Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 17:30

Interventions des élus du groupe UPBB au conseil municipal du jeudi 22 mars 2012 :

 

- Délibération n° 1 : Rapport sur la situation en matière de développement durable. Le conseil prend acte de la communication.

Catherine Klein formule une précision sur le paragraphe concernant  les « projets et démarches lancés en 2008 » ; pour trois de ces projets : le plan de rénovation de l’éclairage public, l’aménagement de la base nautique de l’île de Monsieur et la mise en place du tri sélectif, le stade du lancement était dépassé, et les affaires étaient déjà avancées, les contrats signés et les travaux en cours. Il faudrait donc plutôt parler, pour 2008, de début d’exécution. Le maire approuve cette rectification.

Jean-Pierre Fourcade :

« Nous nous félicitons de cet excellent rapport, qui montre bien que le nécessaire a été fait en matière de développement durable. Il faudrait néanmoins approfondir la réflexion sur deux points.

Les nuisances dues à la collecte et au traitement des ordures ménagères, tout d’abord : ce thème recoupe celui des énergies renouvelables, et a des conséquences sur la vie quotidienne de l’ensemble de nos concitoyens. Ce problème doit donc être examiné dans le cadre de l’Agenda 21 et des autres conventions, surtout si l’on envisage des procédés modernes comme système pneumatique de collecte des ordures.

Deuxième sujet à développer : avec bientôt 120 000 habitants sur 6 km², une réflexion sur la densité urbaine s’avère nécessaire, et sur ses conséquences en termes de terrains, d’espaces verts, de pollution de l’air… Ce sujet, pourtant essentiel pour la qualité de vie de nos concitoyens, est à peine abordé dans le rapport, ce que nous trouvons dommage ».

Agnès Bauche :

« Ce rapport est très intéressant, mais Madame Bruneau qui faisait partie de la précédente municipalité n’a pas raison de faire remonter à 2008 l’engagement de la ville dans le développement durable. Sous les deux précédents mandats, déjà, la ville a anticipé la qualité environnementale en mettant au point le cahier des charges de l’éco-quartier de la ZAC Seguin Rive de Seine.

Les bâtiments qui étaient en construction, et ceux dont vous n’avez pas annulé les permis de construire, vous avez pu les inaugurer et recueillir un Grand Prix National Eco-Quartier en 2011. Quel prix encore plus notoire eussiez-vous reçu si vous n’aviez pas amputé notre projet de la collecte pneumatique des déchets qui aurait apporté aux habitants de ce quartier une diminution sensible des nuisances sonores et, sur le plan de la qualité de l’air et du réchauffement climatique, la suppression des dégagements de CO² des bennes à ordures. 

Parallèlement, la rénovation du quartier du Pont-de-Sèvres avait été décidée dans le cadre d’une convention avec l’ANRU, et si le Conseil général, à l’époque, n’avait pas « oublié », pendant plus d’un an, de signer cette convention, ce projet aurait commencé un an plus tôt, soit en 2007. Vous étiez conseiller général de majorité, et je vous invite à une certaine introspection avant d’interpeller Mme Shan sur les retards dans le projet « lycée ».

Dans la même catégorie, nous avions projeté un tramway en site propre desservant ce quartier en profondeur…

Le tout premier bâtiment HQE (et la HQE n’était pas encore définie à l’époque) est celui construit par Gecina à la place du magasin Darty parti en fumée près du Pont de Sèvres.

Conséquemment, vous tirez aussi un trait sur le plan bruit que nous avions mis au point dès 1997, avec le choix de revêtements routiers absorbants et la diminution des nuisances sonores tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments. Boulogne Billancourt avait obtenu à deux reprises le décibel d’or.

L’aménagement de la base nautique de l’Ile Monsieur, dont vous vous targuez, était déjà terminé en 2008, ainsi que la mise en place du tri sélectif, qui doit remonter à 2005.

Le plan de rénovation de l’éclairage public avait été mis au point en 2007, vous n’avez plus eu qu’à l’appliquer. C’est bien que vous l’ayez fait.

GPSO a réalisé la thermographie de ses communes. Voici un point que vous pouvez revendiquer.

Enfin, je note avec intérêt votre programme avec la ligue de protection des oiseaux pour la biodiversité. J’espère donc que vous progresserez dans vos orientations environnementalistes en sauvegardant le terrain sauvage des Canadiens où depuis 20 ans une faune sauvage originale s’est reconstituée. J’espère aussi que vous allez nous montrer comment vous faites cohabiter la densification immobilière que vous prônez à tout va avec la répartition équitable des espaces verts dans la ville.

Hélas l’aliénation des terrains de la CAT et du terrain Thiers Vaillant, livrés aux promoteurs, n’est pas de bon augure pour le rétablissement des équilibres ».

 

- Délibération n° 2 : Budget 2012. Le groupe UPBB ne prend pas part au vote pour le point 1, et vote contre le point 4 (subventions à Cirque en chantier et à l’Agence pour la Vallée de la culture).

Jean-Pierre Fourcade :

« Le groupe UPBB ne prendra pas part au vote pour le point 1, et ce pour quatre raisons :

- Lors du débat d’orientations budgétaires, nous avions suggéré que, compte tenu des problèmes de pouvoir d’achat rencontrés par nombre de nos concitoyens, le moment était venu de revenir partiellement sur la hausse d’impôts de 9 % que vous avez pratiquée en 2008, ce qui aurait représenté un allègement de 2 à 3 M€. Comme l’a fait Issy-les-Moulineaux et comme le propose Chaville, nous pouvions réduire l’effort fiscal.

- En matière de dépenses de fonctionnement, certaines subventions ne nous paraissent pas convenables : celle allouée à Cirque en chantier, et celle à l’Agence pour la Vallée de la culture.

- En ce qui concerne les investissements, nous constatons que l’investissement reprend en 2013, mais une opération nous paraît tout à fait contestable : la délocalisation vers le parc Rothschild du centre équestre, construit il y a une dizaine d’années. L’époque n’est pas à la démolition d’équipements sportifs existants !

- Ensuite, à propos de la dette, dans le rapport sur son évolution, nous constatons avec un peu d’ironie que vous vous vantez d’avoir diminué l’endettement depuis 2009. Or il faut comparer l’endettement au 1er janvier 2008 et au 1er janvier 2012 : entre 199,4 M€ et 188,2 M€, la réduction de l’endettement est trois fois inférieure à celle annoncée.

- Une observation, pour conclure : la comparaison des taux ne dit pas grand-chose du produit réellement collecté auprès des ménages. Ce qui a du sens, c’est la multiplication de la valeur locative par les taux d’imposition : c’est ce produit qu’il faut comparer à celui des autres villes, puisque nous avons à Boulogne-Billancourt des valeurs locatives très élevées, bien supérieures à celles de grandes villes comme Lille, Marseille ou Nantes.

Voilà les raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas voter ce budget : nous ne voterons pas contre, parce que nous sommes responsables, mais nous ne prendrons pas part au vote ». [même décision concernant le maintien du taux des impôts locaux, dans la délibération n° 3].

Christine Lavarde confirme que les taux sont plus bas que dans les villes équivalentes et précise qu’il en est de même pour le taux d’abattement général à la base, 17 % contre 12 % en moyenne. A propos de la dette : la ville se sera désendettée à hauteur de 40 M€ sur les trois dernières années. Concernant le centre équestre, Christine Lavarde, aussi conseillère municipale déléguée au sport, souligne qu’il est cause de nuisances pour les riverains et de fortes contraintes logistiques (transfert de chevaux entre le centre Buchillot et les carrières du parc Rothschild). Elle présente comme une « chance » la possibilité de réunir l’ensemble des activités équestres en un lieu unique.

Concernant la fiscalité, le maire se félicite une nouvelle fois de l’excellence de la gestion actuelle… et refuse toute idée de baisse d’impôt. Il précise par ailleurs que la création de GPSO a permis de diminuer le nombre de postes ville + GPSO d’environ dix, et confirme que le transfert des élèves de l’école Billancourt vers le collège du Vieux-Pont se fera dès que possible, à la rentrée 2012 ou 2013.

 

- Délibération n°10 : Modification du PLU. Le groupe UPBB vote contre cette modification.

Jean-Pierre Fourcade :

« C’est une question de principe, nous contestons l’accumulation de modifications partielles. Le PLU est vraiment la charte urbaine de la ville, qui doit déterminer les structures urbaines et régler les questions de densification. Quand on choisit la technique de la modification perpétuelle, il est clair qu’au bout de cinq ou six modifications, le PLU n’existe plus, ce qui signifie qu’aucune règle de droit ne peut alors être considérée comme durablement valable. Puisque le conseil municipal vous a donné mandat pour revoir l’ensemble du PLU, nous voterons contre cette modification ».

Le maire réplique qu’il y a eu deux modifications du PLU entre 2004 et 2008, et deux aussi entre 2008 et 2012.

 

- Délibération n° 12 : Construction d’un commissariat avenue André-Morizet. Le groupe UPBB s’abstient sur cette délibération.

Catherine Klein :

« Le groupe UPBB est évidemment favorable à la construction d’un commissariat sur ce terrain. En commission d’urbanisme, on nous a précisé que l’Etat attendait un effort particulier de la part des municipalités. Pour autant, après la pointe aval de l’île Seguin cédée au Conseil Général, il s’agira de la deuxième cession à l’euro symbolique en quelques mois d’un terrain conséquent (750 m²). La ville n’aurait-elle pas pu négocier avec l’Etat un prix modéré, voire consentir un bail emphytéotique ? »

Agnès Bauche :

« L’Etat affirme vouloir garder pour ce terrain la même affectation pendant 35 ans. Supposons qu’il change d’avis, ensuite, pourquoi le terrain ne reviendrait-il pas alors à la ville ? »

Le maire rappelle que le dossier était bloqué depuis plus de vingt ans, et vante l’appui de Claude Guéant, qui s’intéresse « et à la circonscription de Boulogne-Billancourt, et à la police nationale »… « On a un bol monstrueux », affirme-t-il (sic).

 

 

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 16:12

Pour une fiscalité allégée

 

Boulogne-Billancourt a traditionnellement des taux d’imposition relativement bas, compte tenu bien sûr des valeurs locatives élevées, dues au développement de la ville, et au nombre important d’immeubles neufs. En 2008, à son arrivée aux affaires, la majorité actuelle a jugé bon de pratiquer une hausse brutale de 9 %, que la Chambre régionale des comptes, dans son rapport de l’an dernier, a jugée inutile.

Compte tenu des difficultés rencontrées ces derniers temps par nombre de nos concitoyens, pourquoi ne pas revenir sur cette hausse ? Certaines villes de notre communauté d’agglomération l’ont fait, comme Chaville ou Issy-les-Moulineaux, où les taux ont récemment baissé…

Puisque « la situation financière de la ville est très bonne », comme on nous le répète à l’envi, que le désendettement se poursuit, et que l’investissement est étonnamment limité pour l’instant, un geste en faveur des ménages serait le bienvenu. Une baisse des taux de 5 % ne représenterait pour la ville qu’un manque à gagner de moins de 3 millions d’euros, mais constituerait pour les ménages une économie annuelle appréciable en ces temps difficiles : nous pensons que les Boulonnais doivent recevoir les fruits de cette gestion tant vantée et de la modestie des investissements prévus.

Notre groupe Unis pour Boulogne-Billancourt avait suggéré par deux fois, lors du débat d’orientations budgétaires de février, une réduction d’impôts raisonnable et tout à fait réalisable, calculs à l’appui. Cette proposition n’ayant pas été retenue par la majorité, nous n’avons pas voté en mars le budget 2012, car nous refusons de cautionner une charge fiscale jugée trop lourde par rapport à la faiblesse des investissements, en toute cohérence avec notre position en faveur des ménages boulonnais.

 

Le groupe Unis pour Boulogne-Billancourt

(tribune publiée dans le BBI d’avril 2012)

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 17:27

 

Dette de la ville : rétablissons la vérité !

 

 

Dans les numéros de BBI de décembre et janvier derniers, le maire se livre à un exercice d’autosatisfaction sur sa gestion qui n’aura pas manqué d’étonner les Boulonnais. Après s’être autoproclamé « champion du désendettement », il consacre une pleine page à commenter le communiqué de l’agence Standard & Poor’s (S&P) confirmant la notation financière de la Ville avec une perspective positive, « performance dont l’équipe municipale est très fière » !

Ayant nous-mêmes sollicité la notation financière de la Ville en 1997 et maintenu ensuite un dialogue constant avec S&P jusqu’en 2008, nous ne pouvons qu’inciter l’équipe en place à un peu plus de modestie...et de sincérité.

Modestie car la décision de S&P, aussi encourageante soit-elle, ne permet pas de retrouver le « AA » dont la Ville a bénéficié de 1997 jusqu’en 2008 et qui a été perdu par le maire actuel. L’agence ne s’y est pas trompée : c’est parce qu’elle s’était, à juste titre, inquiétée d’une envolée de la  dette consolidée, passée de moins de 200 M€ en 2007 à 240 M€ fin 2008, qu’elle a dégradé la notation. Le retour, fin 2011, au niveau de fin 2007, est positif mais ne suffit pas encore pour retrouver le AA.

Sincérité, car la notation financière a pour objet d’évaluer la capacité de remboursement d’un emprunteur et non la qualité globale de son action. Le désendettement dont se targue le maire provient pour l’essentiel d’un coup de frein sans précédent sur les investissements (18 M€ en 2011), contre 33 M€ en moyenne lors du mandat précédent. Cette baisse des engagements financiers,  positive sur le plan financier, ne peut être comprise, par exemple, par la communauté scolaire ou par les sportifs boulonnais qui attendent vainement la modernisation de leurs établissements ou l’extension des terrains de sport…

La présentation du bilan financier 2011 y gagnerait également si elle ne comportait pas des inexactitudes flagrantes ! Le BBI de décembre (p.35) pointe ainsi « la piscine-patinoire, construite en 2004 », qui n’aurait « jamais fait l’objet de paiement avant 2010 ». Les Boulonnais doivent savoir que cet équipement avait bien sûr  été payé aux  entreprises de construction à la fin des travaux, le financement étant assuré par un emprunt. De telles affirmations, à la limite de la diffamation, visent, une fois encore, après 4 ans de mandat, à rejeter les responsabilités de difficultés actuelles sur la gestion de l’équipe précédente. Elles ne favorisent pas la nécessaire sérénité du débat démocratique.

  

Eric Vincent

et le Groupe Unis pour Boulogne-Billancourt

 

(Tribune publiée dans le BBI de février 2012)

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 17:15

Voici les interventions de vos élus du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt au dernier conseil municipal, et les réponses qui leur ont été données (ou refusées, ou faussement données, etc.) : 

Questions orales :

 

- Mme Agnès Bauche :

 

Bauche.jpg« Monsieur le Maire,

 

Lors du conseil municipal de juillet dernier, je vous ai interrogé sur la possibilité pour les élus d’opposition de disposer d’un espace d’expression sur le site de la ville.

Drapé d’une majesté toute républicaine, vous m’avez opposé le caractère institutionnel de ce site, qui ne saurait, je vous cite, « accueillir des débats politiciens ».

Les mois ont passé et force est de constater, en effet, que le site institutionnel de la ville n’accueille pas de débat politicien, mais le soliloque néanmoins politicien de la majorité municipale. Je donnerai trois exemples, documents à l’appui :

1.      En juin dernier, la page d’accueil du site de la ville de Boulogne Billancourt proposait aux internautes une promotion de la majorité municipale, pour « consulter les prises de parole des élus de la majorité » lors du conseil de juin. Les commentaires des élus d’opposition n’étaient pas accessibles par ce lien.

2.      Mi-décembre, vous récidivez, et vous vous mettez vous-même à la une, en tête de gondole comme on dit dans la grande distribution, avec le « retour en vidéo sur le conseil municipal du 15 décembre : gros plan sur vous, discourant sur l’Ile Seguin », en réponse à ma question sur l’absence du CRACL dont il n’est fait nulle information.

3.      Et en janvier, vous publiez sur cette même page d’accueil du site institutionnel de la ville une lettre à la gloire de votre candidat aux législatives, qui serait, paraît-il, « le meilleur ». Cette lettre est restée plus de quinze jours sur la page d’accueil du site de Boulogne Billancourt.

 

Alors Monsieur le Maire, il est grand temps de reformuler ma question et de vous demander d’ouvrir dans les meilleurs délais le site de la ville à l’expression des oppositions en compensation de l’usage que vous en faites vous-même. Nombre de vos collègues maires le font depuis longtemps.

 

Je me demande s’il n’y aurait pas lieu, notamment au regard des écarts dont vous vous êtes rendu coupable concernant la propagande que vous avez faite au candidat député de votre cœur, d’alerter le garant des institutions locales, de la légalité et de la sérénité des  campagnes électorales, à savoir Monsieur le Ministre de l’intérieur ».

 

Le maire répond comme à son habitude qu’à son avis, l’opposition a assez d’espace pour s’exprimer, et menace de réduire, au contraire, le volume de parole accordé aux différents groupes d’opposition dans le BBI. Quant à l’utilisation du site internet de la ville au seul profit de la majorité municipale, le maire prétend ainsi « délivrer une information d’intérêt général pour tous les Boulonnais » (sic) et « informer nos concitoyens des décisions du Conseil municipal », par souci de « transparence »… Etrange conception de la transparence...  

Interventions :

 

Délibération n° 1 : Débat sur les orientations budgétaires (pas de vote : le Conseil municipal prend acte des orientations budgétaires pour l’exercice 2012).

Vincent.jpgM. Eric Vincent :

« Ne revenons pas sur le curieux manque d’investissement dans les trois précédents budgets : vous annoncez aujourd’hui un programme ambitieux, qui malheureusement tient sur un quart de page dans le rapport sur les orientations budgétaires : nous restons tous sur notre faim ! Je voudrais prolonger votre logique : la situation s’améliore grâce à votre gestion, avec un bon taux d’autofinancement, vous affectez cet excédent à la réduction de la dette, et vous prévoyez des investissements grâce à l’autofinancement, presque sans endettement supplémentaire… Et les Boulonnais, dans tout ça ? Ne devraient-ils pas être récompensés de leurs efforts ? Une baisse d’impôts est-elle possible ? Par exemple, une baisse de 5 % à 20 % des taxes foncière et d’habitation (53,6 M€ en 2011) constituerait pour la ville un manque à gagner de 2,75 M€ à 9 M€, soit une économie, pour un ménage payant l’impôt moyen, de 55 €/an à 220 €/an. Cet effort n’est pas irréalisable, d’autant que vos projets d’investissements sont encore peu précis, sans échéance stricte : vous avez un mois pour réfléchir à notre proposition et la mettre en application dans le cadre du budget ».

fourcadevert.jpgM. Jean-Pierre Fourcade :

« La lecture de ce très bon rapport m’inspire trois questions :

- pourquoi avoir choisi comme année de référence 2009, alors que la comparaison devrait être fondée sur fin 2007 ? Par rapport à fin 2007, on s’aperçoit qu’en réalité, on est alors à peu près au même niveau d’endettement cumulé (ville et SAEM), autour de 210-220 M€. Déplacer le point de départ des courbes euphoriques de vos graphiques vous permet de camoufler l’augmentation d’impôts de 2008 et l’ensemble des mesures prises depuis.

- La création de GPSO se traduit-elle réellement par une économie au niveau des frais de fonctionnement ? Cette question de fond se pose dans toutes les communautés d’agglomération. A Boulogne-Billancourt, les dépenses de personnel passeront de 85,8 M€ en 2011 à 90,7 M€ en 2014. A GPSO, les effectifs sont de 1169 personnes… ce qui représente en effet un progrès par rapport aux 1170 de l’année dernière ! Je crains donc que nous assistions à une augmentation globale de nos dépenses de fonctionnement.

- Dans le cadre de GPSO, les nouveaux impôts remplaçant la taxe professionnelle rapportent plus que l’ancien système, avec un dépassement de 9,9 M€ par rapport à la situation antérieure : cette somme est perdue pour la communauté, reversée au fonds de régularisation pour l’ensemble du système.

Il semble donc qu’un effort fiscal pourrait être fait en faveur des ménages, par exemple une diminution de 5 %, ainsi que le propose M. Vincent, afin que la population bénéficie des fruits de votre gestion fondée sur la limitation des investissements ».

 

Le maire ironise sur l’éloge, qu’il feint de croire authentique, de sa gestion des finances de la ville. Il se défend ensuite de négliger l’investissement à Boulogne, citant en exemple l’entretien de la voirie. « Nous réalisons beaucoup d’investissements », assène-t-il. Mais certains projets, reconnaît-il, ont été bloqués : les tennis prévus au parc des Glacières, les projets pour le parc Le Gallo, et l’école Billancourt, le maire expliquant qu’il a entendu les protestations et qu’il cherche « les solutions les plus satisfaisantes possibles ».

A propos de fiscalité, il impute la hausse des impôts à la Région, responsable de l’augmentation des taux d’imposition, et à la loi de finances de 2011 qui a fait augmenter les bases. Aucune baisse d’impôt n’est prévue à Boulogne…

 

Délibération n° 6 : île Seguin, CRACL. Le groupe UPBB votre contre cette délibération.

A la suite d’autres élus demandant une réunion extraordinaire du conseil municipal consacrée à l’île Seguin, Mme Agnès Bauche demande un débat sur le cirque et les activités culturelles censées y avoir lieu, et notamment sur la salle de musique du Conseil général sur la pointe aval et, sur la pointe amont, sur le « portail des arts » confié à la société Natural Le Coultre, société de logistique spécialisée dans les ports francs, et qui, malgré l’écho sonore, n’a aucune parenté avec Jaeger-Lecoultre, le prestigieux horloger, à la différence de la fondation Cartier avec la marque de montres du même nom !

M. Eric Vincent :

« Ce matin, lors du conseil d’administration de la SAEM, vous nous avez présenté un CRACL considérablement différent du précédent, et le débat a porté sur le contenu du nouveau projet. Ce document présente des perspectives conservatrices. Je réitère donc ma proposition de soumettre au conseil municipal une projection de trésorerie proposant les différentes variantes sur lesquelles vous réfléchissez, de façon à ce que le débat puisse avoir lieu dans les conditions d’information requises, et que les élus puissent s’approprier totalement le sujet, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ».

M. Jean-Pierre Fourcade :

« Dans ce document, que nous avons étudié avec attention, la partie concernant 2010 est sans surprises, elle donne le compte rendu de ce qui a été fait, dans les domaines de l’urbanisme, des finances, de la concertation, et pour les projets concernant le quartier, notamment la liaison, heureusement réalisée, entre le Pont-de-Sèvres et le Trapèze.

En revanche, la partie prospective me paraît dangereuse : nous partons d’un PLU qui prévoyait 175 000 m² de constructions, plusieurs opérations avaient été lancées – vous avez d’ailleurs prétendu qu’aucune promesse de vente n’avaient alors été signées, or je constate avec un certain intérêt que la promesse de vente pour le projet d’hôtel a été résiliée le 13 avril 2010, et que l’acompte versé a été restitué à hauteur d’1,35 M€ : ce remboursement prouve bien qu’il existait des promesses de vente, concrétisées par des versements d’acomptes !

Sur la partie prospective, je rejoins M. Solère et les deux membres d’opposition qui siègent désormais au conseil d’administration de la SAEM : vous envisagez un déficit de trésorerie de plus de 126 M€ fin 2012 et 146 M€ fin 2013, qui est censé commencer à se résorber à partir de 2014, pour arriver à 0 en 2017.

Comme l’a dit M. Vincent, il faut que nous ayons trois système de prévision de trésorerie :

-          le premier fondé sur le PLU voté par le conseil municipal en juin dernier, mais qui fait l’objet de recours contentieux,

-          le deuxième avec votre projet de 310 000 m²,

-          et le troisième avec l’hypothèse présentée dans ce CRACL, hypothèse qui n’a fait l’objet d’aucun débat, ni au Conseil municipal, ni dans les commissions, ni ailleurs ! Ce nouveau projet, qui prévoit 122 000 m² de bureaux, est un projet de transition, un projet intermédiaire, dont personne n’a entendu parler, et qui sert pourtant de base à vos perspectives.

Nous pourrions ainsi étudier les conséquences financières de chacun de ces projets.

Deux questions s’imposent donc :

-          celle du transport en commun, qui devait consister en un tramway reliant la gare de Meudon et la gare de Saint-Cloud en desservant à la fois la station de la ligne 9 et celle de la ligne 10. Pour des raisons historiques, le Département n’a pas soutenu cette opération de déviation du tramway, et le STIF a préféré le tramway parisien, mais il est clair qu’il faut fournir à la population de plus en plus importante du Trapèze un mode de collecte des voyageurs pour rejoindre les deux lignes de métro, par exemple à la Porte de Saint-Cloud : on ne peut pas attendre le Grand-Paris-Express en 2018 !

-          Deuxième question : Renault avait affecté le bâtiment conçu par l’architecte Vasconi à ses activités de communication. Or Renault a vendu ce « 57 Métal » à un investisseur international, à un fonds de pension, qui a annoncé qu’il voulait démolir ce bâtiment. Je voudrais savoir où en sont les discussions avec Renault et avec cet investisseur au sujet de ce projet de démolition : c’était un élément important de l’organisation du Trapèze, aussi serait-il utile que, dans cette projection, on parle aussi de ce projet important !

Ce CRACL, donc, s’il se limitait à 2010, ne poserait aucun problème : c’est un bon exposé de ce qui a été fait, dans la continuité des mandats précédents. Mais la perspective pour 2011 est très inquiétante : le trou de trésorerie de 146 M€ oblige la SAEM à conclure un nouvel emprunt de 40 M€, pour lequel la Ville devra donner sa garantie, ce qu’elle a déjà fait pour un premier emprunt de 40 M€ et pour 20 M€ de transferts de créances, soit déjà 60 M€. Pour ces premières lignes de trésorerie, les banquiers demanderont le premier remboursement en 2015 et non en 2018 : il y aura donc un problème financier très grave ! Il faut donc impérativement que nous étudiions l’ensemble des perspectives, avec l’architecte, avec le Conseil général, en fonction des différents éléments dont vous disposez.

Bien sûr, votre décision de supprimer d’un trait de plume les investissements qui avaient été programmés à partir de 2005-2006, et de rembourser les acomptes versés, a retardé considérablement l’opération, qui, sur le plan financier, devient tout à fait dangereuse. C’est la raison pour laquelle nous ne voterons pas ce CRACL ».

 

Le maire rappelle les contraintes qui lient la ville au consortium de promoteurs DBS et à Renault. Dans le cadre de la révision du projet de Jean Nouvel, il précise seulement que certains promoteurs de DBS ont évoqué la possibilité de faire sur l’île du logement de standing, ce qui n’exclurait pas d’y prévoir aussi du logement social, et qu’il va falloir renoncer à la verrière prévue par Jean Nouvel – verrière dont le prix, visiblement, avait encore augmenté, passant de 74 à 80 M€ ! Le maire se félicite donc de diminuer les dépenses en réduisant le nombre de mètres carrés constructibles : il évoque sans doute ce projet virtuel de 250 000 m², qui n’a été présenté devant aucune assemblée, n’a fait l’objet d’aucun débat, et qui semble pourtant être la base des aménagements demandés à Jean Nouvel, lesquels seront certainement facturés à la SAEM en honoraires supplémentaires… Réduction des dépenses, disiez-vous ? « Il n’y a pas péril en la demeure », assure le maire en réponse aux inquiétudes de MM. Fourcade et Vincent sur l’avenir financier de la SAEM… avant de conclure par cette annonce dont la précision ne peut que rassurer : « Nous reparlerons en son temps du reste du projet ».

 

Délibération n° 7 : terrain Thiers-Vaillant, cession d’un terrain à la société OGIC pour l’édification d’un programme immobilier. Le groupe UPBB vote contre cette délibération.

Mme Agnès Bauche :

« Dans ce quartier, il existe extrêmement peu de places de stationnement. Les riverains qui reçoivent du monde finissent par dire aux gens de venir en métro, mais le métro est loin.  Parfois les invités repartent chez eux, faute d’avoir pu stationner. Quelques entreprises, qui, comme LVMH, n’ont pas de parking public à proximité et ont un nombre de places de stationnements limitées, envisagent de quitter le site, parce que ce n’est pas commode pour recevoir des visiteurs. On aurait pu profiter de ce projet pour élargir un peu la rue Thiers pour y installer des places de stationnement des deux côtés. Effectivement, il existe des places de stationnement pour les bureaux, des places qui sont prévues pour les habitations, mais pas pour ceux qui viendront visiter ces bureaux ou ces habitations. On pourrait aussi prévoir un parking public dans cet endroit. Je ne sais pas si l’évolution du dossier avec OGIC pourrait le permettre. Je crois qu’il faut vraiment prendre en considération le fait que tout ce quartier est saturé et qu’une voiture qui tourne pour chercher une place pollue, tandis qu’une voiture qui est arrêtée ne pollue pas.

Enfin, si vous supprimez cet équipement sportif, où comptez-vous installer l’équipement équivalent ? ».

Pineau.jpgMme Dorothée Pineau :

« Monsieur le Maire, vous avez répondu tout à l’heure à M. Fusina que, sur les terrains Renault, il était très difficile d’installer des équipements sportifs, car cela n’avait pas été prévu dans la convention publique d’aménagement, ce dont je vous donnerais presque acte. En revanche, vous vous trouvez face à un équipement sportif existant. Je ne comprends donc pas très bien comment vous pouvez  affirmer que vous installerez des équipements sportifs ailleurs, alors que vous nous avez démontré que c’était très compliqué, parce qu’il aurait fallu déplacer les tennis sur les Glacières et que les associations s’y étaient opposées. Par définition, cet équipement sportif n’est pas ridicule, parce qu’il est effectivement extrêmement utilisé les samedis et dimanches. Les enfants de l’ACBB de Le Gallo vont souvent sur ce terrain parce qu’il n’y a plus de place à Le Gallo. Je ne vois pas très bien où vous allez le réinstaller.

D’autre part, vous faites un programme mixte bureaux/logements sans concertation avec le collège à côté. Vous auriez pu proposer un équipement sportif de plein air ou en salle qui aurait complété l’offre du collège. On aurait peut-être même pu envisager à une époque le déplacement du TCBB sur ce terrain, puisque,  compte tenu de la superficie totale, il y aurait la place que vous recherchiez. Vous auriez donc gardé la place à Le Gallo. Je ne comprends donc pas ce projet.

Par ailleurs, le fait d’y mener un programme de logements libres de 4 900 mètres carrés  me laisse perplexe. Je vois bien le programme du 51 rue de Paris qui se vend à 11 000 euros le mètre carré. Est-ce vraiment la ville que vous voulez faire de Boulogne ? Comment se fait-il qu’il n’y ait même pas un mètre carré de logement social dans le programme que vous nous proposez ? Evidemment, notre groupe votera contre cette délibération ».

M. Gauthier Mougin, maire adjoint chargé de l’urbanisme, concède que la société OGIC n’est pas un promoteur anciennement implanté à Boulogne-Billancourt, mais qu’elle a décidé d’installer son siège social dans les murs qu’elle s’apprête à construire sur cette parcelle. L’opération permettrait donc de créer « un petit parc ou un grand square », à la place de l’équipement sportif actuel (dont il n'évoque pas le remplacement par un équipement équivalent) . Quant à la densification, elle est présentée comme inévitable par le rééquilibrage logements / bureaux qui oblige à construire plus de logements à l’Ouest de Paris, et la hauteur est évoquée comme un mal nécessaire prôné par le Grenelle de l’Environnement. Quant aux parkings, G. Mougin répond qu’il sera réalisé plus de places de parkings que le PLU n’en exige, mais qu’il aurait été trop onéreux de creuser plusieurs étages de parkings, à cause de la proximité de la nappe phréatique.

 

Délibération n° 9 : Terrain CAT-Adoma : le groupe UPBB vote contre cette délibération.

Mme Agnès Bauche : « Au lieu de multiples révisions ponctuelles, il nous faudrait une vue d’ensemble, en tenant compte des habitants nouveaux, au moment où vous laisserez à d’autres la gestion de la ville… ».

Sur ce terrain destiné à l’origine à la réalisation d’un espace vert et d’un équipement sportif, Agnès Bauche s’étonne de voir prévues de « petites tours », qu’elle propose ironiquement d’appeler, par souci de cohérence avec le terme consacré de « châteaux », des « petits manoirs »…

M. Gauthier Mougin répond que l’opération a déjà fait l’objet de communications, et insiste sur la préservation de l’espace vert, quoiqu’un peu amputé, et l’intégration d’une salle de sport dans le futur aménagement. Il n’insiste pas, en revanche, sur l’opération immobilière, nécessaire, selon le maire, pour équilibrer l’aménagement et permettre de faire baisser le coût de l’espace vert prévu.

 

A propos de la délibération n° 10, qui prévoit la mise à l’étude d’un schéma d’aménagement pour le secteur Rhin-et-Danube, M. Fourcade exprime sa préférence pour ce type d’action, plus propice que les multiples révisions simplifiées, à une vision globale sur un secteur, en attendant la révision générale du PLU.

 

Délibération n° 18 : Convention avec l’association « Cirque en chantier ». Le groupe UPBB vote contre cette délibération.

Mme Agnès Bauche :

« Monsieur le Maire, dans le compte prévisionnel que vous nous aviez présenté le 12 mai, pour cette association, figurait une subvention du Conseil général de 50 000 euros. Nous avions demandé s’il y avait une assurance de ce versement. Nous ne savons toujours pas si cette somme a été versée. Vous vous apprêtez à donner 150 000 euros de plus à une association qui vous a peut-être fourni, à vous, des informations, mais le Conseil municipal n’a été informé de rien.

Au Conseil municipal, vous dites que vous allez demander des éléments financiers, les comptes annuels du dernier exercice. C’est ce que l’on aimerait voir. Evidemment, cet exercice va être clos au 12 mai prochain. Je vais vous proposer de surseoir, afin d’examiner les comptes d’exploitation et bilans validés par un commissaire aux comptes, ce que l’on fait pour toutes les autres associations.

Pour le deuxième point, l’association Cirque en chantier, pour laquelle des questions sont restées en réponse lors de notre dernier débat sur le sujet, il y a presque un an, est une coquille vide destinée à recueillir des subventions et à sous-traiter à d’autres satellites domiciliés à la même adresse. Pourquoi, dans cette convention que vous avez vous-même votée, n’avez-vous pas posé de façon drastique les clauses du partage de la meilleure fortune ? Avec 196 947 spectateurs, il a dû rentrer un peu d’argent. Là encore, je pense qu’il est prématuré de voter une subvention complémentaire à cette association.

Je vais vous rappeler aussi un petit point. Pour 150 000 euros, nous avons eu 675 places au total gratuites. Cela ne fait que 222 euros la place… Je trouve qu’il vaudrait mieux les acheter et ne pas donner de subvention ! Enfin, je vous avais demandé comment cette association avait pu installer son chapiteau sur l’Ile Seguin. Y a-t-il un bail ou une convention avec la SAEM ? Je vous avais demandé l’accès à ces documents. Nous ne les avons naturellement pas vus et vous n’avez pas répondu, dans votre longue réponse, bardée d’adverbes à toutes les lignes. Il n’y avait aucun document.

Si un bail a été signé par la SAEM, pour une durée déterminée et si la Ville renouvelle une subvention de 150 000 euros, cela signifie que, certainement, on va demander à la SAEM de renouveler le bail. Je veux vous mettre en garde sur ce qui va se passer. En ajoutant un bail de douze mois à un autre bail de douze mois, cela va faire 24 mois. Vous me suivez jusque là. Passés 23 mois, l’addition de ces deux baux précaires va faire un bail commercial. Vous aurez créé une commercialité.

Si, d’une façon ou d’une autre, après débat ou sans, on trouve que la culture du cirque et notamment la construction du Globe ne peuvent se faire sans que la Ville n’accorde de très larges subventions d’investissement et si l’on décide alors d’y renoncer, il faudra très certainement prévoir de verser des dédommagements pour la commercialité qui a été créée. Là aussi, je voudrais qu’on prenne des précautions. Tout d’abord, il est prématuré de s’engager à nouveau pour ce montant sans avoir le bilan. Ensuite, il faudrait en savoir un peu plus. Peut-être que vos conseillers juridiques pourraient se pencher là-dessus.

J’attire votre attention sur le fait qu’en 2000, la grande roue qui avait obtenu le droit pour un an de s’installer derrière les Tuileries avait demandé benoîtement si elle pouvait obtenir un an de plus. Le Maire du VIIIème arrondissement a accordé ce nouveau bail et, après, n’arrivait plus à faire démonter la grande roue. Celui a coûté la peau des yeux, parce qu’il a dû verser des dédommagements pour commercialité. Les forains utilisent très couramment cette création. J’espère que vous vous êtes entouré de toutes les précautions d’usage ».

 

Le maire répond qu’il s’agit juste de réparer un oubli de décembre dernier, moment où ont été votées les subventions aux autres associations, et précise que la société « Cirque en chantier » est en règle. Il élude, en revanche, la question sur le risque de création d’une commercialité…

 

Pour avoir des nouvelles du budget, après ce débat d’orientations budgétaires, suivez la séance du 22 mars, en direct sur le site de la ville, ou sur place !

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 17:39

"La Bataille de l'île Seguin" relatée par L'Express :

 

(cliquez sur les pages pour les agrandir)

 

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Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Terrains Renault
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 15:01

Vœux du groupe UPBB parus dans le BBI de janvier :

 

Nos vœux pour 2012

 

Pour l’année qui s’ouvre, le groupe Unis pour Boulogne-Billancourt présente à chacune et chacun d’entre vous ses vœux les plus sincères et les plus amicaux. L’année 2012 s’annonce comme particulièrement difficile pour notre pays. Il y aura, bien sûr, les élections présidentielles, suivies des élections législatives. Et il vous appartiendra d’exercer votre choix en fonction, non seulement de vos convictions, mais aussi de la position de la France en Europe et dans le monde.

Pour Boulogne-Billancourt, le souhait qui me tient le plus à cœur est que l’année 2012 marque un retour au bon sens, à la concertation loyale, et à l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens.

Le retour au bon sens, c’est évidemment une urbanisation convenable de l’île Seguin, et l’abandon des projets démesurés de Jean Nouvel. Le respect du plafond de 175 000 m² de construction doit s’imposer à tous, pouvoirs locaux, architectes, et promoteurs.

La concertation sur l’ensemble des projets de la ville doit être loyale et précéder l’annonce des décisions. Ce principe doit d’ailleurs s’appliquer aux compétences transférées à la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest, car le respect des citoyens doit être général, quel que soit le niveau local de décision.

Quant à l’amélioration de la vie quotidienne, des progrès ont été faits, et il ne serait pas raisonnable de les contester, mais les pouvoirs locaux ne peuvent atteindre de bons résultats sans une participation active des citoyens. C’est pour cette raison que, depuis 1995, Boulogne-Billancourt s’enrichit des discussions au sein des comités de quartier et des décisions qui leur font suite. Mon vœu est que cette démocratie participative, dont notre ville fut un exemple, demeure au premier plan des préoccupations de l’actuelle majorité municipale.

Avec mes collègues du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt, nous continuerons à suivre avec vigilance le fonctionnement des deux instances, ville et GPSO, qui déterminent la qualité de votre vie quotidienne. Le vœu que je forme est que, de votre côté, vous continuiez à nous informer de tous les problèmes que vous rencontrez. Bonne année à tous !  

 

Jean-Pierre Fourcade, Fatima Cardetas, Jean-Michel Cohen, Dorothée Pineau, Eric Vincent, Agnès Bauche, Catherine Klein et Rosaline Laureau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 16:22

Conseil municipal du 15 décembre 2011.

 

Communication écrite : Rapport d’activité de GPSO.

Bauche.jpgAgnès Bauche exprime le regret du groupe UPBB de n’avoir pas eu communication du CRACL (compte rendu annuel de la SAEM à la ville). Le maire répond que le budget de la ville pouvant être voté jusqu’au 31 mars, le CRACL sera présenté juste avant le vote du budget, afin que l’équipe municipale ait le temps d’ici-là de « revoir le projet » destiné à l’île Seguin. A côté des « bonnes nouvelles » énumérées par le maire, celui-ci note toutefois que les Boulonnais ne sont « pas contents des tours », et qu’il faut « retravailler la partie centrale », en gardant à l’esprit trois priorités : un projet urbanistique de qualité, la nécessité de respecter le calendrier, tout en parvenant à un équilibre financier. « La SAEM ne s’est jamais si bien portée ! Tout va bien ! », assure-t-il, avant de rappeler sa réponse convaincante aux récentes sollicitations de la presse : « Aujourd’hui, je ne peux rien vous dire »…

 

Délibération ajoutée : désignation d’un représentant de la Ville au Comité stratégique du Grand Paris.

Le maire propose la candidature de Jean-Pierre Fourcade, qui est élu à l’unanimité des votants (le groupe @lternance ne prenant pas part au vote).

 

Délibération n° 1 : subventions aux associations.

Le groupe UPBB vote cette délibération, sauf la subvention à « Cirque en chantier » et à la Vallée de la Culture.

Agnès Bauche souligne que le bilan d’activités de l’Agence pour la Vallée de la culture est un peu mince, et que l’action de l’association n’est pas assez tournée vers les Boulonnais.

Bauche.jpgA propos de Cirque en chantier, Agnès Bauche rappelle que le maire a décidé de diminuer de 15 % les subventions allouées aux associations ayant une trésorerie suffisante, ce qui semble être le cas de Cirque en chantier, d’autant qu’il ne faut pas oublier les avantages en nature dont bénéficie l’association : notamment un bail gratuit, signé par la SAEM, et qui donne lieu à une exploitation commerciale par l’association. Il faudrait donc avoir le montant total de ces avantages en nature : quelle surface au sol ? qui a viabilisé les terrains ? qui paie les agents chargés de la circulation à la sortie des spectacles ? Agnès Bauche demande également des précisions sur la subvention du Conseil général que Cirque en chantier prévoyait de recevoir. Elle s’interroge enfin sur la location, annoncée par Cirque en chantier, de son chapiteau au Cirque du Soleil, sachant que ce chapiteau peut accueillir 700 personnes, et celui du Cirque du Soleil, 2400 personnes ! En l’absence de bilan et de ces informations, le groupe UPBB ne vote pas la reconduction de cette subvention.

En réponse à Philippe Tellini (maire adjoint en charge de la sécurité) qui lui rappelait son implication dans le passé de l’Agence pour la Vallée de la culture, Jean-Pierre Fourcade précise que certes, l’Agence a vu le jour pendant son deuxième mandat, mais que précisément, l’absence de résultat de cette agence jusqu’à aujourd’hui incite le groupe UPBB à ne pas voter le renouvellement de la subvention qui lui était allouée.

 

Délibération n° 17 : Piscine et patinoire municipales : délégation de service public.

jpfourcadelg.jpgLe groupe UPBB vote la délibération, mais Jean-Pierre Fourcade profite de cette délibération pour corriger les allégations du maire concernant le non-paiement supposé de la piscine-patinoire. On ne peut pas prétendre, comme le fait le maire, que la piscine n’a pas été payée : elle a été payée par un emprunt, qui, en effet, n’a pas encore été remboursé à ce jour, conformément à ce qui était prévu au moment de la souscription. Jean-Pierre Fourcade demande la publication d’un rectificatif dans le prochain BBI.

 

 

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 15:09

En tout cas, on en parle dans Le Parisien d'aujourd'hui :

 

LePar15dec11SAEM.jpg

Le Parisien, jeudi 15 décembre 2011.

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Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Conseil Municipal
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 14:59

   

Nous sommes tous des riverains de l’île Seguin

 

En 2012, vingt ans se seront écoulés depuis l’arrêt de la dernière chaîne des usines Renault. Cette échéance, ajoutée au vote controversé, par la majorité du conseil municipal, de la modification du PLU, suscite un intérêt toujours croissant chez nos concitoyens. Les inquiétudes légitimes qu’ils expriment émanent bien sûr, au premier chef, de riverains, qui sont les plus directement concernés, dans leur vie  quotidienne, par la démesure du projet de Jean Nouvel. Il faut toutefois que nos concitoyens prennent conscience de l’impact global qu’aurait ce projet sur l’ensemble de la ville.

Les conséquences les plus marquantes seraient de trois ordres :

-          D’ordre pratique, tout d’abord : outre les nuisances visuelles, l’afflux de population vers ces tours de bureaux de 30 étages causera des embouteillages considérables, voire une paralysie complète, aux heures de pointe, des rives de Seine déjà très fréquentées. Le renvoi de tout transport en commun commode pour se rendre sur l’île, prévu dans le projet initial, affectera bien évidemment la totalité de notre territoire, nuisant à la qualité de vie propre à notre ville.

-          D’ordre fiscal, ensuite : l’absence de recettes sur l’île, due à l’abandon par le maire actuel de tous les précédents projets prêts à démarrer, ainsi que les dépenses liées aux aménagements éphémères destinés à maquiller le vide, rendent inévitable une hausse des impôts locaux. Il faudra bien combler le déficit financier créé par cette île déserte, d’autant que les premiers remboursements d’emprunts doivent intervenir dès 2015. Mais à Boulogne-Billancourt, nous avons l’habitude de combler les trous…

-          D’ordre urbanistique, enfin : ce projet ne va pas seulement défigurer l’île Seguin et ses abords, mais changer le visage de notre ville tout entière. Le Schéma directeur de la Région prône un rééquilibrage logement / bureau qui implique que l’on compense les surfaces de bureaux créées par des surfaces dédiées au logement. Concrètement, cela signifie une surdensification de notre ville, déjà très dense, avec construction d’immeubles sur la moindre parcelle exploitable, au détriment des espaces verts existants ou des terrains de sport demandés par nos concitoyens. Ce danger, le plus insidieux, ne doit jamais être perdu de vue par les riverains de l’île Seguin que nous sommes finalement tous : refusons de voir Boulogne-Billancourt s’anémier à l’ombre des tours !

Souhaitons que 2012 marque le retour au bon sens…

 

Jean-Pierre Fourcade et les membres du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt.

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Terrains Renault
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 16:01

France Soir, 2 décembre 2011

Ile Seguin : Un cafouillage français

 

 

Fief historique des usines Renault, symbole de l’industrie automobile française, abandonnée voilà vingt ans par le constructeur, l’île Seguin désespère Billancourt.

L’île Seguin, plantée au milieu de la Seine, face à Boulogne-Billancourt, appartient à notre patrimoine national : Louis Renault, qui construisit sa première voiture à l’âge de quatorze ans, en 1891, y implanta son usine dès 1919. Sa société y produira jusqu’en 1992, des millions d’automobiles, toutes mythiques : les populaires NN des années 1920, les Juvaquatre des années 1930, les 4CV des années 1950, les Dauphine années 1960, les 4L des années 1970. Ce fut également le théâtre des grands conflits ouvriers, du Front populaire en 1936 jusqu’à Mai 68 ! En ces temps-là, « il ne fallait pas désespérer Billancourt », disaient les politiques. Il ne fallait pas fâcher les ouvriers de Renault, tant l’usine de l’île Seguin était emblématique de la France laborieuse.

Sauf que depuis le départ de Renault, en 1992, une autre histoire (bien française, elle aussi) s’écrit, ou plutôt bafouille, sur ce site exceptionnel, aux portes de Paris : les projets plus ou moins sérieux se sont succédé. Et vingt ans après, l’île Seguin est en friche, triste symbole de notre désindustrialisation sans alternative.

Premier contretemps : l’île devait accueillir la fondation d’art contemporain de l’industriel François Pinault. A la suite des interrogations sur le coût d’un tel projet, cette prestigieuse fondation est donc partie à Venise. Catastrophe évitée : il a été envisagé de « parachuter » à Boulogne l’ex-paquebot France… finalement livré aux ferrailleurs. En 2007, on croit l’île Seguin sauvée de ses démons. L’ancien maire UMP, Jean-Pierre Fourcade obtient un consensus sur un projet prévoyant l’installation de la New York University, de résidences pour des artistes et des chercheurs, de laboratoires et d’un hôtel 4 étoiles.

Changement de cap

En 2008, Pierre-Christophe Baguet (UMP) – qui n’a pas répondu à nos sollicitations – se fait élire maire, en promettant qu’il réduira à 110.000 m2 les constructions prévues sur l’île, pour éviter le « bétonnage ». Mais, « une fois élu, il a sorti de son chapeau un projet de 337.000 m2, prévoyant cinq tours de 100 mètres de haut, sans concertation, le triple de ce qu’il s’était engagé à faire », s’insurge Jean-Louis Tourlière, président de l’association Boulogne Environnement.

Le projet, signé d’un grand architecte (dont le talent n’est pas en cause, mais qui répond à une commande), suscite l’émoi. « C’est un projet irréaliste, d’une densité supérieure à celle du quartier d’affaires de la Défense », estime Gérard Askinazi, conseiller municipal UMP. Nombre d’élus de gauche et de droite partagent son avis. 

Union sacrée

Contre les cinq tours, une sorte d’union sacrée s’est créée. La conseillère régionale PS Judith Shan dénonce : « Le maire veut autoriser rapidement un maximum de constructibilité de manière à éponger une dette », grâce aux impôts locaux.

Gérard Askinazi, qui dans sa vie professionnelle conseille les politiques et les grands décideurs, affirme que les choses bougent. Selon lui, « grâce à la mobilisation des élus, des associations et des riverains, le maire fera marche arrière. Mais ce qui me préoccupe aussi, c’est la situation financière de la ville, ou plus exactement de la société d’aménagement et d’économie mixte, qui n’encaisse pas les recettes qu’elle aurait pu tirer du projet préalablement mis en place. De surcroît, elle doit continuer à faire face à des dépenses considérables ». En effet, l’île Seguin a déjà coûté 132 millions d’euros à la ville. Quant à Thierry Solère, l’ex-premier adjoint au maire, il a démissionné devant ce gâchis et « pour ne pas cautionner le bétonnage de l’île Seguin ».

Vice-président (UMP) du conseil général des Hauts-de-Seine chargé du développement économique, il dénonce les orientations prises par le maire actuel : « Il s’est fait élire en promettant de vastes jardins sur l’île Seguin, un petit hôtel de charme et des guinguettes, et maintenant il veut y construire des tours de bureaux comme à la Défense ! Mais vous verrez il va finir par céder, car les élections approchent. »

Du coup, l’avenir de l’île Seguin est devenu un enjeu électoral, et on dit que Thierry Solère sera candidat aux élections législatives de juin prochain, contre l’actuel député maire. 

Démissions en chaîne

Quatre autres maires adjoints ont démissionné, dont celui des finances, du jamais-vu à Boulogne-Billancourt. « Rien ne va plus dans l’équipe du maire ! C’est la panique », dit-on en ville, où le contribuable s’inquiète pour les finances municipales.

Ancien maire de Boulogne-Billancourt, aujourd’hui à la tête d’un grand cabinet de conseil, Pierre-Mathieu Duhamel (UMP), lui aussi, craint la catastrophe financière : « L’équipe municipale actuelle nous engage dans une impasse financière inextricable. D’une situation financière saine, les décisions du maire actuel ont fait passer la ville dans une situation de risque financier extrêmement grave, car toutes ces tergiversations finissent par coûter cher, et le manque a gagner est, lui, très important. »

Désormais, seules quatre tours demeurent au programme de l’île Seguin. Le projet pourrait se déplacer vers le pont de Sèvres, en se limitant à deux tours. Le feuilleton continue…

 

Par Matthieu Delacharlery, Patrick Meney.

 Retrouvez cet article et un historique des usines Renault sur le site de France Soir.

Par Unis Pour Boulogne-Billancourt - Publié dans : Terrains Renault
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