Conseil municipal du 16 juin : interventions de tous les élus UPBB au sujet de la révision simplifiée du PLU île
Seguin.
Délibération n° 7 : Révision simplifiée du PLU Île Seguin.
• Dorothée Pineau :
« Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Après avoir voté contre le projet de PLU présenté par votre majorité en
1999, après que des élus présents dans cette salle ont attaqué en 2004 nos projets pour en retarder la réalisation, après avoir fait campagne en 2008 sur le thème de la dé-densification de l’île
Seguin, vous avez pris le risque de la table rase depuis trois ans. Nous vous avions laissé en 2008 un projet cohérent autour du concept de « l’île des Deux Cultures » de 175 000 m², avec dix
permis de construire purgés de recours, et 20 M€ de recettes foncières prévisionnelles engagées. Vous voici aujourd’hui obligé de défendre le rêve de Jean Nouvel : comme l’a titré récemment un
grand quotidien qui vous veut du bien, « Un projet d’immobilier de bureaux habillé aux couleurs du cirque ». Adieu à l’hôtel, rayée de la carte la salle de musique aux dimensions humaines pour
les jeunes de Boulogne, renvoyés à New-York et dans le VIIe arrondissement les étudiants de l’université américaine, oubliés les chercheurs de la résidence.
Tout ça pour quoi ? Pour 5 châteaux, des tours de bureaux dont nous dénoncions la hauteur prévisionnelle autour de 120
mètres de haut ; pour un complexe musical à la pointe aval, qui, coincé entre le Zénith et la Villette à Paris, et l’Arena à Nanterre, peinera sans doute à trouver son public et donc des
programmateurs, si tant est qu’il trouve des financements. Pour des bureaux, en concurrence frontale avec ceux mieux desservis de la Défense ou de la Plaine Saint-Denis. Pour un faux jardin sous
serre.
Jean Nouvel, à votre demande, peut-être, nous parle d’un nouveau rêve. Nous sommes bien loin en effet de la nouvelle île
d’Utopie qu’il défendait en 1999. Mais Jean Nouvel est un artiste : il peut donc changer de projet sans en rendre compte à quiconque. Mais vous, Monsieur le maire, vous expliquez dans les
journaux que vous avez changé d’avis. Pour ces cas d'amnésie, Edgar Faure avait une boutade : « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. »
Si la politique est l'art du possible, le pragmatisme est une vertu politique. Vous nous dites que la crise est passée
par là. La crise a bon dos, elle qui est arrivée plusieurs mois après votre élection, alors que les chantiers auraient pu démarrer. Prendre un virage sans perdre la confiance des électeurs, voilà
toute la difficulté de la politique. La vérité d'un moment se heurte à la réalité d'un autre et seule la cohérence d'ensemble d'une action politique peut résoudre cette contradiction. Sans cet
axe, le pragmatisme porte un autre nom : le cynisme.
Mais comment en êtes-vous arrivé là, Monsieur le maire ?
Vous deviez modifier le PLU parce que vous augmentiez la densité de l’île, vous modifiez les hauteurs et prévoyez des
tours de bureaux sans parkings ailleurs que sur la pointe amont. Mais aujourd’hui, non seulement vous avez changé de projet, mais vous changez d’argumentation. La raison de notre débat de ce soir
serait financière. C’est vrai, et ce n’est pas vrai !
Si l’on se réfère aux derniers CRACL édités par la SAEM, et que vous avez votés, on peut rappeler les chiffres des
projections financières à 2018, comparant les projections faites fin 2007 et fin 2009 :
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2008
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achat de l'île 43 M€
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charges foncières espérées 165 M€
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dépenses 158 M€
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2010
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achat de l'île 43 M€
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charges foncières espérées 394 M€
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dépenses 320 M€
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En clair, Monsieur le maire, l’augmentation des dépenses découle de l’augmentation des charges, notamment : jardin couvert (127 M€ soit + 72%) et parking sur l’île (15 M€), frais d’études et
honoraires techniques et de programmation qui passent de 47 à 79 M€ (+ 70%). C’est parce que vous avez prévu de dépenser plus que vous devez réaliser des tours de bureaux et non l’inverse
!
Bien sûr, la SAEM a ouvert une ligne de trésorerie de 110 M€ en 2009 auprès de différents établissements financiers, dont 50 M€ ont été tirés ; aujourd’hui, le remboursement des intérêts serait
de 4 M€/an, mais le capital ne pourra être remboursé qu’avec la vente des premières charges foncières. Or, les projets culturels auxquels vous tenez tant ne produisent que peu ou pas de charges
foncières. Il faudra donc attendre la vente des charges foncières de bureaux. Or les tours sont plus chères à construire que des bâtiments de moindre hauteur, avec des charges d’entretien bien
supérieures, impliquant des loyers plus bas, et en plus, en l’occurrence, il faut poser les fondations très profondément, du fait de la Seine. À combien les investisseurs paieront-ils le foncier
et les droits à construire dans ces conditions ? A quoi vous êtes-vous engagé en notre nom, vous qui avez évincé l’opposition du conseil d’administration de la SAEM ? A nos questions légitimes il
est difficile d’obtenir vos réponses. De l’extérieur, votre projet a tout d’une opération à risque.
Vous nous annoncez que sur les 310 000 m2 du nouveau projet, le volet culturel serait plus ou moins bouclé. Mais nous savons pourtant que le financement de ce volet culturel n’est pas assuré :
pour la cité des Cirques, nous étions intervenus lors du conseil municipal du12 mai dernier sur d’inquiétants prolègomènes ; pour le pôle musical, le vote des premiers crédits d’études au Conseil
Général a eu lieu en janvier dernier seulement comme le rappelait Jean-Jacques Guillet lors du conseil communautaire du 31 mars dernier). Et nous croyons savoir que le président du Conseil
Général n’est pas emballé à l’idée de faire de la place à la tour Signal, qui devrait s’implanter sur la pointe aval.
Pour le volet bureaux, qui doit supporter le projet, rien n’est signé non plus pour le moment. Les grands groupes ne font pourtant pas mystère de leurs projets d’aménagement, quand ils en ont !
La culture de la surprise et de « l’effet-fusée », pour vous citer, ne font pas bon ménage avec la gestion des grandes entreprises. Quittez un peu votre île, Monsieur le Maire ! Préoccupez-vous
de la vraie vie… Celle où on ne joue pas avec de fantasmatiques châteaux, où on ne cache pas la poussière sous le tapis, où on doit rendre des comptes et où on le sait.
Et enfin, sur la forme, Monsieur le maire : j’en viendrai rapidement à la procédure que vous avez choisie. La procédure de révision simplifiée est fortement encadrée par le code de l’urbanisme,
notamment à son article L 123-13 « lorsque la révision a pour seul objet la réalisation d’une construction ou d’une opération, à caractère public ou privé, présentant un intérêt général,
[…] la procédure de révision peut être effectuée selon une procédure simplifiée ». Mais nous ne sommes pas ici en présence d’une opération, mais bien d’un projet d’aménagement d’ensemble, qui par
sa nature même (île rendue 100 % constructible, + 228 % de bureaux et + 41 % d’activité commerciales), aura des impacts sur l’environnement de l’ensemble de la vallée de la seine.
Comme cette rédaction du code de l’urbanisme est relativement récente, nous n’avons pas encore beaucoup de jurisprudence (quoique nous ayions un arrêt très éclairant de la Cour administrative
d’appel de Marseille de 2010, et un arrêt du Conseil d’Etat de 2009), et je suis certaine que vous vous êtes entouré des avis les plus éclairés ; mais Monsieur le maire, les conseilleurs ne sont
pas les payeurs. Est-ce vraiment votre objectif que la ville de Boulogne figure un jour comme illustration d’un arrêt fiché au code Ville de Boulogne-Billancourt contre M. X ? Ce pourrait être la
seule postérité du projet qui nous est présenté ce soir…
Le commissaire-enquêteur vient de rendre un avis favorable, assorti de 2 réserves, qui doivent être levées avant le vote du PLU : l’une sur la déclinaison des hauteurs des tours, l’autre sur le
réseau de transport.
Sur la hauteur des tours, vous estimez ce soir que vous y répondez en baissant la hauteur des tours de 160 mètres à 120 mètres, donnant ainsi l’impression que vous écoutez les Boulonnais ; mais
j’ai bien épluché vos déclarations récentes, Monsieur le maire. Malgré nos demandes précises, jamais vous n’évoquiez de hauteur. C’est donc une fausse concession que vous nous faites ce soir :
vous descendez artificiellement à une hauteur de 120 mètres, des non-tours, des châteaux qui n’avaient ni forme ni hauteur.
Sur le réseau de transport, nous savons aujourd’hui par le Ministre de la Ville que la boucle ouest du métro automatique du Grand Paris Express, et donc la station du Pont-de-Sèvres, ne seront
pas réalisés avant 2025. Nous ne pouvons donc compter que sur l’existant ! Enfin, l’on ne doit pas sous-estimer les accès à l’île et les conditions de sécurité. Les 175 000 m² prévus étaient
desservis par 3 ponts et 2 passerelles ; quid pour les 310 000 m2 ?
Je ne vois pas dans la délibération de ce soir en quoi vous répondez à cette réserve du commissaire-enquêteur.
Monsieur le maire, vous vous êtes lancé dans un projet qui, du fait de l’opposition des riverains, des Boulonnais, et
même des habitants des communes voisines et de leurs édiles, risque de ne jamais voir le jour. Le rêve a ses raisons que la raison ignore. Vos châteaux de béton risquent de devenir des châteaux
de sable noyés dans la marée des recours. C’est pourquoi, Monsieur le maire, nous vous appelons à retirer votre projet.
Les 320 M€ de dépenses ne sont pas encore totalement engagés. On peut arrêter ce projet et mener des simulations pour savoir si, dans le cadre du PLU actuel, on s’en sortirait financièrement et,
dans le cas contraire, quel serait le point d’équilibre. Cela serait pour vous l’occasion de revoir des points du programme culturel et de revenir à un programme plus équilibré, s’insérant avec
plus de pertinence dans les autres projets du Grand Paris.
C’est la demande de nos concitoyens, et c’est la voix de la raison ».
• Fatima Cardetas (Intervention non prononcée au conseil - Mlle Cardetas a dû sacrifier son temps de
parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention interrompue par le Député-Maire) :
« Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Vous nous avez présenté un projet d'aménagement de l'ile Seguin,
qui comporte la réalisation de 5 tours, atteignant pour quatre d'entre elles les 100 mètres de haut et pour une les 120 mètres.
Projet auquel je n'adhère pas pour plusieurs raisons déjà évoquées par mes collègues, sauf une que j'aimerais partager avec vous.
Lors de notre mandature, nous nous étions attachés avec Jean-Pierre Fourcade, puis Pierre-Mathieu Duhamel, et Dorothée Pineau en sa qualité de Maire adjoint à l’urbanisme, à ne pas céder aux
sirènes des promoteurs en maîtrisant la hauteur des bâtiments, afin de trouver un équilibre avec l'environnement urbain immédiat.
Notre objectif était de ne pas charger un quartier déjà particulièrement dense, avec le quartier du Pont de Sèvres et ses différents bâtiments et tours de bureaux.
Excepté la tour Horizon de Jean Nouvel, nous avons limité la hauteur de tous les autres bâtiments, et créé une respiration dont la ponctuation est le grand parc central.
Il est donc particulièrement difficile pour moi de comprendre la cohérence de votre projet, qui s’avère contraire au développement durable défendu par votre majorité.
Si vous proposez maintenant 310 000 m² sur 11 hectares, à proximité d'un quartier aussi dense que celui du Pont de Sèvres, cela ne peut qu'avoir des conséquences véritablement néfastes sur toute
la ville, et plus particulièrement sur ce quartier, pour lequel nous avons développé un projet de désenclavement.
C'est pourquoi nous vous prions de tenir compte des demandes des Boulonnais du quartier Renault-Billancourt en vous tournant vers un projet plus cohérent avec l'image de notre ville, qui offre
une qualité de vie reconnue par tous."
• Eric Vincent :
« Monsieur le Maire,
Vous avez finalement décidé de présenter ce soir au Conseil municipal
un projet d’aménagement de l’Île Seguin avec une constructibilité de 310.000 m² et cinq tours d’une hauteur comprise entre 120 et 100 mètres.
En imposant aux Boulonnais un projet aussi différent de celui sur lequel vous avez été élu, avec, rappelons-le, moins de 45% des voix, vous prenez une écrasante responsabilité. Car votre
projet se traduit par un changement d’échelle de l’opération d’aménagement des anciens terrains Renault. Et ce changement porte en lui de lourdes conséquences pour les Boulonnais, qu’ils habitent
le Trapèze ou le reste de la Ville.
S’il aboutissait, votre projet se traduirait d’abord par une forte augmentation des flux journaliers de circulation.
Avec une densité moyenne de 7,5 personnes pour 1.000 m² de bureaux, qui est la densité moyenne d’un quartier à dominante de bureaux comme la Défense, votre projet amènerait sur l’Ile
quotidiennement environ 40.000 personnes contre 10.000 à 20.000 dans le projet sur lequel vous avez été élu.
Les transports en commun ne sont absolument pas adaptés à une telle augmentation du flux : la ligne 9, est déjà extrêmement chargée avec les immeubles de bureaux actuels du Pont de Sèvres et du
Trapèze. L’ajout de 10 à 20.000 entrants quotidiens signifiait déjà un quasi doublement du flux journalier de la station Pont de Sèvres (15 000 entrants quotidiens en 2005). Un ajout de 40.000
personnes conduirait à un triplement du flux. Cette perspective est inacceptable tant du point de vue des utilisateurs actuels de cette station que des nouveaux utilisateurs.
Vous nous avez présenté le futur métro automatique « Grand Paris » comme la solution à ce problème. Nous savons déjà que la fameuse gare « Ile Seguin-Pont de Sèvres » ne résoudra pas le
problème de l’éloignement de la station qui va imposer aux utilisateurs de l’Ile un quart d’heure de marche dans chaque sens. Surtout nous ignorons à quelle date il est raisonnable d’espérer
disposer de cet équipement et vous n’avez aucune prise sur ce calendrier.
Deuxième problème, quelles que soient les incitations apportées au déplacement en transport en commun, il est évident que le surcroît de déplacements quotidiens va se traduire par une
augmentation des flux de circulation automobile et des problèmes de stationnement. A la Défense, près de 15% des personnes utilisent un moyen de locomotion individuel. A supposer que cette
proportion se retrouve dans le cas de l’Ile Seguin, cela correspond à un ajout d’au moins 6.000 véhicules journaliers dans la ville. Rien n’a été prévu pour faire face à une telle augmentation
alors que nos grands axes sont bouchés régulièrement. Quant au stationnement, nous n’avons aujourd’hui que la perspective de 1 400 à 2 000 places nouvelles dans le secteur, ce qui correspond au
mieux a votre projet de 2008, de 175.000 m².
A cette préoccupation s’ajoute, l’inquiétude devant la disproportion entre le volet « tours de bureaux » et le site qui est censé l’accueillir. L’Ile Seguin n’est pas un quartier urbain en
friche. C’est une géographie spécifique (1km x 120 m au plus large) au milieu d’un environnement naturel exceptionnel. Elever des tours à 100 et 120 m sur cette île ne revient pas seulement à
défigurer irrémédiablement le site. Cela pose aussi des problèmes de sécurité des constructions : à quelle profondeur faudra-t-il creuser pour couler des fondations assurant la stabilité à long
terme de cinq tours proches d’une centaine de mètres les unes des autres ? la configuration des sols le permet-elle ?
En outre, à supposer que cette construction soit possible en respectant les règles de sécurité, comment définira-t-on les plans d’évacuation d’urgence de l’Ile en cas de sinistre majeur ? Il y a
aujourd’hui 3 ponts reliant l’Ile aux rives de la Seine. Peuvent-ils suffire à une évacuation de masse de 40 .000 personnes ? On est en droit de se poser la question. Il n’est fait d’ailleurs
aucune mention dans le rapport d’enquête publique de la demande du Port autonome de Paris qui avait souhaité un point d’embarquement-débarquement des personnes et des marchandises.
Enfin, troisième conséquence de votre décision pour les Boulonnais, comment espérez-vous faire cohabiter cette cité des arts, dédiée à l’imagination, à la création et au rêve avec un
environnement de tours de bureaux de grande hauteur ? Nous sommes dans ce conseil un certain nombre à travailler à la Défense, et nous savons que ce n’est certes pas là que nous aurions envie de
nous retrouver pour nos loisirs, même dans un auditorium ultra-moderne.
M. le Maire, l’Ile Seguin ne peut être un lieu artificiel où se révéleraient les contradictions d’une politique qui cherche à la fois à en faire une vitrine culturelle et une machine à cash. Elle
doit être un lieu de vie et d’échange. C’est pourquoi je vous demande de renoncer ce soir à ce projet de bétonnage pour lequel les Boulonnais ne vous ont pas élu et dont ils ne veulent pas
».
• Agnès Bauche :
« Monsieur le maire,
Vous êtes élu depuis plus de 20 ans et Dorothée Pineau a résumé vos
entreprises de blocage depuis 1999 jusqu’à 2010. N’oublions pas non plus, parmi les « retardateurs » des projets précédents, le recours contre le PLU 2004 soutenu par Madame
Belliard.
Je reprends donc l’histoire depuis 2010 :
2010 : Le carrosse : Jean Nouvel effleure l’Ile de sa baguette et le plexiglas émerge de la maquette.
2011 : La citrouille : Las, tombe la transparence fallacieusement verdie, le béton perce entre les coteaux de Meudon et emmure Boulogne. Voyez l’allure de l’hôtel de charme !
Le prix Pritzker exécute votre commande, c’est un créatif : le quotidien, ce n’est pas son truc. Il fait son
service après vente. Ca marche surtout à la radio.
Mais le bien être de vos concitoyens des 2 rives, c’est votre affaire à vous, maire de Boulogne-Billancourt et président
de GPSO. Vous les condamnez à l’enfermement, à l’opacité, au trafic, aux embarras, au bruit, aux pollutions. Votre projet est invivable.
2011, gag : Alors que vous siégez à la SAEM sans discontinuer depuis sa création, vous faites mine de vous apercevoir que vous n’en connaissiez pas les équilibres financiers. Nous pensez-vous si
crédules ?
2011 : Pendant 10 ans vous avez joué à quitte en sabordant les projets successifs et maintenant, vous doublez. On est au pied du mur : vous nous demandez de faire un grand pas en avant. Ca fait
mal. C’est du béton.
Mais les Boulonnais, pourraient bien préférer renoncer à une visite au cirque si le prix en est leur qualité de vie, de
vue et d’oxygène. Si vous vous obstinez, il y aura des recours spontanés. Ils l’ont dit, ils l’ont écrit, ils l’ont promis.
Alors ce sera la faute à qui ?
Vous savez votre projet voué à l’échec, alors, fidèle à vos habitudes, vous rejetez la responsabilité sur les autres.
Monsieur Le maire, vous êtes très fort en communication.
Vous avez affiché votre stratégie dans une presse complaisante, je cite :
« S'attendant à une charge de son opposition Fourcade-Solère demain soir, le député-maire fourbit ses armes et promet une
réponse salée à son ex 1er adjoint. Et de conclure en prévenant tout éventuel rival aux prochaines municipales : “En 2014, si rien n'est sorti de terre sur l'île Seguin, les Boulonnais
sanctionneront celui qui a fait capoter le projet…” »
Ainsi, faute de susciter l’adhésion, c’est donc par la menace que vous espérez nous convaincre ?
Sourd aux signaux d’alerte de vos concitoyens, de vos collègues de GPSO, de vos partenaires de la SAEM, et des élus de ce
conseil, vous vous comportez en kamikaze et vous le savez.
Ce n’est pas ce que l’on attend d’un élu, et j’espère bien qu’on se souviendra de ceux qui auront eu la conscience ce soir, de s’opposer à ce projet inhumain.
Monsieur le Maire, j’en appelle à votre sens des responsabilités. Vous faites face à un problème financier que vous avez créé. Vous nous placez dans une impasse financière.
Mes chers collègues, c’est à vous que je m’adresse à présent. On peut encore éviter le pire. Le PLU actuel autorise 175000 m² constructibles. Utilisons-le sans retard. C’est la seule façon sensée
de redresser la SAEM et de réconcilier la ville.
Enfin, Monsieur le maire, ce matin tous les lycéens de France planchaient pour le bac de philo. Je vous en propose le sujet : PEUT-on avoir raison contre les faits ? ».
• Gérard Askinazi :
« Monsieur Baguet, une fois de plus votre gestion, vos actes, vos
choix, votre manque de réflexion et de concertation vont nous mener vers une situation catastrophique.
Situation dont vous serez responsable, comme vous êtes le seul responsable de dix années de retards et d’échecs sur l’aménagement de l’Ile Seguin.
Car, Monsieur Baguet, c’est déjà vous qui en 1999 avait voté contre le PLU de Jean-Pierre Fourcade et avez brisé la majorité municipale de l’époque.
Vous étiez, de mémoire, premier maire-adjoint.
A l’époque, cela ne vous gênait pas que le premier maire-adjoint se dresse contre le projet d’urbanisme du maire.
C’est déjà vous, Monsieur Baguet qui avez encouragé en 2004, les recours contentieux contre le POS de Boulogne-Billancourt, voté par la majorité de l’époque.
C’est toujours vous, Monsieur Baguet, qui avez jugé le projet de Jean Pierre Fourcade, trop haut, déraisonnable avec ses 175.000 m2 lors de votre campagne de 2008 et qui avait proposé de bâtir
110.000m2, sans la moindre réflexion ou analyse mais juste parce qu’il fallait trouver un axe de campagne pour vous faire élire.
C’est encore vous, Monsieur Baguet, qui avez annulé tous les projets qui avaient été décidé avant votre arrivée, creusant ainsi un trou financier :
- L’université Américaine,
- La Salle de musique amplifiée (SMAC)
- L’hôtel 4 étoiles.
Depuis plus de dix ans et jusqu’à aujourd’hui, vous n’avez fait que démolir, entraver, empêcher, et
avez tout fait pendant ces années pour bloquer tout ce qui pouvait faire avancer l’ile Seguin, et cela juste à des fins électorales, et maintenant vous souhaitez en faire le royaume de
l’hyperdensité.
Une Ile ou la densité sera 15, 42% supérieure à celle de la Défense !!!
Imaginez, vous prenez la Défense, vous ajoutez 15% et vous avez ce que pourrait devenir l’Ile Seguin.
Et bien non, Monsieur Baguet, vous n’êtes pas mandaté pour cela.
Exercer la responsabilité de maire ne vous autorise pas à faire n’importe quoi.
Les citoyens ont la parole tous les six ans en matière d’élection municipale, mais on doit les respecter pendant toute la durée du mandat.
En n’écoutant ni les riverains, ni les associations, vous ne respectez pas la population de notre ville. Vous ne respectez rien ni personne, ni même les Boulonnais qui ont voté pour vous et pour
votre projet.
A l’époque ou à juste titre, on se soucie d’éthique, de morale et de transparence en politique, vous donnez une bien triste image des engagements politiques et de la vie publique.
Si vous maintenez votre projet, nous allons vers une catastrophe urbanistique et financière.
Vous faites peur à la population, avec ce projet qualifié de “mégalomaniaque, délirant, et irréaliste”.
Je vous demande solennellement de retirer ce projet qui va à l’encontre des intérêts de Boulogne- Billancourt et de la volonté des citoyens ».
• Rosaline Laureau (Intervention non prononcée au conseil - Mme Laureau a dû sacrifier son temps de parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention
interrompue par le Député-Maire) : :
« Monsieur le Maire,
Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’excellent niveau
du conservatoire, qui en 1979 est devenu Conservatoire national de Région.
De nombreux musiciens de réputation mondiale en sont sortis, il fait la réputation de Boulogne-Billancourt si bien que certaines familles n’ont pas hésité à déménager pour venir s'installer à
Boulogne.
L’un de ses autres atouts est qu’il est situé en centre ville ; facile d’accès en transport en commun ou à pied, on peut aussi faire des déposes-minute en voiture, le temps de décharger des
instruments imposants tels qu’une contrebasse ou un violoncelle.
La vie du conservatoire, c'est au minimum un cours de solfège et un cours d'instrument par semaine, des répétitions d'orchestre et /ou de chorale. Certains enfants jouant de plusieurs
instruments.
Ce sont aussi des horaires ; des enfants qui sont en CHAM, qui doivent se rendre de leur école au conservatoire avec
parfois très peu de temps pour faire l’aller-retour.
Ce sont des enfants justement !
Certains sont autonomes, d’autre ont la chance d’être accompagnés par un de leurs parents qui ne travaille pas et peut faire la navette, d’autres n’ont pas cette chance et doivent se débrouiller
seuls.
A ceux-là, pouvez-vous garantir :
1/Un trajet plus court que celui qu’ils parcourent actuellement (en temps et en distance),
2/Un trajet à pied aussi pratique et sécurisé qu’en centre ville,
3/Des moyens de transport en commun aussi réguliers qu’en centre-ville
4/La possibilité de faire des déposes minutes ?
En effet, comme son nom l’indique, le centre ville est au centre, donc par définition moins excentré que l’Ile, à moins que vous ne déménagiez aussi le centre-ville de Boulogne-Billancourt sur
l’Ile Seguin, ce qui non seulement serait un scoop mais corroborerait aussi vos affirmations sur le fait que cela ne changerait rien au quotidien de ces élèves.
Et quid du conservatoire ? Est-il voué à la destruction, comme le collège du Vieux-Pont ou l’école Billancourt ? Allez-vous, comme Jean Nouvel, nous répondre que « les habitants sont trop bêtes
pour comprendre » et que ce projet permettra aux boulonnais d’avoir plus d’infrastructures sans augmentations d’impôts ? Pensez-vous vraiment que ce déménagement soit dans l’intérêt de ces
familles ?
On était tranquille on était peinard
A jouer de la musique dans notre conservatoire,
Le maire est entré sans nous voir,
A commandé 335 000 m²
Il nous a dit, venez voir mes tours dans l'terrain vague
J'vais vous montrer mon meccano,
A grands coups de projets mégalos,
Il nous déplace le conservatoire sur l’ile Seguin
Moi j'lui dis: "garde ton béton" ».
• Catherine Klein (Intervention non prononcée au conseil - Mme Klein a dû sacrifier son temps de parole pour que Mme Pineau puisse terminer son intervention
interrompue par le Député-Maire) : :
« Monsieur le Maire,
Il suffit de parcourir la Ville ou de lire les journaux
pour constater que l’offre de bureaux est déjà, à ce jour, particulièrement importante à Boulogne-Billancourt.
Pour simple exemple, dans le numéro de juin de L’ECO, journal de la communauté d’agglomération GPSO, figurent six
annonces de BNP PARIBAS REAL ESTATE pour des surfaces conséquentes :
4 annonces concernent des bâtiments situés dans le nouveau quartier, en face de l’Ile Seguin :
- AURELIUM pour une surface de 5 513 m²,
- LA FACTORY pour une surface de 13 861 m²
- ETIK pour une surface de 9 500 m²
- dans l’immeuble KHAPA : un niveau de 1 311 m²
et 2 annonces pour des immeubles de bureaux entièrement restructurés ou rénovés et situés à proximité :
- en bord de seine, ILEO, pour 17 303 m²
- et 10 122 m² dans le bâtiment LE PRISME.
soit un total de 57 610 m² pour ces seuls bâtiments boulonnais.
Si l’on y ajoute les surfaces proposées par BNP PARIBAS REAL ESTATE dans ce même numéro de L’ECO, sur la commune voisine
d’Issy-les-Moulineaux, on arrive à un total de surfaces de bureaux disponibles à ce jour de 99 835 m² dans un périmètre restreint.
Toutes ces surfaces sont proposées dans des immeubles HQE ou THPE ; elles sont immédiatement disponibles et la plupart de
ces locaux sont vacants depuis leur construction, les autres à la suite du départ des précédents occupants.
A ce chiffre, il convient évidemment d’ajouter d’autres surfaces, certes plus petites et dispersées dans la Ville (comme
1 000 m2 au 159 rue de Silly par exemple), mais dont il faut tenir compte dans le total de l’offre de bureaux….
…sans oublier les tours GENERAL ELECTRIC du Pont-de-Sèvres qui, depuis leur édification, sont décriées pour leur
aspect massif et leur hauteur (la plus grande atteignant 100 m) et qui, lorsqu’elles seront entièrement restructurées, agrandies et mises aux normes HQE, ajouteront plus de 80 000 m² à l’offre de
bureaux.
Dès lors, ce projet de tours sur l’Ile Seguin soulève deux questions – candides … :
1° la Ville de Boulogne-Billancourt a-t-elle réellement besoin de 164 200 m2 de bureaux supplémentaires, soit plus de 48
% de la surface bâtie totale envisagée sur l’Ile Seguin ?
2° sans parler de la tour prévue pour abriter un hôtel (dont la hauteur était volontairement limitée à 55 m dans le
projet de la précédente mandature), quelle justification pouvez-vous apporter à votre projet d’édification de 4 tours de bureaux de 100 m de haut, projet qui dénaturera l’Ile et mécontente à
juste titre tous ceux qui se verront ainsi privés de la vue agréable qui leur était garantie par le précédent projet ? »
• Jean-Michel Cohen :
«
Chateaubriand disait : “La politique, c’est dire des choses aux gens”. Jusqu’à ce jour, vous avez largement pratiqué l’exercice, en l’améliorant, même, puisqu’aujourd’hui, vous dévoilez une
maquette, ajoutant la vision à la parole. Je me crois revenu aux pires heures de la mairie de Boulogne-Billancourt, pas celle où vous combattiez Jean-Pierre Fourcade à propos de la
surdensification, non : celle de M. Graziani, où le conseil était le lieu de hurlements et de vociférations, alors que sérénité et calme devraient régner.
Je suis peut-être un des seuls ici à avoir compris l’histoire du cirque : c’est parce que vous aimez la magie ! Vous vous
êtes dit : “Je vais prendre un prix d’architecture, je vais montrer de beaux dessins, et puis je vais dire des formules magiques, et hop, l’île Seguin va sortir ». Exemple de formules magiques :
M. Nouvel nous explique qu’il existe une solution pour faire de l’écologie, c’est de créer de la densité ! Bravo ! Qu’il en parle avec M. Bové, avec M. Borloo ! Il m’expliquera comment les
voitures des occupants vont arriver sur l’île, comment on va chauffer les bureaux, comment on va traiter les déjections des occupants, qui ne sont donc pas censés avoir de tube digestif ! Et,
deuxième formule magique, ce ne sont plus des tours, mais des “châteaux” !
Notre architecte s’envole ! Ca y est ! Il va construire la “Babylone des temps modernes” ! Mais il faut lui rappeler que
Babylone, c’est le symbole du déclin et du désarroi de cette ville après le règne de Nabuchodonosor… Bravo, Monsieur l’Architecte ! Quant aux termes employés, ils sont américains : on parle de
skyline, mais savez-vous que, plus modestement, ce terme désigne les tunnels dans les grands magasins pour passer d’un magasin à l’autre ? Voilà ce que nous pouvons voir aujourd’hui
!
Vous avez changé de métier ! M. Nouvel n’est plus architecte, il est devenu chargé de communication : il se répand dans
la presse, nous explique combien c’est beau, sans, d’ailleurs, nous donner ses honoraires ! Et vous-même, M. Baguet, vous avez changé de rôle : vous n’êtes plus le maire de la ville, vous êtes
devenu le « commercialisateur » ! Vous vantez en permanence l’arrivée d’entreprises, sans jamais nous donner la moindre preuve de concrétisation.
Exit la collection d’art moderne de Renault, exit la Maison de l’Histoire de France, exit, récemment, la fondation
Cartier, qui se dit très étonnée d’être mêlée à cette opération. Suspense en ce qui concerne les équipements culturels, dont Thierry Solère, par ailleurs vice-président du Conseil général des
Hauts-de-Seine, nous dit qu’ils ne se feront pas : au finale, le rêve va devenir cauchemar ! Ne resteront sur l’île, finalement, que le gazon et les petites flèches. Ce que l’on peut prévoir,
c’est la pluie des recours, qui vont tomber de Meudon, de Sèvres, de Boulogne : au total, deux ans de recours, six mois d’instruction, les constructions, etc. Et vous savez que plus les retards
s’accumuleront, plus la hauteur des tours augmentera.
Vous avez inventé une jolie formule : la “densité relative”. Cela veut dire que 1000 m² ne valent pas 1000 m² ! Votre
adjointe aux finances nous a expliqué aussi qu’il existait des “dettes relatives”, très différentes des dettes absolues ! Et moi, je vous rappelle qu’il existe des majorités relatives, et que
quand on n’est pas élu à la majorité absolue, le minimum de la démocratie, ce serait de consulter la population, de privilégier l’écoute, de respecter les riverains, d’éviter de se
réveiller brutalement pour tomber à l’eau. Attention, si les tours sont vides, il n’y aura pas de pompiers pour vous repêcher ! »
• Jean-Pierre Fourcade :
« Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Après tout ce qu’ont dit mes collègues des trois groupes de l’opposition, je ne vais pas reprendre l’ensemble du dossier, mais je voudrais borner mon intervention à trois
observations :
- Premièrement, à la fin 2007, quand nous avons quitté la mairie, l’équipe que je dirigeais et moi-même avions 70
000 m² de permis de construire purgés de recours, ce qui annonçait une recette sur l’île Seguin d’une trentaine de millions d’euros. Vous avez pris la décision d’annuler tout cela, de reporter,
de ne rien faire, et de rembourser les acomptes versés : c’est votre responsabilité, ce n’est pas la mienne.
- Deuxième observation : le projet de M. Nouvel a des aspects intéressants, notamment en ce qu’il reprend des éléments
essentiels de mon projet, c’est-à-dire le grand jardin de 4 ha, le centre de création d’art contemporain, l’hôtel, la résidence pour chercheurs et artistes, les galeries d’art, etc. Ce projet a
toutefois un défaut important : le nombre de m² augmente beaucoup, et il prévoit des tours, qui ne plaisent à personne [applaudissements dans la salle]. Je pense que vous auriez intérêt à
conserver le Plan local d’urbanisme actuel, prévoyant 175 000 m² de surface bâtie, car les éléments culturels – que Mme de Beauval a très bien présentés, et je l’en remercie, puisque tout cela
est de mon initiative – tous ces éléments culturels représenteront au maximum 80 000 m² : de 80 000 à 175 000 m², cela vous laisse de la marge !
- Troisième et dernière observation, qui sera la plus importante : même si, d’aventure, vous votiez cette délibération,
elle n’aurait que peu d’effets ! Voici pourquoi : la loi du 15 juin 2011, qui, très opportunément, a été publiée au Journal officiel ce matin, prévoit que les collectivités locales
d’Île-de-France peuvent mettre en chantier des projets, à deux conditions : d’abord, que ces projets soient compatibles avec la loi du 3 juin 2010 sur le Grand Paris, et qu’ils le soient avec le
nouveau Schéma directeur adopté en 2008 par le Conseil régional d’Île-de-France. Il est clair que le projet que vous nous proposez ce soir paraît difficilement compatible avec ces deux textes,
qui tous deux prônent une augmentation du nombre de logements, et une stabilisation ou une diminution de celui des bureaux. En effet, je vous rappelle que, lorsque nous avons lancé la zone
d’actions concertées, il y avait un peu plus de logements que de bureaux, or vous avez déjà supprimé 30 000 m² de logements, et vous avez prévu des bureaux, en plus ! Et aujourd’hui si cette
délibération était adoptée, il y aurait, pour l’ensemble de la zone, plus de bureaux que de logements, ce qui évidemment ne sera pas acceptable.
Que dit la loi, dans son article unique ? Elle prévoit que vous soumettiez le projet ou la délibération au Préfet de
région et au Président du Conseil régional d’Île-de-France, qui sont chargés d’apprécier la non-contrariété de votre projet avec les dispositions du SDRIF et avec la loi sur le Grand Paris.
Ils ont pour cela un délai d’un à deux mois. Je crains que, dans le cadre des objectifs du nouveau SDRIF et de la loi sur le Grand Paris, cette augmentation importante de la surface de
bureaux (nous étions à 281 000 m² de bureaux pour 382 000 m² de logements, donc un écart de 100 000 m², or, dans votre projet, le volume de bureaux sera plus important que celui de
logements).
Nous attendrons donc avec intérêt la position du Président du Conseil régional d’Île-de-France, et celle du Préfet. Je
pense que vous serez obligé de revenir sur ce projet, d’ouvrir une nouvelle concertation, avec les élus, avec les riverains, avec les associations et avec l’ensemble de la population. Je voulais
vous informer de la publication opportune de cette loi ce matin, qui modifie assez grandement vos perspectives ! Je vous remercie [vifs applaudissements dans la salle]. »
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