Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 19:18

La liste du candidat officiel est la seule à prôner le concassage, la poubellisation, des projets déjà engagés par la municipalité sortante.
Les deux autres, par réalisme écononomique et  reconnaissance de la pertinence globale du projet actuel, se bornent à souhaiter des aménagements  en utilisant les marges de manœuvre inhérentes à tout projet en cours de réalisation.
Un article de Mickaël Bosredon dans 20 mn résume à ce sujet les positions des différents protagonistes du débat, sous le titre L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant.

Quelques extraits significatifs :


L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien...
L'ancien maire – jusqu'en 2007 – Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle accueil et hébergement. Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'INCA –Institut national du cancer –, l'INSERM et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. .... Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'Université Américaine de Paris.

C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Alors on annule et on recommence. ...Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants.

Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées :
Sylvain Canet (Mouvement Démocrate) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence ...».
Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »
 
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 18:28
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L'association des contribuables et usagers de Boulogne-Billancourt
et du Val de Seine s'est donné pour objectif de s'assurer du bon emploi des contributions, et du bon fonctionnement des services et assimilés, et a interrogé les diverses listes en présence
Si la courte réponse de notre principal compétiteur semble hors sujet, voire désinvolte :
vous trouverez nos propositions principalement dans les pages 4 et 5 (de mon projet en pièce jointe ; ndlr),
nous vous laissons le soin de comprendre la raison de cette brièveté...

le 4 mars 2008

Monsieur André CHRISTIN
Président de l’Association des Contribuables et des Usagers
De Boulogne-Billancourt et du Val de Seine
68 rue de Billancourt
92100 – BOULOGNE-BILLANCOURT

Monsieur le Président,

Je vous remercie de l'implication utile de CUBB dans la vie Boulonnaise et je suis heureux d'apporter à vos questions les précisions suivantes :

A-Amélioration de la circulation :


Tout d’abord, ménager des zones de calme ( zone 30) dans les rues dédiées aux habitations, avec interdiction de circulation aux camions dépassant une certaine taille etc...Les grandes voies traversantes de notre ville sont évidemment un vaste problème (50 000 véhicules/ jour sur les avenues Leclerc et Vaillant, 35 000 sur la Route de la Reine, 20 000 sur les quais). Pour diminuer ce flot de véhicules, nous prévu d'améliorer les transports en commun afin de faciliter aux habitants de l'ouest, l'arrivée à Paris.

La Route de la Reine
Depuis 6 ans, nous sommes en négociation avec le "pôle Saint Cloud" (Conseil général des HS, Conseil Régional d’IDF, Syndicat des transports d'Ile-de-France, RATP, Communes Voisines) pour améliorer les connections : métro/bus/tramway/SNCF/Saint-Cloud. Cette négociation est sur le point d'aboutir, avec notamment une réorganisation des arrêts de bus permettant par la suite, une restructuration de la place Rhin et Danube pour fluidifier le trafic vers Saint-Cloud. Par ailleurs, ces connections améliorées devraient convaincre un certain nombre d’automobilistes de venir à Paris en transports en commun et donc alléger le trafic.

Les Avenues du Général Leclerc et EdouardVaillant
Le projet d'urbanisation des terrains Renault comporte la modification de l'échangeur à la sortie du Pont de Sèvres sur Boulogne-Billancourt, avec un Rond-point permettant de segmenter la circulation en la répartissant plus harmonieusement entre les quais et l'avenue Général Leclerc. De la même façon, l’amélioration des transports en commun : les connections des bus vers Sèvres et le tramway avec le métro Pont de Sèvres seront rendues plus efficaces.

B-Stationnement :

Nous avons entamé une vaste politique de parkings publics, et l'inauguration du parking « Notre Dame » devrait avoir lieu fin mai ou juin. Nous avons programmé un équipement de parkings sous-terrain répartis sur tout le territoire de la ville (7 parcs publics) tant pour simplifier la circulation que pour irriguer les commerces et créer de petites zones de chalandises revitalisant les quartiers). Dans ces parkings, des véhicules de faible encombrement, et fonctionnant à l'électricité seront louables à l'heure, moyennant un abonnement, ... et les stations de vélos en libre services (compatibles avec vélib) seront réparties sur tout le territoire, et notamment près des parkings...
Les parkings du pont de Sèvres
Ils seront réaménagés et augmentés d'un nouveau parc sous le nouveau pont, de façon à inviter les "provinciaux " à laisser leurs véhicules pour prendre le métro.


Les parkings en surface
Nous étudions les modalités d'une période de 15 premières minutes gratuites en zone rouge, là encore pour faciliter les zones de chalandises. Nous souhaitons rationnaliser les heures de livraison par des dispositions générales et au cas par cas pour certaines activités.

C-Les Personnes âgées :

Nous connaissons de mieux en mieux les personnes âgées qui habitent notre ville grâce à un questionnaire envoyé chaque année à toutes les personnes de plus de 75 ans. Ainsi, avec cette opération réitérée chaque année depuis 2004, nous pensons, que les personnes se feront connaître en fonction de leurs besoins. La plupart d'entre elles sont en bonne santé et très actives, et fréquentent des activités associatives ouvertes à tous.
Les clubs
Nos clubs séniors ont été ou sont en cours de rénovation, et un nouveau club ouvrira dans le bâtiment de l'école Maître Jacques. Les services, animations, voyages, activités culturelles etc... seront développés et comme certains le souhaitent, ouverts à une mixité de génération. Enfin, un programme d'activités sportives adaptées et de maintien en forme sera développé (sous contrôle médical).

Le Maintien à domicile
Les personnes âgées ont fait connaître leur désir de demeurer autonomes le plus longtemps possible et c'est pourquoi nous mettons en œuvre le maximum de services à domiciles. Ces services doivent simplifier la vie : ménage, courses, menus bricolages, achat de médicaments, abonnement vigilance, repas à domicile...et s’effectuent en coordination avec une organisation de soins à domiciles... A l'heure actuelle, le CLIC coordonne ces services. En liaison avec les mairies de quartier auxquelles nous conférerons plus d'importance et de services, nous développerons tout simplement une assistance pour faire face à toutes les implications administratives que la gestion de ces services impose.

Les Résidences et services
Nous testons une résidence de 40 logements avec service vigilance de proximité dans l'Ilot De Lattre de Tassigny. La vigilance sera reliée à tous les services d'assistance de la ville ainsi qu'à un cabinet médical et infirmier libéral. Si ce modèle donne satisfaction, nous souhaitons le développer. Nous favoriserons aussi, la venue sur la ville d'opérateurs privés pour des résidences service.

Les Résidences avec services lourds et hospitalisations de jours
Nous avons aussi en projet la construction de 2 EPHAD. En effet, nous contribuerons à la rénovation du centre de gérontologie des Abondances en développant le service de soin de suite, en favorisant les soins et les animations en ambulatoire (notamment, exercices mémoires etc...) pour soulager les familles qui souhaitent garder chez eux leurs parents malades, et nous avons prévu de petites unités de résidences pour les maladies de type Alzheimer.

D-Le Cadre de vie :

Les trottoirs et le mobilier urbain
D'abord, améliorer l'aménagement des trottoirs, la coexistence entre les piétons, les cyclistes et autres rollers, les 2 roues à moteur et les voitures.
Améliorer l'éclairage public, en efficacité et économie d'énergie.
Rationnaliser le mobilier urbain : limiter son emprise au sol, le protéger des dégradations, améliorer la signalétique...
Créer sur les trottoirs larges des zones "pause" paysagées (sièges et non bancs).

La cohabitation avec les animaux domestiques
Améliorer notre politique de l'animal en ville : proposer un espace de dressage et d'éducation canine... en relation avec tous les vétérinaires de la ville. Modifier les "canisites" en en faisant de petits parcs régulièrement entretenus... Multiplier les distributeurs de sacs de ramassage, et la surveillance...Nous avons mis au point une "brigade" d'intervention (police municipale et propreté) qui patrouille dans la ville pour signaler les anomalies, mais nous comptons développer et sectoriser cette fonction.

Réactivité
Pour obtenir une efficacité maximale, tous les services ayant du personnel dédié à l'espace public (Nettoyage, ASVP, voirie etc...) auront mission d'informer en temps réel toute anomalie, (soit la mairie de quartier, soit un poste centralisateur dédié) pour améliorer la rapidité d'intervention. Un réseau de personnes volontaires sera organisé (gardiens d'immeubles, conseillers de quartier...) pour améliorer encore la vigilance sur l'espace public.

Ces énumérations de mesures ne sont pas exhaustives. Ces sujets sont en constante évolution et nous aurons une vigilance accrue sur ces points.

Espérant avoir répondu à vos attentes et vous réaffirmant ma détermination à améliorer la vie quotidienne des Boulonnaises et des Boulonnais, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.




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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 17:42

Communiqué de TI France


Transparency International (TI) est la principale organisation de la société civile
qui se consacre à la lutte contre la corruption.

TI sensibilise l’opinion publique aux effets dévastateurs
de la corruption et travaille de concert avec les gouvernements, l
e secteur privé et la société civile afin de développer
et mettre en œuvre des mesures visant à l’enrayer.

A Boulogne-Billancourt, les quatre listes en présence ont été sollicitées.
Trois d'entre elles ont été signalées par TI comme ayant répondu.
Selon vous, la quelle ne l'a pas encore  fait ?

- 112 têtes de liste aux élections municipales dans les 38 villes de plus de 100 000 habitants ont pris des engagements sur la transparence et l'intégrité en réponse au questionnaire de Transparence-International France, section française de Transparency International.
- figurent parmi eux une quinzaine de maire sortants
- les autres candidats ont jusqu'au 7 mars pour répondre
- le détail des réponses est présenté ville par ville sur notre site internet  pour permettre aux électeurs de les comparer avant le premier tour du 9 mars

Les engagements portent sur :
- la démission et les candidatures des élus condamnés pour corruption
- les déclarations de patrimoine
- les conflits d'intérêt
- les marchés publics
- la détection des fraudes

La grande majorité des répondants souhaite qu’un élu condamné pour corruption ne se représente plus à l’avenir et se dit favorable à l’extension de la déclaration de patrimoine des élus.

Saint-Etienne, Boulogne-Billancourt, Marseille, Grenoble, Lyon, Caen, Villeurbanne, Tours, Orléans, Bordeaux, Nantes et Mulhouse, sont les 11 villes où le taux de réponse est à ce jour le plus élevé (+ de 66%) et où la grande majorité des principaux candidats ont répondu.
On recense par ailleurs 5 réponses à Strasbourg ainsi que 4 à Nice et au Havre avec là aussi celles de la plupart des principaux candidats.
Parmi les plus grandes villes, les seules déceptions viennent de Lille, Montpellier et Toulouse où les principales têtes de liste n’ont à ce jour pas encore répondu.
Besançon est la seule ville couverte par l’enquête où aucun des candidats n’a répondu.

J'espère que ce sujet retiendra votre attention.
Restant à votre disposition.

Julien Coll TI France 01 47 58 82 08
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 01:35
armelle.jpg
Armelle Moreno (à droite sur la photo), a été proviseur pendant de nombreuses années de l'un des lycées de Boulogne-Billancourt. A son arrivée, c'était un lycée de banlieue de niveau moyen ; elle l'a quitté l'année dernière enrichi de classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, et des résultats au baccalauréat meilleurs que la moyenne nationale.

Elle nous écrit ce qui a motivé son engagement auprès de Jean-Pierre Fourcade et de la liste "Unis pour Boulogne-Billancourt".





Etre maire d’une ville de 110 000 habitants
C’est savoir se définir
C’est faire vivre bien aujourd’hui
C’est positionner et préparer sa cité pour un avenir local national mondial

Boulogne était en 1994 une banlieue de Paris.
Depuis, l’investissement et la conviction de l’équipe municipale en ont fait une Ville à part entière.

Nancy,  Aix en Provence,  Rouen  sont de meme grandeur. Elles ont eu les ambitions de leur devenir.
Jean Pierre Fourcade a cette vision : donner à sa ville les équipements scientifiques, médicaux, économiques, éducatifs, culturels nécessaires pour une ville qui vit et palpite à tout moment.

Une ville à équilibre humain
Une ville gérée avec compétence pour avoir les moyens de ses ambitions.
Une ville qui mérite les équipements appropriés dans tous les domaines et ce avec une vision à long terme sans pharaonisme mais avec une prospective réfléchie, construite, novatrice.

Pour un quotidien amélioré,
Pour un habitat humain,
Pour des écoles, des collèges, des lycées, des universités vivants et de haut niveau,
Pour situer la ville au cœur d’un réseau mondial d’entreprises,
Pour un tissu de services au service de tous,

           
                Je vote Jean Pierre Fourcade

                                                Armelle Moreno 


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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 17:41

Réunion publique, quartier Renault-Billancourt

DSC01001.JPG

Jean-Pierre Fourcade, assisté de Fatima Cardetas, meneuse de jeu
a présenté le programme d'Unis Pour Boulogne-Billancourt.
Il était accompagné de  colistiers représentant le quartier
Saïd Fadil, Christian Capaldi, Pierre-Jean Bonzom
Agnès Gouesse, Gérard Fray et Jean-Pierre Desthuilliers.
Il a répondu aux questions posées par les participants, venus en nombre,
en particulier sur l'aménagement des terrains Renault.




 
 
 
 
Interventions de
Saïd FADIL,
Pierre-Jean BONZOM 
Christian CAPALDI, Fatima CARDETAS.

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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 14:54

Dans Le Moniteur du 5 mars, une nouvelle réflexion
sur l'histoire récente et future de l'Ile Seguin.
Et une exhortation à ne pas tuer un projet engagé, novateur et ouvert...

Symbolique de l’île Seguin

par François Grether, architecte-urbaniste

Après de longues tergiversations…


Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.

A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme.
L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?

Ambitions, mises en question

Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin.

Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.

Effets d’annonce perpétuels

L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...

Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ?

Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !


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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 18:02

M. Bussereau ne s'engage guère
en manifestant son intérêt pour ce projet.

Comme nous le rappelons ici,
il n'est en effet pas décisionnaire.

Le président du Syndicat des Transports d'Ile de France (STIF) fait un rappel très ferme à ce sujet.
Voir l'article de 20 mn ci-contre...

En effet pas moins de 30 (trente)
autres prolongements
auraient été envisagés ou "promis"...






Que penser du tract distribué ce week-end par M.Baguet et ses co-listiers, qui met en évidence l'intérêt qu'aurait manifesté M.Bussereau, ministre, pour une telle prolongation ?

De l'inquiétude et de la perplexité :
-de l'inquiétude sur la méconnaissance de nos institutions par nos compétiteurs, qui ignorent ou font mine d'ignorer que la décision de prolongation d'une ligne de métro est de la compétence...du Président du STIF(Jean-Paul Huchon) ;
-de la perplexité sur la légèreté d'approche de ce dossier ; à la demande de la Municipalité sortante, une étude de faisabilité de ce projet a déjà  été réalisée en ....2002 ....par la RATP elle-même.

Cette étude concluait :
-à la faisabilité technique de la prolongation de la ligne sur 1400 mètres...
-...mais à son faible intérêt de desserte compte-tenu des interférences avec les stations existantes...
-et surtout à son coût – 240 M € pour 15.000 voyageurs/jour –,  soit 4 fois le coût du tramway en site propre qui lui desservirait l'ile Seguin et serait de plus raccordé au tramway de la rive gauche.

Dorothée Pineau


Nota 
Le 22 juillet 2002, le Directeur Général Adjoint de la RATP, Jacques Marsaud, écrivait à Jean-Pierre Fourcade, sous référence EGP-2002-213, un courrier dont nous extrayons les paragraphes qui suivent.

...Les scénarios que vous proposez consistent à desservir le secteur des terrains Renault  par deux nouvelles stations de métro, soit par une exploitation en fourche de la ligne 9 à partir de Marcel Sembat, soit par une desserte en boucle depuis la même station.

Ces deux types d'exploitation ne sont pas sans poser de problèmes quant au service rendu à la clientèle :
-une exploitation en fourche diminuerait de manière significative l'intervalle sur les stations Billancourt et Pont de Sèvres (5, 3 millions d'entrants annuels actuellement). Il passerait de 110 à 220 secondes en pointe et de 225 à 450 secondes aux heures creuses
-une exploitation en boucle serait particulièrement pénalisante pour la station Billancourtet et la nouvelle station desservant le secteur de la place Jules Guesde. En tout état de cause, ce type d'exploitation est particulièrement peu lisible pour la clientèle...(
c'est nous qui soulignons)

Nous vous proposons donc d'étudier une solution de prolongement de la ligne 9 à partir de Pont de Sèvres...
...Nous ne manquerons pas de solliciter les services du Syndicat mixte et de la Ville de Boulogne-Billancourt pour la suite de cette étude.


C'est à cette seconde étude que nous faisons allusion plus haut.
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 17:28
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Un article du Président d'AMETIS
Dans le n°9, daté mars 2008, du
Bulletin d’informations de
l’Association de la MaÎtrise, de l’Encadrement et des Techniciens de l’Ile Seguin
Reproduit ici avec son accord.


Il est des moments, dans la vie des projets d’envergure, où tout est suspendu à l’attente de grandes décisions. Nous traversons une de ces périodes, concernant le traitement concret de l’histoire de Renault sur le site de Billancourt, et cela tant du côté de notre entreprise que du côté des instances municipales.

Chez Renault, dans quelques mois, nous présenterons au président Carlos Ghosn un dossier en faveur de la nécessaire modernisation des structures institutionnelles et associatives (Société d’ Histoire, AMETIS) qui gèrent patrimoine et valeurs du passé au profit de l’image de l’entreprise, en permanente mutation.

L’exercice est difficile, mais d’autres que nous (Air France, Peugeot ou Mercedes, par exemple) ont su trouver de bonnes réponses.
Naturellement, le dossier de Billancourt sera défendu, avec toutes nos suggestions, déjà largement travaillées avec la SAEM et le cabinet ABCD, qui l’assiste et dont le professionnalisme mérite d’être souligné.

Du côté de la ville, nous sommes rentrés dans la zone des turbulences habituelles liées aux échéances électorales. La position que prendra le prochain maire sera déterminante tant dans sa volonté, nous l’espérons, de ne pas occulter la mémoire de Renault, que dans celle d’un choix définitif du programme de l’Ile Seguin, qui ne remettrait pas radicalement en cause le travail déjà réalisé.

Dans l’état actuel des engagements de la SAEM, quelques projets sont déjà bien avancés. Nous avons choisi de vous présenter celui, exemplaire, de l’Université Américaine de Paris.

Il serait tellement dommage qu’il n’aille pas jusqu’au bout !
Patience donc, et espérons que 2008 apportera les orientations tant attendues qui ne peuvent être, à notre point de vue, que le fruit d’une concertation efficaceentre Renault et la Ville de Boulogne-Billancourt.

Je vous souhaite bonne lecture,

Le Président,
Michel Auroy

 

 
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 17:13

Remise, le 29 février, du permis de construire du futur centre


Ce vendredi 29 février, Dorothée Pineau a remis à  Mabrouk Abdesslem,
en présence de Fatima Cardetas et de quelques
autres colistiers, représentant du quartier Renault-Billancourt
le permis de contruire du futur centre cultuel et culturel.

 

 
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 19:24

 

ile_seguin220.jpg Une réflexion sur l'inconvénient de confondre
la réalité et la virtualité.

Christine Dalkony, professionnelle
de l'art du paysage
nous incite à récuser les projets
qui donnent primauté à l'artifice
sur la nature.

L'Île Seguin est  une île, une vraie.
Pas besoin de la travestir
en mini Disney-Land culturel.

 

Une réflexion de Christine Dalnoky

Hongroise d’origine, née dans le 9-2, paysagiste de métier !

La Neuillysation de l’ouest parisien n’est pas un scoop … les fils et fille d’émigrés hongrois le savent …Sarkozy à Neuilly, Balkany à Levallois, et moi, modeste Dalnoky, fille d’une île de la Seine, celle de la Jatte du temps où il y avait des usines, des ateliers, des gens qui réparaient des bateaux, des vraies guinguettes populaires.

Parce qu’à Levallois, avant Balkany, on peignait les 2CV, On voyait passer les barges de Renault qui sortaient de l’île Seguin, des trains de péniches impressionnants et fascinants… c’est dire qu’on connaissait les bagnoles, avant les Range et les X5. D’ailleurs à Levallois à part Citroên, tout le monde s’occupait de bagnole, un siège de coccinelle un bouchon de radiateur de Traction, on trouvait tout, on réparait tout. Mais c’était quand on disait Levallois-Perret et Boulogne-Billancourt !
La Seine était un vrai fleuve, une route fluviale utile, elle était encore vivante et inondait chaque hiver la Jatte, Courbevoie et même Neuilly. Les quelques habitants des cabanons de l’île fermaient les barrières anti-crues pour se protéger et prenaient leur barque pour aller en ville.

La forteresse Seguin qui crachait des 4L toute la journée s’était élevée au dessus de la crue, on voyait des foules de gens rentrer sous le panneau « Régie Renault » et des voitures en sortir sur des bateaux. De la rive d’en face on sentait la force, le travail, c’était une matière dense d’énergie mystérieuse dont le hors d’échelle , hors forme, hors ville grandissait le mystère… ce lieu était alchimique !
Nous en retiendrons, la densité, la vie, l’énergie…

Après l’industrie ,la friche…le terrain vague, le vague à l’âme, comme entre deux films ou deux livres, le temps de sortir d’une histoire pour commencer l’autre, ça c’est pour les poètes…le temps aussi d’effacer, de gommer ,de virer les prolos, de faire oublier Perret et Billancourt…d’entretenir de fausses nostalgies : la cabane, certes émouvante de Louis Renault, mais qui n’est pas la mémoire ouvrière, de faire sur la Jatte de fausses guinguettes à 100 € par tête de pipe, de cigare, ou plutôt de pubeux néo-non fumeur, qui n’ont plus de vrai que les moustiques, la nature est trop forte des fois !

Alors maintenant que Boulogne-Billancourt s’étale bourgeoisement, autour d’un parc tout en longueur à la double vocation : la première générer le plus grand linéaire possible de façade sud sur parc (critères multipliant par deux le prix du m2 d’appart), la deuxième de collecter les eaux pluviales écologiquement, transformant le bobo en biobio sauveur de la planète… et la ville dans tout ça ? heureusement qu’il y a le vieux métro des prolos pour aller à Paris !

La ville ne se décrète pas, elle se fabrique, la ville n’est pas une succession d’architectures si belles soient-elles , l’architecture annoncée et programmée a plutôt produit des villes-musées que des villes animées et créatives. La récente passion pour les parcs urbains, sortes de sinistres compensations écologiques et financières à la mauvaise conscience des investisseurs, aussi zinzin soient-ils, n’a pas fini de nous foutre le cafard.
Boulogne, son bois, son île n’ont que faire d’un parc aussi plein de sculptures soit- il, elles s’en foutent : on ne va pas voir des lions au zoo quand on est dans la savane, et la nature à Boulogne elle est là, puissante, c’est la Seine
La nature ici c’est le vent, le ciel immense et l’eau qui coule vite et qui fait des vagues, c’est l’espace, l’horizon maritime presque préhensible quand le vent d’ouest est fort, ça fait quand même plus rêver qu’une pelouse !

Alors le plus beau parc de l’île Seguin c’est la galerie de l’île, vivante, habitée, créative qui nous met en situation dans ce paysage du fleuve, et qui va redonner la Seine à tous. Après la friche la galerie défriche pour accueillir la ville autrement, propose un nouveau type de lieu, hors norme, hors forme, comme l’a toujours été Seguin, et fait de la Seine le plus beau des parcs possibles. Avec elle le zoo devient dérisoire car la galerie ne suggère pas une ville empaillée, naturalisée, mais une ville active créative, joyeuse et populaire. Ce n’est pas la galerie qui dérange l’architecture, mais l’architecture qui n’y a rien compris.

Une île n’est pas une ville nouvelle, elle n’a pas de centre mais des berges, elle n’a pas de porte mais des ponts, elle est la présence géographique, sa force ne supporte pas la redondance. Aller dans un parc sur une île, c’est comme aller au ski et rester dans la vallée, et se faire chier à regarder des sculptures sur une pelouse boisée à l’île Seguin c’est un outrage à la valeur travail, comme si les hongrois s’étaient pris les pieds dans le tapis !
La galerie, elle , pardon pour l’emprunt, est la possibilité d’une île  !

Christine Dalnoky

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