui est ainsi déserté. Un coup dur pour Pierre-Christophe Baguet  qui voit sa politique financière désavouée par celle qui était censée la porter…. .

 

Bref les Boulonnais pourront constater que M. Baguet a été très discret quant au départ de Mme Dubost comme il fut très discret dans le BBI pour les départs de M. Solère (Maire-adjoint), M. Gardillou (Maire-adjoint), M. Fournier (Maire-adjoint), M. Barbot (conseiller municipal).

 

On peut comprendre cette discrétion surtout concernant Madame Dubost. Imaginez un instant François Baroin Ministre des finances qui déciderait de claquer la porte du gouvernement sans explication. On imagine alors parfaitement le tsunami d'analyses et de commentaires qui s'abattrait sur Nicolas Sarkozy et sa majorité.

 

Rappelons-nous que le Maire avait été bien plus prolixe, pour annoncer triomphalement dans le BBI l'accueil de Philippe Tellini (ex-membre d'UPBB), puis de Catherine Klein (actuel membre du groupe UPBB). Il mettait en avant l'adhésion à son projet politique des 2 nouveaux élus et se voulait le rassembleur de la majorité.

 

Malheureusement, notre groupe ne dispose que d'un accès très limité au BBI. Le maire devant certainement estimer qu’une seule page suffit pour l'expression des 55% des Boulonnais qui n’ont pas voté pour lui en 2008, alors que sa majorité municipale dispose d'une page entière. Bel exemple de démocratie. 

 

Nous ne pouvons donc compter que sur celles et ceux qui nous soutiennent pour faire connaître aux Boulonnais nos positions sur les dossiers majeurs et la réalité des faits."

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 20:52

gueant.jpgDirecteur général des services de la Ville de 2008 à 2010, Pascal Guéant a été emporté cette semaine par une longue et douloureuse maladie.

 

Nous avons le souvenir d'un homme compétent et dynamique, manifestant un sens aigu de l’intérêt général.

 

Dans un contexte politique local complexe, il manifestait de grandes qualités d’écoute que nous avons particulièrement appréciées. 

 

Le groupe Unis pour Boulogne-Billancourt adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu'à ses collègues de la Mairie de Boulogne-Billancourt.

 

Jean-Pierre Fourcade et les membres du groupe UBPP

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Vie Municipale
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 14:22

 

- Question orale posée par Mme Agnès Bauche :

 

Bauche.jpg« Monsieur le Maire,

Les trois groupes d’opposition et les conseillers indépendants que compte désormais ce conseil municipal ont légalement droit à un espace d’expression dans les pages « tribunes » du BBI.

Compte tenu de la place croissante d’internet parmi les modes d’information privilégiés par nos concitoyens, et de l’utilisation croissante qu’en fait la majorité au sein du site WEB de la mairie, il serait équitable que ces groupes aient aussi un espace d’expression sur le site internet de la Ville. Je vous remercie ».

  

Réponse résumée du maire : Le site de la ville, créé en 1998, est « un site strictement institutionnel » (voir illustration ci-dessous…). Le maire se dit convaincu que, « quelles que soient [les] appartenances, [personne ne souhaite] en faire un lieu de débat politicien ». Il ajoute que les groupes politiques d’opposition y sont déjà présents, puisque le BBI, donc les tribunes d’opposition, sont en ligne, ainsi que les vidéos du conseil municipal.

A propos du BBI, le maire annonce que, suite à la création de l’inter-groupe présidé par M. Fourcade, il envisage de revoir la répartition de l’espace dévolu aux différents groupes d’opposition, qui représentent 1/3 du conseil municipal, et qui bénéficiaient jusqu’ici d’une page entière, comme la majorité : il menace donc de calquer cette répartition sur les effectifs respectifs de la majorité et de l’opposition, soit 37 et 18, ce qui permettrait à la majorité de  « gagner quelques lignes » sur la page de l’opposition… Mais, dans « un élan de générosité », le maire se dit favorable au maintien de l’équilibre 1 page / 1 page, et rappelle que l’opposition a « toute liberté de s’exprimer dans de nombreux supports » !

 

Site BoulBill

 

 Ceci n'est pas l'utilisation partisane d'un "site strictement institutionnel"... (pas du tout !)

 

Voyez, sur la page d'accueil du site de la ville, les morceaux choisis du précédent conseil : exclusivement des interventions de membres de la majorité municipale, et la revue de presse sur l'île Seguin : uniquement les articles favorables au projet... (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

- Question de Mme Rosaline Laureau à propos d’un appel d’offres présenté dans les documents remis aux conseillers municipaux :

  

Laureau.jpg« Monsieur le Maire,

L’état des avis d’appel public à la concurrence nous informe de l’ouverture d’un appel d’offres pour « l’acquisition, l’installation, la formation et la maintenance d’une solution « Gestion de la Relation Citoyenne », pour une durée d’un an renouvelable 3 fois, et ce, pour un montant maximum, la première année, de 140 000 € » : étant donné l’importance de la somme, pouvez-vous nous donner quelques précisions sur cette « solution », ses objectifs et les méthodes mises en œuvre, ainsi que sur le budget qu’elle implique. Je vous remercie ».

  

Réponse résumée : il s’agit, selon le Directeur général adjoint, M. Didier Jacques, d’ « accroître l’interaction du citoyen avec la Ville », en améliorant la « traçabilité des demandes et de leur traitement au sein des directions »… ceci impliquant l’achat et la mise en œuvre d’une « solution progicielle de gestion de la relation citoyenne » (fourniture, mise en service, formation des agents, maintenance, etc.), pour un montant de 140 000 € la première année, et 70 000 € les trois années suivantes…

 

Délibération n° 3 : Avis sur le projet de schéma départemental de coopération intercommunale pour le département des Hauts-de-Seine.

(Le maire propose d’émettre un avis défavorable au projet de schéma départemental de coopération intercommunale pour le département des Hauts-de-Seine, soumis pour avis par le préfet, et de demander un amendement qui prévoirait l’intégration de Vélizy-Villacoublay et de Marne-la-Coquette dans la communauté d’agglomération GPSO)

 

- Intervention de M. Jean-Pierre Fourcade :

  

Fourcade« Ma position n’a pas changé depuis le conseil d’agglomération : je suis opposé à cette délibération. Que Marne-la-Coquette nous rejoigne, cela me semble valable, puisque cette ville a participé au Schéma de cohésion territoriale, et que son entrée dans GPSO ne modifiera pas les perspectives de notre communauté d’agglomération. Mais nous sommes hostiles à l’entrée de Vélizy-Villacoublay, pour deux raisons : la communauté d’agglomération Versailles-Grand Parc est un des piliers de l’opération Saclay, et en la privant de Vélizy-Villacoublay, la commune la plus riche de cette communauté, nous affaiblirions la structure de communes qui va soutenir le projet de Saclay, auquel, vous le savez, le gouvernement, le Parlement et moi-même attachons beaucoup d’importance. Deuxième raison, plus importante encore : vous savez que les commissions des finances des deux assemblées réfléchissent actuellement à la péréquation en Île-de-France, or il est clair que l’adjonction de Vélizy-Villacoublay, où il y a beaucoup plus d’emplois que d’habitants (48 000 emplois, 22 000 habitants) et qui bénéficie de ressources fiscales considérables, va aggraver notre position dans les perspectives de péréquation horizontale. Vis-à-vis des communes qui bénéficient du fonds de solidarité des communes d’Île-de-France, accepter l’intégration de Vélizy-Villacoublay dans GPSO serait une provocation ! La péréquation risquant de nous faire perdre beaucoup plus de ressources financières que ne nous en ferait gagner l’arrivée de Vélizy, nous voterons donc contre cette délibération [qui s’opposait au projet du préfet, NDLR]. Je précise que je souhaite, en revanche, que Marne-la-Coquette nous rejoigne ! »

 

Délibération n° 5 : Vote de la décision modificative n° 1 relative au budget principal et aux budgets annexes. 

 

- Intervention de M. Eric Vincent :

  

Vincent.jpg« Cette décision modificative n’apporte pas de changements significatifs par rapport au budget primitif. Y apparaît seulement un complément de dotation de 2 M€ au titre du fonds départementale de la taxe professionnelle (FDTP), affecté à un remboursement sur le budget principal. Cette décision modificative est dans la droite ligne du budget : elle ne comporte aucune opération nouvelle. Comme pour le budget, donc, nous nous abstiendrons sur le vote de cette décision modificative ».

 

Délibération n° 9 : Attribution d’une subvention exceptionnelle à l’ACBB.

 

- Intervention de M. Jean-Pierre Fourcade, qui s’interroge sur le montant de la subvention « démentielle » de 470 000 € réservée à l’ACBB Rugby, et demande pourquoi elle n’a pas été en partie prélevée sur les subventions allouées à d’autres sections de l’ACBB. Il redoute un effet de cliquet qui rendrait inévitable l’augmentation annuelle de cette subvention, mais précise que le groupe vote cette délibération, en espérant qu’elle serve plus aux jeunes sportifs amateurs de Boulogne qu’à des professionnels…

 

Délibération n° 12 : Projet de réaménagement de Roland-Garros.

 

- Intervention de M. Jean-Pierre Fourcade :

 

« Le délibéré me semble insuffisant. En effet, l’opération de réaménagement de Roland-Garros est désormais lancée, et elle pourrait offrir à Boulogne-Billancourt une solution contre la pénurie de courts de tennis : nous pourrions demander à ce que les courts supplémentaires qui vont être construits soient mis à notre disposition, hors période de tournoi, ce qui allègerait les contraintes qui pèsent sur le TCBB. Comme la délibération, dans sa forme actuelle, évoque seulement une “compensation”, nous nous abstiendrons sur cette délibération ».

 

Délibération n° 14 : Convention de délégation de gestion du contingent préfectoral de logements sociaux.

 

- Intervention de Mlle Fatima Cardetas :

 

Cardetas.jpg« Monsieur le Maire,

Monsieur Mougin se félicite que la convention de délégation de gestion du contingent préfectoral de logements sociaux,  signée en 2006, ait permis à la commission Logement d’augmenter le volume des attributions, avec 149 logements du contingent préfectoral attribués en quatre ans. Cette délégation, encore peu répandue, a pour but – je cite l’article 1 – de « mieux adapter les attributions individuelles de logements sociaux au contexte local, et aux besoins des demandeurs ».

Le département des Hauts-de-Seine est le seul où l’expérience ait été généralisée, preuve que l’Etat fait confiance aux Villes pour gérer efficacement ce contingent, au plus près des demandeurs de logement et de la réalité sociale de leur territoire. Or on peut se demander si, aujourd’hui, notre commission Logement est tout à fait digne de cette confiance : nous sommes plusieurs à vous l’avoir signalé ces derniers mois,  les conditions d’attribution de logements, dans notre ville, se sont dégradées.

Tout d’abord, les dossiers de demandeurs de logements ne nous sont plus communiqués à l’avance, comme c’était le cas auparavant, mais nous les découvrons sur table lors de la réunion de la commission, ce qui empêche, à l’évidence, de les étudier avec toute l’attention nécessaire.

Ensuite, depuis mars 2011, les règles de cette commission ont changé : on ne nous soumet plus que trois dossiers de candidature par logement, alors que vraisemblablement, le nombre de demandeurs n’a, hélas, pas dû diminuer ces derniers mois, au contraire ! De plus, lorsque les trois candidats refusent les logements, les services proposent des candidats qui ne sont pas passés en commission…

Enfin, les candidatures proposées ne respectent plus de façon stricte les critères habituels d’attribution, notamment la gravité des situations où se trouvent les familles demandeuses, et, bien souvent, l’ancienneté de la demande : de plus en plus, nous proposons pour un logement social des dossiers étonnamment récents (quelques mois, alors que des demandes datant de plusieurs années sont en attente), non-urgents, dont le contenu ne justifie donc pas qu’ils soient mis en première position sur la liste.

Nous voudrions, Monsieur le Maire, avoir l’assurance que la commission Logement restera le lieu d’un examen sérieux et impartial des demandes, de toutes les demandes, afin que ses décisions, si lourdes de conséquences sur la vie des demandeurs, ne puissent faire naître chez nos concitoyens des soupçons d’arbitraire ni de clientélisme. Je vous remercie ».

[applaudissements au sein de l’opposition].

 

Réponse résumée : Le maire reconnaît l’existence de « dysfonctionnements » dans le fonctionnement de la commission Logement, et admet néanmoins quelques rares « cas privilégiés »… « Il faut mettre de la transparence, de l’organisation, et de la confidentialité », préconise-t-il. Mlle Cardetas, insistant sur le changement des règles depuis mars 2011, et la réduction à trois du nombre de dossiers soumis à la commission, se voit exhortée par le maire à « un peu d’humanité », ce qui suscite l’indignation de l’opposition : le maire prétend en effet dénoncer là une attaque ad hominem contre un des fonctionnaires municipaux, gravement malade, attaque que ne sous-entendait aucune des deux interventions concernant la commission Logement. M. Fourcade rappelle que le groupe UPBB est favorable à la convention, et qu’il votera donc cette délibération, puisque le maire s’engage par ailleurs à réorganiser le fonctionnement de la commission Logement, et notamment à augmenter le nombre de dossiers présentés pour chaque logement.

 

 
Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 16:59

Le Parisien - Lundi 4 Juillet 2011 - Cinq associations de défense de l'environnement se réunissent ce soir pour affiner leur stratégie contre le plan local d'urbanisme (PLU) de l'île Seguin. Regroupées au sein d'un G8, elles envisagent de déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif de Versailles et doivent se décider avant le 15 août, soit dans un délai de deux mois imposé par la loi.

Passé cette date, elles ne pourraient s'opposerau PLU adopté le 16juin, à l'issue d'un conseil municipal mouvementé. Le plan d'urbanisme prévoit la construction de 310 000 m2 dont cinq tours qui culmineront à plus de 100m de hauteur si le projet conçu par l'architecte Jean Nouvel voit le jour.

Dans un courrier envoyé à ses 250 adhérents, le président de Boulogne-Environnement, Jean-Louis Tourlière, explique en détail les raisons qui le poussent à s'opposer au projet voulu par le député-maire (UMP),Pierre-Christophe Baguet.

« En 2006, à l'issue de négociations nombreuses et intenses, un compromis entre les associations et l'équipe municipale de l'époque avait été trouvé.Les droits à construire de l'île étaient anêtés à hauteur de 175 000 m2, rappelle Jean-Louis Tourlière.Par-delà les circonstances qui ont conduit à abandonner les aménagements prévus surla dite île et le fait que les engagements pris par ailleurs sur le trapèze étaient tous respectés, le maire, il y a un an, a sorti de son chapeau, ou plus exactement de celui de Jean Nouvel, un nouveau projet. La méthode retenue, qui consistait à mettre l'ensemble des associations siégeant au sein de la commission de concertation Seguin Rives de Seine et l'ensemble de nos concitoyens, élus y compris, devant le fait accompli, engendra une situation de blocage.»

Le présidentde Boulogne-Environnement met en avant les réserves du commissaire-enquêteur, qui a émis un avis favorable sur le projet, sur deux points : « La première porte sur la hauteur des tours, tellement transparentes que les auteurs du projet

avaientjugé ce paramètre sans objet.

Seconde réserve : les transports nécessaires à l'acheminement journalier de près de 20 000 personnes, et actuellement inexistants dans l'attente de la concrétisation du projet du Grand Paris Express». Avant d'annoncer le dépôt d'un recours contentieux et de justifier l'intérêt à agir rapidement.

« D'une façon plus générale, notre propos est de dire qu'en matière d'urbanisme nous ne pouvons pas, comme dans d'autres domaines, attendre les prochaines élections et penser que l'équipe suivante pourra défaire ce qui a été fait (mal fait) par l'équipe actuelle. Les décisions sont irréversibles et le maire n'a donc pas droit à l'erreur».

Autre question posée par le président de Boulogne-Environnement à la quelle ni le député-maire de Boulogne-Billancourt ni le président du conseil général ne répondent : « Le conseil général acceptera-t-il de rétrocéder une partie de la pointe aval achetée 1€ symbolique, où il a programmé son équipement culturel pour y construire une tour ? Ce serait curieux !»

 

Le maire de Sèvre se dit « très attentif »

Lors d'un chat récent sur le site Internet de sa ville avec les habitants de Sèvres dont il est maire (UMP) et conseiller général,

François Kosciusko-Morizet (FKM) s'est exprimé sur le projet de l'île Seguin.« J'ai toujours émis le souhait que soient ménagées des perspectives transparentes entre les deux côtés de la Seine. Je rappelle que cette île est entièrement située sur la commune de Boulogne-Billancourt et que tout projet doit respecter les règlements d'urbanisme définis par le conseil municipal de Boulogne-Billancourt, lâche FKM. Je regrette que l'avis de la ville de Sèvres n'ait pas été sollicité dans le récent processus de

modification du plan local d'urbanisme de Boulogne-Billancourt et je serai très attentif aux évolutions de ce dossier».

 

Roberto Cristofoli

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Revue de presse
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 23:58
Conseil municipal du 16 juin : interventions de tous les élus UPBB au sujet de la révision simplifiée du PLU île Seguin.
 
Délibération n° 7 : Révision simplifiée du PLU Île Seguin. 

• Dorothée Pineau : 

« Monsieur le Maire, mes chers collègues, 

Pineau.jpgAprès avoir voté contre le projet de PLU présenté par votre majorité en 1999, après que des élus présents dans cette salle ont attaqué en 2004 nos projets pour en retarder la réalisation, après avoir fait campagne en 2008 sur le thème de la dé-densification de l’île Seguin, vous avez pris le risque de la table rase depuis trois ans. Nous vous avions laissé en 2008 un projet cohérent autour du concept de « l’île des Deux Cultures » de 175 000 m², avec dix permis de construire purgés de recours, et 20 M€ de recettes foncières prévisionnelles engagées. Vous voici aujourd’hui obligé de défendre le rêve de Jean Nouvel : comme l’a titré récemment un grand quotidien qui vous veut du bien, « Un projet d’immobilier de bureaux habillé aux couleurs du cirque ». Adieu à l’hôtel, rayée de la carte la salle de musique aux dimensions humaines pour les jeunes de Boulogne, renvoyés à New-York et dans le VIIe arrondissement les étudiants de l’université américaine, oubliés les chercheurs de la résidence. 

Tout ça pour quoi ? Pour 5 châteaux, des tours de bureaux dont nous dénoncions la hauteur prévisionnelle autour de 120 mètres de haut ; pour un complexe musical à la pointe aval, qui, coincé entre le Zénith et la Villette à Paris, et l’Arena à Nanterre, peinera sans doute à trouver son public et donc des programmateurs, si tant est qu’il trouve des financements. Pour des bureaux, en concurrence frontale avec ceux mieux desservis de la Défense ou de la Plaine Saint-Denis. Pour un faux jardin sous serre. 

Jean Nouvel, à votre demande, peut-être, nous parle d’un nouveau rêve. Nous sommes bien loin en effet de la nouvelle île d’Utopie qu’il défendait en 1999. Mais Jean Nouvel est un artiste : il peut donc changer de projet sans en rendre compte à quiconque. Mais vous, Monsieur le maire, vous expliquez dans les journaux que vous avez changé d’avis. Pour ces cas d'amnésie, Edgar Faure avait une boutade : « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. »

Si la politique est l'art du possible, le pragmatisme est une vertu politique. Vous nous dites que la crise est passée par là. La crise a bon dos, elle qui est arrivée plusieurs mois après votre élection, alors que les chantiers auraient pu démarrer. Prendre un virage sans perdre la confiance des électeurs, voilà toute la difficulté de la politique. La vérité d'un moment se heurte à la réalité d'un autre et seule la cohérence d'ensemble d'une action politique peut résoudre cette contradiction. Sans cet axe, le pragmatisme porte un autre nom : le cynisme.

Mais comment en êtes-vous arrivé là, Monsieur le maire ? 

Vous deviez modifier le PLU parce que vous augmentiez la densité de l’île, vous modifiez les hauteurs et prévoyez des tours de bureaux sans parkings ailleurs que sur la pointe amont. Mais aujourd’hui, non seulement vous avez changé de projet, mais vous changez d’argumentation. La raison de notre débat de ce soir serait financière. C’est vrai, et ce n’est pas vrai !

Si l’on se réfère aux derniers CRACL édités par la SAEM, et que vous avez votés, on peut rappeler les chiffres des projections financières à 2018, comparant les projections faites fin 2007 et fin 2009 :


2008 achat de l'île 43 M€ charges foncières espérées 165 M€ dépenses 158 M€
2010 achat de l'île 43 M€ charges foncières espérées 394 M€ dépenses 320 M€
 

En clair, Monsieur le maire, l’augmentation des dépenses découle de l’augmentation des charges, notamment : jardin couvert (127 M€ soit + 72%) et parking sur l’île (15 M€), frais d’études et honoraires techniques et de programmation qui passent de 47 à 79 M€ (+ 70%). C’est parce que vous avez prévu de dépenser plus que vous devez réaliser des tours de bureaux et non l’inverse ! 

Bien sûr, la SAEM a ouvert une ligne de trésorerie de 110 M€ en 2009 auprès de différents établissements financiers, dont 50 M€ ont été tirés ; aujourd’hui, le remboursement des intérêts serait de 4 M€/an, mais le capital ne pourra être remboursé qu’avec la vente des premières charges foncières. Or, les projets culturels auxquels vous tenez tant ne produisent que peu ou pas de charges foncières. Il faudra donc attendre la vente des charges foncières de bureaux. Or les tours sont plus chères à construire que des bâtiments de moindre hauteur, avec des charges d’entretien bien supérieures, impliquant des loyers plus bas, et en plus, en l’occurrence, il faut poser les fondations très profondément, du fait de la Seine. À combien les investisseurs paieront-ils le foncier et les droits à construire dans ces conditions ? A quoi vous êtes-vous engagé en notre nom, vous qui avez évincé l’opposition du conseil d’administration de la SAEM ? A nos questions légitimes il est difficile d’obtenir vos réponses. De l’extérieur, votre projet a tout d’une opération à risque.

Vous nous annoncez que sur les 310 000 m2 du nouveau projet, le volet culturel serait plus ou moins bouclé. Mais nous savons pourtant que le financement de ce volet culturel n’est pas assuré : pour la cité des Cirques, nous étions intervenus lors du conseil municipal du12 mai dernier sur d’inquiétants prolègomènes ; pour le pôle musical, le vote des premiers crédits d’études au Conseil Général a eu lieu en janvier dernier seulement comme le rappelait Jean-Jacques Guillet lors du conseil communautaire du 31 mars dernier). Et nous croyons savoir que le président du Conseil Général n’est pas emballé à l’idée de faire de la place à la tour Signal, qui devrait s’implanter sur la pointe aval. 

Pour le volet bureaux, qui doit supporter le projet, rien n’est signé non plus pour le moment. Les grands groupes ne font pourtant pas mystère de leurs projets d’aménagement, quand ils en ont ! La culture de la surprise et de « l’effet-fusée », pour vous citer, ne font pas bon ménage avec la gestion des grandes entreprises. Quittez un peu votre île, Monsieur le Maire ! Préoccupez-vous de la vraie vie… Celle où on ne joue pas avec de fantasmatiques châteaux, où on ne cache pas la poussière sous le tapis, où on doit rendre des comptes et où on le sait. 

Et enfin, sur la forme, Monsieur le maire : j’en viendrai rapidement à la procédure que vous avez choisie. La procédure de révision simplifiée est fortement encadrée par le code de l’urbanisme, notamment à son article L 123-13 «  lorsque la révision a pour seul objet la réalisation d’une construction ou d’une opération, à caractère public ou privé, présentant un intérêt général, […] la procédure de révision peut être effectuée selon une procédure simplifiée ». Mais nous ne sommes pas ici en présence d’une opération, mais bien d’un projet d’aménagement d’ensemble, qui par sa nature même (île rendue 100 % constructible, + 228 % de bureaux et + 41 % d’activité commerciales), aura des impacts sur l’environnement de l’ensemble de la vallée de la seine. 

Comme cette rédaction du code de l’urbanisme est relativement récente, nous n’avons pas encore beaucoup de jurisprudence (quoique nous ayions un arrêt très éclairant de la Cour administrative d’appel de Marseille de 2010, et un arrêt du Conseil d’Etat de 2009), et je suis certaine que vous vous êtes entouré des avis les plus éclairés ; mais Monsieur le maire, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Est-ce vraiment votre objectif que la ville de Boulogne figure un jour comme illustration d’un arrêt fiché au code Ville de Boulogne-Billancourt contre M. X ? Ce pourrait être la seule postérité du projet qui nous est présenté ce soir… 

Le commissaire-enquêteur vient de rendre un avis favorable, assorti de 2 réserves, qui doivent être levées avant le vote du PLU : l’une sur la déclinaison des hauteurs des tours, l’autre sur le réseau de transport. 

Sur la hauteur des tours, vous estimez ce soir que vous y répondez en baissant la hauteur des tours de 160 mètres à 120 mètres, donnant ainsi l’impression que vous écoutez les Boulonnais ; mais j’ai bien épluché vos déclarations récentes, Monsieur le maire. Malgré nos demandes précises, jamais vous n’évoquiez de hauteur. C’est donc une fausse concession que vous nous faites ce soir : vous descendez artificiellement à une hauteur de 120 mètres, des non-tours, des châteaux qui n’avaient ni forme ni hauteur. 

Sur le réseau de transport, nous savons aujourd’hui par le Ministre de la Ville que la boucle ouest du métro automatique du Grand Paris Express, et donc la station du Pont-de-Sèvres, ne seront pas réalisés avant 2025. Nous ne pouvons donc compter que sur l’existant ! Enfin, l’on ne doit pas sous-estimer les accès à l’île et les conditions de sécurité. Les 175 000 m² prévus étaient desservis par 3 ponts et 2 passerelles ; quid pour les 310 000 m2 ? 

Je ne vois pas dans la délibération de ce soir en quoi vous répondez à cette réserve du commissaire-enquêteur.
 
Monsieur le maire, vous vous êtes lancé dans un projet qui, du fait de l’opposition des riverains, des Boulonnais, et même des habitants des communes voisines et de leurs édiles, risque de ne jamais voir le jour. Le rêve a ses raisons que la raison ignore. Vos châteaux de béton risquent de devenir des châteaux de sable noyés dans la marée des recours. C’est pourquoi, Monsieur le maire, nous vous appelons à retirer votre projet.

Les 320 M€ de dépenses ne sont pas encore totalement engagés. On peut arrêter ce projet et mener des simulations pour savoir si, dans le cadre du PLU actuel, on s’en sortirait financièrement et, dans le cas contraire, quel serait le point d’équilibre. Cela serait pour vous l’occasion de revoir des points du programme culturel et de revenir à un programme plus équilibré, s’insérant avec plus de pertinence dans les autres projets du Grand Paris. 

C’est la demande de nos concitoyens, et c’est la voix de la raison ». 


• Fatima Cardetas
(Intervention non prononcée au conseil - Mlle Cardetas a dû sacrifier son temps de parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention interrompue par le Député-Maire) : 

« Monsieur le Maire, mes chers collègues, 

Cardetas.jpgVous nous avez présenté un projet d'aménagement de l'ile Seguin, qui comporte la réalisation de 5 tours, atteignant pour quatre d'entre elles les 100 mètres de haut et pour une les 120 mètres.

Projet auquel je n'adhère pas pour plusieurs raisons déjà évoquées par mes collègues, sauf une que j'aimerais partager avec vous.

Lors de notre mandature, nous nous étions attachés avec Jean-Pierre Fourcade, puis Pierre-Mathieu Duhamel, et Dorothée Pineau en sa qualité de Maire adjoint à l’urbanisme, à ne pas céder aux sirènes des promoteurs en maîtrisant la hauteur des bâtiments, afin de trouver un équilibre avec l'environnement urbain immédiat.

Notre objectif était de ne pas charger un quartier déjà particulièrement dense, avec le quartier du Pont de Sèvres et ses différents bâtiments et tours de bureaux.

Excepté la tour Horizon de Jean Nouvel, nous avons limité la hauteur de tous les autres bâtiments, et créé une respiration dont la ponctuation est le grand parc central.

Il est donc particulièrement difficile pour moi de comprendre la cohérence de votre projet, qui s’avère contraire au développement durable défendu par votre majorité.

Si vous proposez maintenant 310 000 m² sur 11 hectares, à proximité d'un quartier aussi dense que celui du Pont de Sèvres, cela ne peut qu'avoir des conséquences véritablement néfastes sur toute la ville, et plus particulièrement sur ce quartier, pour lequel nous avons développé un projet de désenclavement.

C'est pourquoi nous vous prions de tenir compte des demandes des Boulonnais du quartier Renault-Billancourt en vous tournant vers un projet plus cohérent avec l'image de notre ville, qui offre une qualité de vie reconnue par tous."


• Eric Vincent : 

« Monsieur le Maire, 

Vincent.jpgVous avez finalement décidé de présenter ce soir au Conseil municipal un projet d’aménagement de l’Île Seguin avec une constructibilité de 310.000 m² et cinq tours d’une hauteur comprise entre 120 et 100 mètres. 

En imposant aux Boulonnais un projet aussi différent de celui sur lequel vous avez été élu, avec, rappelons-le, moins de 45% des voix,  vous prenez une écrasante responsabilité. Car votre projet se traduit par un changement d’échelle de l’opération d’aménagement des anciens terrains Renault. Et ce changement porte en lui de lourdes conséquences pour les Boulonnais, qu’ils habitent le Trapèze ou le reste de la Ville.

S’il aboutissait, votre projet se traduirait d’abord par une forte augmentation des flux journaliers de circulation.
Avec une densité moyenne de 7,5 personnes pour 1.000 m² de bureaux, qui est la densité moyenne d’un quartier à dominante de bureaux comme la Défense, votre projet amènerait sur l’Ile quotidiennement environ  40.000 personnes contre 10.000 à 20.000 dans le projet sur lequel vous avez été élu. 

Les transports en commun ne sont absolument pas adaptés à une telle augmentation du flux : la ligne 9, est déjà extrêmement chargée avec les immeubles de bureaux actuels du Pont de Sèvres et du Trapèze. L’ajout de 10 à 20.000 entrants quotidiens signifiait déjà un quasi doublement du flux journalier de la station Pont de Sèvres (15 000 entrants quotidiens en 2005). Un ajout de 40.000 personnes conduirait à un triplement du flux. Cette perspective est inacceptable tant du point de vue des utilisateurs actuels de cette station que des nouveaux utilisateurs. 

Vous nous avez présenté le futur métro automatique « Grand Paris » comme  la solution à ce problème. Nous savons déjà que la fameuse gare « Ile Seguin-Pont de Sèvres » ne résoudra pas le problème de l’éloignement de la station qui va imposer aux utilisateurs de l’Ile un quart d’heure de marche dans chaque sens. Surtout nous ignorons à quelle date il est raisonnable d’espérer disposer de cet équipement et vous n’avez aucune prise sur ce calendrier.

Deuxième problème, quelles que soient les incitations apportées au déplacement en transport en commun, il est évident que le surcroît de déplacements quotidiens va se traduire par une augmentation des flux de circulation automobile et des problèmes de stationnement. A la Défense, près de 15% des personnes utilisent un moyen de locomotion individuel. A supposer que cette proportion se retrouve dans le cas de l’Ile Seguin, cela correspond à un ajout d’au moins 6.000 véhicules journaliers dans la ville. Rien n’a été prévu pour faire face à une telle augmentation alors que nos grands axes sont bouchés régulièrement. Quant au stationnement, nous n’avons aujourd’hui que la perspective de 1 400 à 2 000 places nouvelles dans le secteur, ce qui correspond au mieux a votre projet de 2008, de 175.000 m². 

A cette préoccupation s’ajoute, l’inquiétude devant la disproportion entre le volet « tours de bureaux » et le site qui est censé l’accueillir. L’Ile Seguin n’est pas un quartier urbain en friche. C’est une géographie spécifique (1km x 120 m au plus large) au milieu d’un environnement naturel exceptionnel. Elever des tours à 100 et 120 m sur cette île ne revient pas seulement à défigurer irrémédiablement le site. Cela pose aussi des problèmes de sécurité des constructions : à quelle profondeur faudra-t-il creuser pour couler des fondations assurant la stabilité à long terme de cinq tours proches d’une centaine de mètres les unes des autres ? la configuration des sols le permet-elle ? 

En outre, à supposer que cette construction soit possible en respectant les règles de sécurité, comment définira-t-on les plans d’évacuation d’urgence de l’Ile en cas de sinistre majeur ? Il y a aujourd’hui 3 ponts reliant l’Ile aux rives de la Seine. Peuvent-ils suffire à une évacuation de masse de 40 .000 personnes ? On est en droit de se poser la question. Il n’est fait d’ailleurs aucune mention dans le rapport d’enquête publique de la demande du Port autonome de Paris qui avait souhaité un point d’embarquement-débarquement des personnes et des marchandises.

Enfin, troisième conséquence de votre décision pour les Boulonnais, comment espérez-vous faire cohabiter cette cité des arts, dédiée à l’imagination, à la création et au rêve avec un environnement de tours de bureaux de grande hauteur ? Nous sommes dans ce conseil un certain nombre à travailler à la Défense, et nous savons que ce n’est certes pas là que nous aurions envie de nous retrouver pour nos loisirs,  même dans un auditorium ultra-moderne. 

M. le Maire, l’Ile Seguin ne peut être un lieu artificiel où se révéleraient les contradictions d’une politique qui cherche à la fois à en faire une vitrine culturelle et une machine à cash. Elle doit être un lieu de vie et d’échange. C’est pourquoi je vous demande de renoncer ce soir à ce projet de bétonnage pour lequel les Boulonnais ne vous ont pas élu et dont ils ne veulent pas ».


• Agnès Bauche : 

« Monsieur le maire,

Bauche.jpgVous êtes élu depuis plus de 20 ans et Dorothée Pineau a résumé vos entreprises de blocage depuis 1999 jusqu’à 2010. N’oublions pas non plus, parmi les « retardateurs » des projets précédents, le recours contre le PLU 2004 soutenu par Madame Belliard. 

Je reprends donc l’histoire depuis 2010 :

2010 : Le carrosse : Jean Nouvel effleure l’Ile de sa baguette et le plexiglas émerge de la maquette.

2011 : La citrouille : Las, tombe la transparence fallacieusement verdie, le béton perce entre les coteaux de Meudon et emmure Boulogne. Voyez l’allure de l’hôtel de charme ! 
Le prix Pritzker exécute votre commande, c’est un créatif : le quotidien,  ce n’est pas son truc. Il fait son service après vente. Ca marche surtout à la radio. 
Mais le bien être de vos concitoyens des 2 rives, c’est votre affaire à vous, maire de Boulogne-Billancourt et président de GPSO. Vous les condamnez à l’enfermement, à l’opacité, au trafic, aux embarras, au bruit, aux pollutions. Votre projet est invivable. 

2011, gag : Alors que vous siégez à la SAEM sans discontinuer depuis sa création, vous faites mine de vous apercevoir que vous n’en connaissiez pas les équilibres financiers. Nous pensez-vous si crédules ?

2011 : Pendant 10 ans vous avez joué à quitte en sabordant les projets successifs et maintenant, vous doublez. On est au pied du mur : vous nous demandez de faire un grand pas en avant. Ca fait mal. C’est du béton.
Mais les Boulonnais, pourraient bien préférer renoncer à une visite au cirque si le prix en est leur qualité de vie, de vue et d’oxygène. Si vous vous obstinez, il y aura des recours spontanés. Ils l’ont dit, ils l’ont écrit, ils l’ont promis.

Alors ce sera la faute à qui ?

Vous savez votre projet voué à l’échec, alors, fidèle à vos habitudes, vous rejetez la responsabilité sur les autres.

Monsieur Le maire, vous êtes très fort en communication. 

Vous avez affiché votre stratégie dans une presse complaisante, je cite :
« S'attendant à une charge de son opposition Fourcade-Solère demain soir, le député-maire fourbit ses armes et promet une réponse salée à son ex 1er adjoint. Et de conclure en prévenant tout éventuel rival aux prochaines municipales : “En 2014, si rien n'est sorti de terre sur l'île Seguin, les Boulonnais sanctionneront celui qui a fait capoter le projet…” »

Ainsi, faute de susciter l’adhésion, c’est donc par la menace que vous espérez nous convaincre ? 
Sourd aux signaux d’alerte de vos concitoyens, de vos collègues de GPSO, de vos partenaires de la SAEM, et des élus de ce conseil, vous vous comportez en kamikaze et vous le savez.

Ce n’est pas ce que l’on attend d’un élu, et j’espère bien qu’on se souviendra de ceux qui auront eu la conscience ce soir, de s’opposer à ce projet inhumain.

Monsieur le Maire, j’en appelle à votre sens des responsabilités. Vous faites face à un problème financier que vous avez créé. Vous nous placez dans une impasse financière. 

Mes chers collègues, c’est à vous que je m’adresse à présent. On peut encore éviter le pire. Le PLU actuel autorise 175000 m² constructibles. Utilisons-le sans retard. C’est la seule façon sensée de redresser la SAEM et de réconcilier la ville. 

Enfin, Monsieur le maire, ce matin tous les lycéens de France planchaient pour le bac de philo. Je vous en propose le sujet : PEUT-on avoir raison contre les faits ? ».


• Gérard Askinazi : 

Askinazi.jpg« Monsieur Baguet, une fois de plus votre gestion, vos actes, vos choix, votre manque  de réflexion et de concertation vont nous mener vers une situation catastrophique.

Situation dont vous serez responsable, comme vous êtes le seul  responsable de dix années de retards et d’échecs sur l’aménagement de l’Ile Seguin.

Car, Monsieur Baguet, c’est déjà vous qui en 1999 avait voté contre le PLU de Jean-Pierre Fourcade et avez brisé la majorité municipale de l’époque.

Vous étiez, de mémoire, premier maire-adjoint.

A l’époque, cela ne vous gênait pas que le premier maire-adjoint se dresse contre le projet d’urbanisme du maire. 

C’est déjà vous, Monsieur Baguet qui avez encouragé en 2004, les recours contentieux contre le POS de Boulogne-Billancourt, voté par la majorité de l’époque.

C’est toujours vous, Monsieur Baguet, qui avez jugé le projet de Jean Pierre Fourcade, trop haut, déraisonnable avec ses 175.000 m2 lors de votre campagne de 2008 et qui avait proposé de bâtir 110.000m2, sans la moindre réflexion ou analyse mais juste parce qu’il fallait trouver un axe de campagne pour vous faire élire.

C’est encore vous, Monsieur Baguet, qui avez annulé tous les projets qui avaient été décidé avant votre arrivée, creusant ainsi un trou financier :
- L’université Américaine, 
- La Salle de musique amplifiée (SMAC) 
- L’hôtel  4 étoiles.          
                        
Depuis plus de dix ans et jusqu’à aujourd’hui, vous n’avez fait que  démolir,  entraver,  empêcher, et avez tout fait pendant ces années pour bloquer tout ce qui pouvait faire avancer l’ile Seguin, et cela juste à des fins électorales, et maintenant vous souhaitez en faire le royaume de l’hyperdensité. 

Une Ile ou la densité sera  15, 42% supérieure à celle de la Défense !!!

Imaginez, vous prenez la Défense, vous ajoutez 15% et vous avez ce que pourrait devenir l’Ile Seguin.

Et bien non, Monsieur Baguet, vous n’êtes pas mandaté pour cela.

Exercer la responsabilité de maire ne vous autorise pas à faire n’importe quoi.

Les citoyens ont la parole tous les six ans en matière d’élection municipale, mais on doit les respecter pendant toute la durée du mandat. 

En n’écoutant ni les riverains, ni les associations, vous ne respectez pas la population de notre ville. Vous ne respectez rien ni personne, ni même les Boulonnais qui ont voté pour vous et pour votre projet.

A l’époque ou à juste titre, on se soucie d’éthique, de morale et de transparence en politique, vous donnez une bien triste image des engagements politiques et de la vie publique.

Si vous maintenez votre projet, nous allons vers une catastrophe urbanistique et financière.

Vous faites peur à la population, avec ce projet qualifié de “mégalomaniaque, délirant, et irréaliste”.

Je vous demande solennellement de retirer ce projet qui va à l’encontre des intérêts de Boulogne- Billancourt et de la volonté des citoyens ».


• Rosaline Laureau  (Intervention non prononcée au conseil - Mme Laureau a dû sacrifier son temps de parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention interrompue par le Député-Maire) : : 

« Monsieur le Maire, 

Laureau.jpgTout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’excellent niveau du conservatoire, qui en 1979 est devenu Conservatoire national de Région.

De nombreux musiciens de réputation mondiale en sont sortis, il fait la réputation de Boulogne-Billancourt si bien que certaines familles n’ont pas hésité à déménager pour venir s'installer à Boulogne.

L’un de ses autres atouts est qu’il est situé en centre ville ; facile d’accès en transport en commun ou à pied, on peut aussi faire des déposes-minute en voiture, le temps de décharger des instruments imposants tels qu’une contrebasse ou un violoncelle.

La vie du conservatoire, c'est au minimum un cours de solfège et un cours d'instrument par semaine, des répétitions d'orchestre et /ou de chorale. Certains enfants jouant de plusieurs instruments. 
 
Ce sont aussi des horaires ; des enfants qui sont en CHAM, qui doivent se rendre de leur école au conservatoire avec parfois très peu de temps pour faire l’aller-retour.

Ce sont des enfants justement ! 

Certains sont autonomes, d’autre ont la chance d’être accompagnés par un de leurs parents qui ne travaille pas et peut faire la navette, d’autres n’ont pas cette chance et doivent se débrouiller seuls.

A ceux-là, pouvez-vous garantir :

1/Un trajet plus court que celui qu’ils parcourent actuellement (en temps et en distance), 
2/Un trajet à pied aussi pratique et sécurisé qu’en centre ville,
3/Des moyens de transport en commun aussi réguliers qu’en centre-ville
4/La possibilité de faire des déposes minutes ?

En effet, comme son nom l’indique, le centre ville est au centre, donc par définition moins excentré que l’Ile, à moins que vous ne déménagiez aussi le centre-ville de Boulogne-Billancourt sur l’Ile Seguin, ce qui non seulement serait un scoop mais corroborerait aussi vos affirmations sur le fait que cela ne changerait rien au quotidien de ces élèves.

Et quid du conservatoire ? Est-il voué à la destruction, comme le collège du Vieux-Pont ou l’école Billancourt ? Allez-vous, comme Jean Nouvel, nous répondre que « les habitants sont trop bêtes pour comprendre » et que ce projet permettra aux boulonnais d’avoir plus d’infrastructures sans augmentations d’impôts ? Pensez-vous vraiment que ce déménagement soit dans l’intérêt de ces familles ? 

On était tranquille on était peinard
A jouer de la musique dans notre conservatoire,
Le maire est entré sans nous voir,
A commandé 335 000 m²
Il nous a dit, venez voir mes tours dans l'terrain vague
J'vais vous montrer mon meccano, 
A grands coups de projets mégalos,
Il nous déplace le conservatoire sur l’ile Seguin
Moi j'lui dis: "garde ton béton" ».


• Catherine Klein  (Intervention non prononcée au conseil - Mme Klein a dû sacrifier son temps de parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention interrompue par le Député-Maire) : : 

« Monsieur le Maire,

CatherineKleinIl suffit de parcourir la Ville ou de lire les journaux pour constater que l’offre de bureaux est déjà, à ce jour, particulièrement importante à Boulogne-Billancourt.

Pour simple exemple, dans le numéro de juin de L’ECO, journal de la communauté d’agglomération GPSO, figurent six annonces de BNP PARIBAS REAL ESTATE pour des surfaces conséquentes :

4 annonces concernent des bâtiments situés dans le nouveau quartier, en face de l’Ile Seguin :
- AURELIUM pour  une surface de 5 513 m²,
- LA FACTORY pour une surface de 13 861 m²
- ETIK pour une surface de 9 500 m²
- dans l’immeuble KHAPA : un niveau de 1 311 m²

et 2 annonces pour des immeubles de bureaux entièrement restructurés ou rénovés et situés à proximité :
- en bord de seine, ILEO, pour 17 303 m²
- et 10 122 m² dans le bâtiment  LE PRISME.
soit un total de 57 610 m² pour ces seuls bâtiments boulonnais.

Si l’on y ajoute les surfaces proposées par BNP PARIBAS REAL ESTATE dans ce même numéro de L’ECO, sur la commune voisine d’Issy-les-Moulineaux, on arrive à un total de surfaces de bureaux disponibles à ce jour de 99 835 m² dans un périmètre restreint.

Toutes ces surfaces sont proposées dans des immeubles HQE ou THPE ; elles sont immédiatement disponibles et la plupart de ces locaux sont vacants depuis leur construction, les autres à la suite du départ des précédents occupants.

A ce chiffre, il convient évidemment d’ajouter d’autres surfaces, certes plus petites et dispersées dans la Ville (comme 1 000 m2 au 159 rue de Silly par exemple), mais dont il faut tenir compte dans le total de l’offre de bureaux….
…sans oublier les tours GENERAL ELECTRIC du Pont-de-Sèvres qui, depuis leur édification, sont décriées pour  leur aspect massif et leur hauteur (la plus grande atteignant 100 m) et qui, lorsqu’elles seront entièrement restructurées, agrandies et mises aux normes HQE, ajouteront plus de 80 000 m² à l’offre de bureaux.

Dès lors, ce projet de tours sur l’Ile Seguin soulève deux questions – candides … :

1° la Ville de Boulogne-Billancourt a-t-elle réellement besoin de 164 200 m2 de bureaux supplémentaires, soit plus de 48 % de la surface bâtie totale envisagée sur l’Ile Seguin ?

2° sans parler de la tour prévue pour abriter un hôtel (dont la hauteur était volontairement limitée à 55 m dans le projet de la précédente mandature), quelle justification pouvez-vous apporter à votre projet d’édification de 4 tours de bureaux de 100 m de haut, projet qui dénaturera l’Ile et mécontente à juste titre tous ceux qui se verront ainsi privés de la vue agréable qui leur était garantie par le précédent projet ? »


• Jean-Michel Cohen :

025« Chateaubriand disait : “La politique, c’est dire des choses aux gens”. Jusqu’à ce jour, vous avez largement pratiqué l’exercice, en l’améliorant, même, puisqu’aujourd’hui, vous dévoilez une maquette,  ajoutant la vision à la parole. Je me crois revenu aux pires heures de la mairie de Boulogne-Billancourt, pas celle où vous combattiez Jean-Pierre Fourcade à propos de la surdensification, non : celle de M. Graziani, où le conseil était le lieu de hurlements et de vociférations, alors que sérénité et calme devraient régner. 

Je suis peut-être un des seuls ici à avoir compris l’histoire du cirque : c’est parce que vous aimez la magie ! Vous vous êtes dit : “Je vais prendre un prix d’architecture, je vais montrer de beaux dessins, et puis je vais dire des formules magiques, et hop, l’île Seguin va sortir ». Exemple de formules magiques : M. Nouvel nous explique qu’il existe une solution pour faire de l’écologie, c’est de créer de la densité ! Bravo ! Qu’il en parle avec M. Bové, avec M. Borloo ! Il m’expliquera comment les voitures des occupants vont arriver sur l’île, comment on va chauffer les bureaux, comment on va traiter les déjections des occupants, qui ne sont donc pas censés avoir de tube digestif ! Et, deuxième formule magique, ce ne sont plus des tours, mais des “châteaux” ! 

Notre architecte s’envole ! Ca y est ! Il va construire la “Babylone des temps modernes” ! Mais il faut lui rappeler que Babylone, c’est le symbole du déclin et du désarroi de cette ville après le règne de Nabuchodonosor… Bravo, Monsieur l’Architecte ! Quant aux termes employés, ils sont américains : on parle de skyline, mais savez-vous que, plus modestement, ce terme désigne les tunnels dans les grands magasins pour passer d’un magasin à l’autre ? Voilà ce que nous pouvons voir aujourd’hui ! 

Vous avez changé de métier ! M. Nouvel n’est plus architecte, il est devenu chargé de communication : il se répand dans la presse, nous explique combien c’est beau, sans, d’ailleurs, nous donner ses honoraires ! Et vous-même, M. Baguet, vous avez changé de rôle : vous n’êtes plus le maire de la ville, vous êtes devenu le « commercialisateur » ! Vous vantez en permanence l’arrivée d’entreprises, sans jamais nous donner la moindre preuve de concrétisation.

Exit la collection d’art moderne de Renault, exit la Maison de l’Histoire de France, exit, récemment, la fondation Cartier, qui se dit très étonnée d’être mêlée à cette opération. Suspense en ce qui concerne les équipements culturels, dont Thierry Solère, par ailleurs vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, nous dit qu’ils ne se feront pas : au finale, le rêve va devenir cauchemar ! Ne resteront sur l’île, finalement, que le gazon et les petites flèches. Ce que l’on peut prévoir, c’est la pluie des recours, qui vont tomber de Meudon, de Sèvres, de Boulogne : au total, deux ans de recours, six mois d’instruction, les constructions, etc. Et vous savez que plus les retards s’accumuleront, plus la hauteur des tours augmentera. 

Vous avez inventé une jolie formule : la “densité relative”. Cela veut dire que 1000 m² ne valent pas 1000 m² ! Votre adjointe aux finances nous a expliqué aussi qu’il existait des “dettes relatives”, très différentes des dettes absolues ! Et moi, je vous rappelle qu’il existe des majorités relatives, et que quand on n’est pas élu à la majorité absolue, le minimum  de la démocratie, ce serait de consulter la population, de privilégier l’écoute, de respecter les riverains, d’éviter de se réveiller brutalement pour tomber à l’eau. Attention, si les tours sont vides, il n’y aura pas de pompiers pour vous repêcher ! » 


• Jean-Pierre Fourcade : 

« Monsieur le Maire, mes chers collègues, 

fourcadevert.jpgAprès tout ce qu’ont dit mes collègues des trois groupes de l’opposition, je ne vais pas reprendre l’ensemble du dossier, mais je voudrais borner mon intervention à trois observations :

- Premièrement, à la fin 2007, quand nous avons quitté la mairie, l’équipe que je dirigeais et moi-même  avions 70 000 m² de permis de construire purgés de recours, ce qui annonçait une recette sur l’île Seguin d’une trentaine de millions d’euros. Vous avez pris la décision d’annuler tout cela, de reporter, de ne rien faire, et de rembourser les acomptes versés : c’est votre responsabilité, ce n’est pas la mienne.

- Deuxième observation : le projet de M. Nouvel a des aspects intéressants, notamment en ce qu’il reprend des éléments essentiels de mon projet, c’est-à-dire le grand jardin de 4 ha, le centre de création d’art contemporain, l’hôtel, la résidence pour chercheurs et artistes, les galeries d’art, etc. Ce projet a toutefois un défaut important : le nombre de m² augmente beaucoup, et il prévoit des tours, qui ne plaisent à personne [applaudissements dans la salle]. Je pense que vous auriez intérêt à conserver le Plan local d’urbanisme actuel, prévoyant 175 000 m² de surface bâtie, car les éléments culturels – que Mme de Beauval a très bien présentés, et je l’en remercie, puisque tout cela est de mon initiative – tous ces éléments culturels représenteront au maximum 80 000 m² : de 80 000 à 175 000 m², cela vous laisse de la marge ! 

- Troisième et dernière observation, qui sera la plus importante : même si, d’aventure, vous votiez cette délibération, elle n’aurait que peu d’effets ! Voici pourquoi : la loi du 15 juin 2011, qui, très opportunément, a été publiée au Journal officiel ce matin, prévoit que les collectivités locales d’Île-de-France peuvent mettre en chantier des projets, à deux conditions : d’abord, que ces projets soient compatibles avec la loi du 3 juin 2010 sur le Grand Paris, et qu’ils le soient avec le nouveau Schéma directeur adopté en 2008 par le Conseil régional d’Île-de-France. Il est clair que le projet que vous nous proposez ce soir paraît difficilement compatible avec ces deux textes, qui tous deux prônent une augmentation du nombre de logements, et une stabilisation ou une diminution de celui des bureaux. En effet, je vous rappelle que, lorsque nous avons lancé la zone d’actions concertées, il y avait un peu plus de logements que de bureaux, or vous avez déjà supprimé 30 000 m² de logements, et vous avez prévu des bureaux, en plus ! Et aujourd’hui si cette délibération était adoptée, il y aurait, pour l’ensemble de la zone, plus de bureaux que de logements, ce qui évidemment ne sera pas acceptable. 

Que dit la loi, dans son article unique ? Elle prévoit que vous soumettiez le projet ou la délibération au Préfet de région et au Président du Conseil régional d’Île-de-France, qui sont chargés d’apprécier la non-contrariété de votre projet avec les dispositions du SDRIF et avec la loi sur le Grand Paris.  Ils ont pour cela un délai d’un à deux mois. Je crains que, dans le cadre des objectifs du nouveau SDRIF et de la loi sur le Grand Paris, cette augmentation importante de la surface de bureaux (nous étions à 281 000 m² de bureaux pour 382 000 m² de logements, donc un écart de 100 000 m², or, dans votre projet, le volume de bureaux sera plus important que celui de logements).
Nous attendrons donc avec intérêt la position du Président du Conseil régional d’Île-de-France, et celle du Préfet. Je pense que vous serez obligé de revenir sur ce projet, d’ouvrir une nouvelle concertation, avec les élus, avec les riverains, avec les associations et avec l’ensemble de la population. Je voulais vous informer de la publication opportune de cette loi ce matin, qui modifie assez grandement vos perspectives ! Je vous remercie [vifs applaudissements dans la salle]. »
Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 23:43

 

Délibération n° 1 : Vote du compte administratif pour l’année 2010 (budget principal et budget annexe)

Eric Vincent :

« Je voudrais tout d’abord souligner, une fois encore, la très bonne qualité de présentation du rapport et je tiens à en féliciter M. Mathysen et les services de la Direction des finances.

Le projet de compte administratif confirme très logiquement la tendance que nous avons observée lors des deux décisions modificatives que votre majorité a votées en 2010 :

-     une baisse des dépenses de fonctionnement  de 4 M€ qui s’analyse en fait en une progression : à périmètre constant, donc en réintégrant le Conservatoire à rayonnement régional, soit 7 M€ de charges désormais transférées à GPSO, les dépenses courantes augmentent de 4,8 M€ (+2, 8%) en raison principalement des charges nouvelles occasionnées par l’ouverture de nouveaux établissements : écoles Doisneau et Maître Jacques, les deux nouvelles crèches et le musée Belmondo ;

 

-     une baisse des recettes de fonctionnement, qui se traduit  également à périmètre constant par une hausse (+ 8 M€, soit +4,5%), laquelle provient principalement d’un doublement aussi inattendu qu’exceptionnel des droits de mutation par rapport à 2009

 

Cette configuration permet de dégager un autofinancement de 23, 7 M€, en hausse de    2 M€ sur 2009, et même de 4 M€ si l’on se place avant la subvention « exceptionnelle » que vous avez attribuée au BA de la piscine-patinoire pour accélérer le remboursement de sa dette.

Où va cet excédent ? Sans surprise, nous constatons qu’il n’a été que peu investi dans l’investissement, aucune opération significative n’étant inscrite en 2010, comme nous l’avons déjà souligné, pas plus qu’en 2011 en dehors du projet très contesté des tennis des Glacières. Les crédits de paiement ont ainsi totalisé 15, 6 M€, dont la moitié correspondent à des dépenses récurrentes.

Le solde est affecté à une réduction de l’endettement qui, en termes consolidés, passe ainsi à 206 M€, ce qui vous permet, page 30 du rapport, d’afficher un encours moyen de dette par habitant redevenant égal à la moyenne des villes comparables.

L’objet du débat sur le CA n’est pas de discuter de l’exactitude du compte. Permettez-moi cependant de faire deux observations sur le résultat de votre gestion :

La première observation concerne la qualité de l’exécution budgétaire. Nous devons pour cette année saluer le bon contrôle des dépenses de fonctionnement mais nous nous posons des questions sur la maîtrise du budget d’investissement même réduit à 23,6 M€ dans le BP que vous avez fait voter par votre majorité et dont vous aurez finalement réalisé à peine les 2/3. 

Deuxième observation : nous avons entendu en commission Madame l’adjointe aux finances nous expliquer que pour bien mesurer l’effort réel d’investissement de la Ville, il faut consolider le budget principal, le budget annexe Billancourt-Seguin  mais aussi le budget de la SAEM, largement alimenté par des participations constructeurs et des subventions publiques.

Sans doute, Madame, mais dans ce cas, il faut aussi consolider les dettes des trois budgets et alors la situation s’éclaire d’un jour nouveau : ce n’est  pas à une baisse de l’endettement que nous assistons mais à une hausse rapide : 255 M€ en 2009, 266 M€ en 2010 et si la prévision budgétaire 2011 est réalisée, 286 M€ en 2011. L’endettement global de la Ville a ainsi augmenté de 33% depuis 2007.

Vous vous trouvez ainsi devant une situation pour le moins paradoxale :

-  soit vous continuez à expliquer aux Boulonnais que vous avez pleine confiance dans l’avenir et que les gains futurs sur l’Ile Seguin vous permettront de confirmer le désendettement que vous prétendez réaliser ; dans ce cas, je ne comprends vraiment pas pourquoi vous  réduisez  à ce point le budget d’investissement de la ville habitée et je vous propose d’affecter au moins une partie de l’excédent à diminuer le taux d’impôt des Boulonnais qui en ont bien besoin !

 

-  soit vous avez en réalité des craintes sur l’issue de l’opération à haut risque dans laquelle vous voulez engager la Ville sur l’Ile Seguin et dans ce cas, il vous faut préparer les Boulonnais au pire en essayant de contenir autant que possible la progression inexorable (et planifiée) de la dette.

 

Madame, nous vous laissons ainsi qu’à M. le Maire, la pleine responsabilité de dire la vérité aux Boulonnais. Pour ce qui nous concerne, nous nous abstiendrons sur le vote de ce compte administratif ».

 

Jean-Pierre Fourcade :

« En dépit de l’excellente présentation de Mme Dubost, il apparaît que votre exécution budgétaire repose sur trois éléments :

- un élément positif : la maîtrise des dépenses de fonctionnement,

- un élément négatif : la chute de l’investissement,

- et un événement heureux : le doublement des recettes d’enregistrement, qui, hélas, risque de ne pas se reproduire,

Au vu de cette conjonction d’éléments, nous nous contenterons de nous abstenir ».

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 16:14

Questions de Jean-Pierre Fourcade et de Dorothée Pineau

à propos de deux menaces pesant sur le patrimoine boulonnais :

 

Jean-Pierre Fourcade :

« Monsieur le maire,

Un plan de restructuration du parc Rothschild a été soumis à la Commission départementale des sites. Ce plan implique la destruction des équipements équestres et la construction de petits immeubles sur le terrain compris entre le parc et l’hôpital Ambroise-Paré. Je suis étonné que le conseil n’en ait pas été saisi : pourriez-vous nous éclairer sur ce projet ? »

- Réponse de G. Mougin (résumée) :

En novembre 2007, un projet a été présenté par la ville à la Commission départementale des sites, visant à restructurer les activités équestres dans le parc. En avril 2008, le Préfet des Hauts-de-Seine encourageait la démarche de valorisation entreprise par la ville, mais déplorait les constructions prévues dans le parc. La ville devait adopter un schéma directeur d’aménagement cohérent pour l’ensemble du site classé, soit environ 30 ha. Aujourd’hui, la ville a choisi de travailler avec un paysagiste pour parvenir à un projet global, et donner une cohérence aux différentes fonctions de ce site classé. Le conseil municipal du 23 septembre 2009 a approuvé le principe de cette étude, et a autorisé la demande de subventions auprès du ministère de l’Ecologie. Le ministère et l’architecte des Bâtiments de France ont été associés à cette étude, et des ateliers de travail se sont constitués pour réfléchir à l’avenir du site, impliquant notamment l’APHP, les associations sportives de la ville, la DRAC Île-de-France, les services techniques de GPSO. Le schéma directeur a été présenté jeudi 9 juin à la Commission départementale des sites, et a reçu un accueil « extrêmement favorable ». La Commission supérieure des sites et des paysages doit l’examiner à son tour en novembre prochain. Ce schéma ne sera approuvé que par la signature de Mme la ministre de l’Ecologie, sans doute en février 2012. Ce projet est encore susceptible d’évoluer : « nous avons la partition, mais nous n’avons pas encore écrit la musique », dit le paysagiste. Ce schéma sera inscrit au PADD et au PLU, et sera présenté au conseil municipal au premier semestre 2012. La ville profite de l’occasion pour remercier M. Gérard de Vassal pour sa longue expérience et son implication dans le dossier.

 

Dorothée Pineau :

« Monsieur le Maire,

 

Lors de la séance du conseil municipal du 12 mai dernier, à laquelle je n’ai pu malheureusement participer, M Gauthier Mougin a présenté une délibération n°7 relative à la reconstruction du groupe scolaire Billancourt.

 

Sans reprendre l’excellent exposé de ma collègue Agnès Bauche, je souhaiterais vous rappeler le point suivant.

 

Lors du lancement en septembre 2001 de la procédure de révision du PLU, un des objectifs recherchés par la municipalité que dirigeait alors Jean-Pierre Fourcade,  était la préservation du patrimoine de la ville. Cette volonté était partagée par les Boulonnais, car si vous vous référez au bilan de la concertation réalisée par la municipalité, vous verrez que 60 % des Boulonnais souhaitaient que le patrimoine architectural et urbain soit davantage protégé.

 

Nous avions alors confié à Jean-Pierre Feugas le soin de réaliser une étude sur ce patrimoine municipal, étude qui nous avait conduits à établir une liste de 67 bâtiments de référence et de 289 bâtiments à caractère patrimonial, bâtiments qui venaient bien sûr s’ajouter aux bâtiments déjà inscrits à l’Inventaire supplémentaire des bâtiments historiques. Ces deux listes figurent et dans le règlement et en annexe du PLU voté le 8 avril 2004. Je rappelle d’ailleurs que nous étions alors la première ville en France à nous doter d’un outil de protection municipale du patrimoine.

 

Or, même si ce point avait été oublié par M. Mougin, l’école de la rue de Billancourt figure précisément sur cette liste de Bâtiments à caractère patrimonial, pour lequel le règlement de la Zone UAa indique, je cite :

 

« UAa 11.7 Travaux sur les bâtiments à caractère patrimonial

UAa 11.7.1 Les travaux de réhabilitation sur les bâtiments à caractère patrimonial doivent concourir à mettre en valeur le caractère originel des bâtiments. Certaines adjonctions contemporaines et reconversions partielles sont admises lorsqu'elles participent à la mise en valeur de l'édifice.

UAa 11.7.2 La suppression d'ajouts dénaturant les bâtiments pourra être imposée.

UAa 11.8 Travaux dans les ensembles à caractère patrimonial

Les travaux dans les ensembles urbains ou bâtis à caractère patrimonial devront respecter les éléments de composition communs à l’ensemble : hauteur, volumétrie, matériaux et implantation….

 

Il en résulte clairement qu’à la différence des bâtiments de référence, les travaux sur et dans les bâtiments à caractère patrimonial, notamment des travaux de surélévation ou d’accessibilité, sont autorisés, mais dans la mesure, et uniquement dans ce cas, où ils participent à l’objectif que je rappelais en propos liminaire, soutenu par les Boulonnais,  de participer à la préservation du patrimoine de la ville.

Or, dans votre projet, Monsieur le Maire, vous parlez de démolition et de reconstruction, ce qui ne respecte en rien cet objectif.

Monsieur le Maire, comment pouvez-vous justifier la démolition d’une école inscrite au patrimoine de la ville ? »

 

- Réponse de G. Mougin (résumée):

Le PLU de 2004 crée deux nouvelles catégories pour la protection du patrimoine, outre le classement « Monuments historiques » et l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques : les bâtiments de référence et ceux à caractère patrimonial, chacune de ces catégories impliquant des contraintes différentes. Dans le concours d’architectes qui sera lancé pour l’école Billancourt, une des exigences sera de conserver « le bâtiment donnant sur la rue ou au moins sa façade ». Il semble difficile de réhabiliter le bâti existant en tenant compte des nouvelles normes pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, et de celles du Grenelle II sur les consommations énergétiques. Au terme de cette « opération de destruction-reconstruction », « le caractère patrimonial de ce bâtiment sera bien sûr pris en compte », mais « le cadre de vie sera bien meilleur »… « Les surfaces des cours de récréation seront maintenues ». « Tout sera fait pour préserver la qualité architecturale de notre patrimoine immobilier »…

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 15:55

Article du quotidien Le Monde sur l'Ile Seguin et les cinq tours

 

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Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Revue de presse
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