Lors de la séance du 8 juillet dernier, le conseil municipal a adopté le principe d’une révision simplifiée
de notre Plan Local d’Urbanisme (PLU) concernant l’Ile Seguin. Pourquoi cette révision, alors que le conseil avait déjà décidé de mettre en révision l’ensemble du PLU? Parce que le
nouveau projet, présenté à la presse le 7 juillet suppose une densification des constructions envisagées.
Bien que le nouveau projet établi par Jean Nouvel et l’Agence pour la Vallée de la Culture reprenne quelques éléments des projets antérieurs, ce qui a été présenté en juillet est à la fois imprécis, risqué et couteux.
Le grand jardin central, la promenade autour de l’île, le grand hôtel, la résidence pour chercheurs et artistes, le lieu de mémoire pour les anciens travailleurs de Renault, l’établissement universitaire étaient déjà prévus dans le projet défini en 2001. Il est évidemment regrettable qu’à la suite de recours et de tergiversations trois années aient été perdues avant de lancer les constructions. L’hôtel, par exemple, dont le permis de construire était accordé et la promesse de vente du terrain signée aurait pu être mis en chantier à l’automne 2007.
Le reste du projet est plus improbable, même si le talent de Jean Nouvel en dissimule les failles.
D’après l’agence pour la vallée de la culture, la pointe aval et la pointe amont de l’île seraient consacrées à la musique – projet du Conseil général – et aux arts plastiques – fondation Cartier – et les deux ensembles seraient reliés par une galerie pouvant accueillir le musée d’histoire populaire cher au Président de la République. Rien n’est encore confirmé.
Mais le défaut essentiel de cette présentation estivale est l’absence totale de concertation avec les élus, les riverains et les 15 associations qui, depuis l’origine, travaillent avec la ville. Le risque de difficultés juridiques est d’autant plus grand que la densification et la hauteur des constructions seront plus élevées.
Nous restons vigilants et attendons des précisions et des chiffres. Mais nous avons voté contre la révision simplifiée du PLU, en espérant que d’ici quelques mois le projet de Jean Nouvel prendra de la consistance et ne souffrira pas trop de la rigueur budgétaire ambiante.
Question orale posée par Catherine Klein, conseillère municipale pour
le groupe Unis pour Boulogne-Billancourt sur l'avenir de la Ludothèque.

A Boulogne Billancourt, plus de 85 % des
mamans travaillent. La pénurie de structures de gardes est importante…
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